Monday, November 21, 2011

P.L. 2011 2012 Tottenham Aston Villa

21 November 2011
White Hart Lane,
London


 Tottenham a continué son excellent début de saison en battant facilement Aston Villa à domicile (2-0), lundi en clôture de la 12e journée du championnat d'Angleterre, et s'est emparé de la 3e place du classement devant Newcastle. Cela fait près de 50 ans que les Spurs n'ont pas connu un début de saison aussi bon. Les voila invaincus depuis leur lourde défaite face à Manchester City (5-0), lors de la troisième journée qui suivait un premier revers à Manchester United. Depuis, c'est un véritable rouleau compresseur qui déboule du nord de Londres. Lundi, Aston Villa, sous les yeux de son supporteur numéro 1 le Premier ministre David Cameron, n'a tenu que 14 minutes, le temps pour Emmanuel Adebayor d'inscrire son premier but de la soirée d'un joli retourné acrobatique (1-0). Le Togolais a également marqué le second but de son équipe (2-0, 40) après une mésentente dans la défense des Villains. Mais il a aussi raté quatre autres grosses occasions (14, 52, 62 et 77) qui auraient assis encore plus la domination des Spurs, jamais inquiétés et emmenés par un excellent Gareth Bale. Tottenham, qui a un match de retard à jouer face à Everton début janvier à domicile, complète le trio de tête derrière les deux équipes de Manchester, intouchables pour l'instant. Les Londoniens devancent désormais Newcastle, battu à City (3-1) samedi, à la différence de buts (+8 contre +7), et possèdent trois points d'avance sur Chelsea, Liverpool et Arsenal. Les hommes d'Harry Redknapp, de retour sur le banc de touche lundi après une petite opération du coeur il y a trois semaines, ont aussi un calendrier favorable puisqu'ils affronteront West Bromwich, Bolton, Stoke et Sunderland avant la réception de Chelsea le 22 décembre. Pour Aston Villa, la saison moyenne continue puisque les partenaires de Charles N'Zogbia, resté sur le banc de touche lundi, conservent leur 8e place au classement mais n'ont que quatre points d'avance sur le 17e.

Thursday, November 17, 2011

Euro 2012 Play-Offs Bosnia Portugal

Play Offs, Second Leg
Stadion Bilino Polje,
Zenica
Referee: H. Webb 

Pour une fois, Cristiano Ronaldo ne devrait pas entendre parler de Lionel Messi. Accueilli en fin de semaine dernière à son arrivée en Bosnie-Herzégovine par des supporters adverses qui, pour le chambrer, ont scandé le nom de son rival barcelonais, la star madrilène sera mardi soir sur ses terres, devant le public lisboète qui l'a vu éclore. Et ça tombe bien, car le Portugal a plus que tout besoin de sérénité pour préparer son barrage retour de l'Euro 2012. Cette sérénité qui, justement, avait manqué à "CR7" à Zenica, où il avait adressé un doigt d'honneur à quelques petits malins qui s'étaient incrustés à l'entraînement d'avant-match de la Selecçao pour à nouveau chanter "Messi, Messi, Messi"... 

 Pour aller en Ukraine et en Pologne, l'été prochain, les joueurs de Paulo Bento ne devront pas se louper à Lisbonne. Le nul qu'ils ont obtenu vendredi dernier (0-0) est certes un bon résultat, mais il ne leur garantit rien. "C'est assez équilibré, affirme d'ailleurs Cristiano Ronaldo sur le site de l'UEFA. Bien sûr, nous jouerons dans de meilleures conditions, avec notre public derrière nous, mais ce sera tout aussi difficile. Nous avons obtenu un bon résultat à l'extérieur et nous devrons terminer le travail lors du match à domicile. Nous devons assumer le costume de favori car nous sommes une équipe qui a toujours une chance de gagner. Donc nous devons le prouver sur le terrain."

Cela n'avait pas été le cas au Danemark, lors du dernier match des éliminatoires de la compétition. Les Portugais n'avaient besoin que d'un nul pour valider la place de leur groupe mais s'étaient finalement inclinés (1-2), ce qui les avait alors conduits en barrages face à la Bosnie. Tout sauf un cadeau. A l'aller, les partenaires de Vedad Ibisevic ont ainsi bien failli créer la surprise et comptent le faire au retour. "J'ai eu une occasion mais malheureusement il y a eu un faux rebond, se souvient l'attaquant bosnien. Ce but aurait eu une grande importance pour nous, mais il ne faut pas cracher sur ce résultat. L'atmosphère sera différente à Lisbonne mais je suis sûr qu'il y aura beaucoup de nos fans là-bas comme à chaque match à l'extérieur. Il est temps pour cette génération de participer à une compétition majeure et j'espère sincèrement que nous atteindrons notre objectif." Ce serait, pour la Selecçao, une grosse désillusion. 

Wednesday, November 16, 2011

Premier League 2011 2012 The Merseyside Derby Everton Liverpool

1 Octobre 2011
Goodison Park


 Passer d'Everton à Liverpool, c'est changer de planete en matiere de santé financiere. Pourtant, il faut à peine vingt minutes pour traverser Stanley Park du nord au sud et se rendre de Goodison Park à Anfield. L'extraordinaire réussite des Reds en Angleterre et en Europe dans les années 70 et 80 ouvrit un fossé économique qui, aujourd'hui, est devenu un gouffre. Le chiffre d'affaires de Liverpool (210 M€) en fait le quatrième club le plus riche de la Premier League et le huitième dans le monde, tandis que les Toffees passent tout juste la barre des 90 M€, soit 30 M€ de moins que la masse salariale de Liverpool en 2009-10. Les joueurs les mieux payés des Reds, Glen Johnson et Steven Gerrard (enfin de retour comme titulaire ce week-end après plus de six mois d'absence), gagnent 8 M€ par an, quatre fois plus qu'un Tim Cahill. 

Tuesday, November 15, 2011

Copa America 1991: Brasil Bolivia



Data (Date): 09-07-1991
Tipo (Class): oficial de competição (official of competition )
Competição : Copa América
Local (Place): Estádio Sausalito
Cidade : Viña del Mar (Chile)
Árbitro (Referee): José F. Ramirez (Peru)

Brasil (Brazil): Taffarel, Cafu, Ricardo Rocha,Wilson Gottardo, Branco, Mauro Silva, Mazinho,Neto, Renato Gaúcho, Careca (Raí), João Paul(Mazinho Oliveira). Técnico (Coach): Falcão

Bolívia (Bolivia): Aragón, Rimba, Ferrufino,Jiguchi, Saldias - Borja (Peña), Melgar,Etcheverry, Ramiro Castillo - E. Sanchez,J. B. Suarez (Baldivieso)Técnico (Coach): Ramiro Blacutt



Monday, November 14, 2011

Friendly 1991: Brasil Argentina




Data (Date): 27-06-1991
Competição (Competition): amistoso (friendly)
Local (Place): Estádio Pinheirão
Cidade (City): Curitiba (Brasil/Brazil)
Árbitro (Referee): Wilson Carlos dos Santos (Brasil/Brazil)


Brasil (Brazil): Taffarel, Mazinho, Cléber,
Ricardo Rocha (Wilson Gottardo), Branco
(Cafu), Mauro Silva, Valdir, Neto,
Renato Gaúcho (Mazinho Oliveira), Careca
(Bebeto),João Paulo. Técnico (Coach): Falcão


Argentina: S. Goycoechea, N. Craviotto,
S. Vazquez, O. Ruggieri, C. Enrique -
D. Franco, L. Astrada, D. Simeone,
D. Latorre (F. Basualdo) - C. Caniggia
(Cláudio Garcia), G. Batistuta
Técnico (Coach): Alfio Basile


Sunday, November 13, 2011

Friendly 1990: Brasil Bulgaria


Data (Date): 05-05-1990
Tipo (Class): amistoso oficial (official friendly)
Competição (Competition): amistoso (friendly)
Local (Place): Estádio Brinco de Ouro da Princesa
Cidade (City): Campinas (Brasil/Brazil)
Árbitro (Referee): Ulisses Tavares (Brasil/Brazil)

Brasil (Brazil): Taffarel, Jorginho, Aldair,
Ricardo Gomes (Ricardo Rocha), Mauro Galvão,Branco (Bismarck), Alemão, Silas, Valdo (Tita),Müller, Careca. Técnico (Coach): Sebastião Lazaroni

Bulgária (Bulgaria): I. Valov, E. Dimitrov
(I. Lechkov), T. Ivanov, K. Bankov, D. Vasev
(P. Dochev) - K. Yanchev, N. Todorov (G. Georgiev),G. Yordanov, K. Balakov - E. Kostadinov(P. Mihtarski), H. Stoichkov (I. Panchev)Técnico (Coach): Ivan Vutsov

Friday, November 11, 2011

World Cup Qualifying 1989: Venezuela Brasil


Data (Date): 30-07-1989
Competição (Competition): Eliminatórias da Copa do Mundo (World Cup Qualifying)
Local (Place): Estádio Brígido Iriarte
Cidade (City): Caracas (Venezuela)
Árbitro (Referee): O. Ortube (Bolívia/Bolivia)

Venezuela: Baena, Pacheco, Acosta, Marovic,Bettancourt - Caballo, Anor (Carrero), Rivas,Febles (Areazza), Maldonado, FernandezTécnico (Coach): Carlos Horacio Moreno

Brasil (Brazil): Taffarel, Mazinho, Aldair,Mauro Galvão, Ricardo Gomes, Dunga, Valdo,Branco (Josimar),Bebeto, Careca (Silas),
Romário. Técnico (Coach): Sebastião Lazaroni

Monday, November 7, 2011

Friendly 1977 France USSR


October 08, 1977
Paris
Parc des Princes
40 823 spectators
Referee: M. van Langenhove (Belgium)
France: Andre Rey, Gerard Janvion, Patrice Rio, Marius Tresor, Thierry Tusseau, Jean Petit (65` Roger Jouve) , Michel Platini, Dominique Bathenay, Christian Dalger (65` Dominique Rocheteau), Marc Berdoll, Didier Six. Coach: Michel Hidalgo.

USSR: Yuri Degtyarev, Sergei Prigoda, Alexander Bubnov, Shota Khinchagashvili, Alexander Makhovikov, Leonid Buryak, Anatoly Konkov, Victor Kolotov, Vladimir Veremeev ( 60` Alexander Minaev), Vladimir Bessonov (62` Revaz Chelebadze), Oleg Blokhin. Coach: Nikita Simonyan.
L'U.R.S.S. n'a jamais ete une selection facile e rencontrer. 
La qualite de son football s'appuyant sur des millions de pratiquants, l'excellente condition physique des joueurs et la valeur individuelle de certains d'entre eux ont toujours pose des problemes a bon nombre d'equipes nationales. 
Trois jours avant de rencontrer la France au Parc des Princes (le samedi 8 octobre), les Hollandais, chez eux, en avaient fait l'experience en realisant un penible match nul. Pour les Tricolores, c'etait l'ultime mise au point avant le match contre les Bulgares le mois suivant.
Michel Hidalgo tentait une nouvelle fois l'experience Tusseau comme arriere gtiuche. profitait de la bonne forme des Monegasques en championnat pour faire debuter le demi Petit et rappelait l'ailier droit Dalger absent de la selection depuis plus de trois ans.
Enfin, le selectionneur donnait sa chance e Berdoll en l'absence de Lacombe blesse ; le Marseillais n'avait pas ete vu sous le maillot bleu depuis septembre 75 face e l'Islande, e Nantes.
Et, comme il fallait s'y attendre, les Russes ne laisserent pas les Franeais s'exprimer aisement.
Pendant quatre-vingt-dix minutes, les Tricolores s'evertuerent e faire sauter la defense serree des Sovietiques sans y parvenir. 
Meme Platini, sur coup franc, ne put qu'ecraser le ballon sur l'arete du but de l'U.R.S.S. Heureusement, la defense, e l'image de Tresor superbe, tenait et ce match nul donnait aux Franeais un avertissement sans doute profitable pour la rencontre suivante...

Sunday, November 6, 2011

Friendly 1991: Argentina Brasil


Data (Date): 27-03-1991
Competição (Competition): amistoso (friendly)
Local (Place): Estádio Vélez Sarsfield
Cidade (City): Buenos Aires (Argentina)
Árbitro (Referee): Juan Bava (Chile)


Argentina: Goycoechea, Craviotto (Unali),
Gamboa, Ruggeri, Altamirano - Franco,Ludueña
(Giunta),Bisconti (Vázquez), Latorre - Claudio Garcia, Ferreyra (Boldrini). Técnico (Coach): Alfio Basile


Brasil (Brazil): Sérgio, Gil Baiano (Paulão),
Ricardo Rocha, Wilson Gottardo, Leonardo, Mauro Silva, Cafu (Luís Henrique)(Dener), Donizete Oliveira, Mazinho Oliveira, Renato Gaúcho,
Bebeto (Careca). Técnico (Coach): Falcão
Comments: spanish



Saturday, November 5, 2011

READINGS ; Oleg Blokhin farewell match 1989 USSR Rest of the World

June 28, 1989
Kiev, Republican Stadium
100 000 spectators
Referee: Spirin,
Khusainov, Popov (all - USSR)
USSR: Chanov (Cherchesov 46), Bessonov (Rodionov 46), Baltacha, Gorlukovich (Oganesyan, 75), Chivadze (Bal, 46), Luzhny (Yaremchuk, 46), Aleynikov (Litovchenko 46), Cherenkov ( Kuznetsov, 46), Borodyuk, Y. Savichev (Protasov, 46), Blokhin (Belanov, 46).
Coach: Valery Lobanovsky.
Rest of the World: Pfaff (Belgium), Gentile (Italy), Quirarte (Mexico), Spasic (Yugoslavia) (Stielike 69), Stielike (Germany), (Forster, Germany, 46), Kasalo (Yugoslavia), Antognoni (Italy) (Dirceu, Brazil, 46), Breitner (Germany), Rocheteau (France) (Ohana, Israel, 46), Detari (Hungary), Savicevic (Yugoslavia), (Blokhin, USSR, 46).
Coach: Franz Beckenbauer.
BLOKHIN SE DESPIDIO DE SU PUBLICO

Marco un gol de penalty en un encuentro de homenaje disputado en Kiev entre sus ex companeros y rivales internacionales.

El veterano jugador Oleg Blokhin logro 28 junio de 1989 un gol en un partido que celebraron en su homenaje una seleccion Sovietica y una del "Resto del Mundo" y que termino con el resultado de empate a tres. El encuentro, que servia de despedida del futbolista del publico de su pais, se disputo en el estadio del Dinamo de Kiev ante unas 100.000 personas. 


Blokhin  jugo la primera media parte con la camiseta de la URSS y tras el descanso se enfundo la que lucieron sus invitados. El equipo de figuras del futbol mundial, dirigido desde el banquillo por Franz Beckenbauer, lo integraron Jean-Marie Pfaff (Belgica), Claudio Gentile (Italia), Jose Quirarte (Mejico), Dragan Spasic (Yugoslavia), Uli Stielike (Alemania Federal), Branko Kasalo (Yugoslavia), Giancarlo Antognoni (Italia), Paul Breitner (Alemania Federal), Doiminique Rocheteau (Francia), Lejos Datari (Hungria), Dusan Savicevic (Yugoslavia) y Dirceu (Brasil). Por parte sovietica, entre otros, participaron el meta Viktor Chanov, Vladimir Bessonov, Alexandr Chivadze, Alexandr Borodyuk, Igor Belanov y Serguei Baltacha. 

Borodyuk inauguro el marcador para la URSS en el minuto 21, pero Savicevic empato solo un minuto despues. Igor Belanov puso de nuevo a los locales en franquicia con un penalty, ya en la segunda parte, antes de que el brasileno Dirceu lograra el 2-2. El combinadoo internacional se volvio a adelantar poco despues gracias... a Blokhin, que fue objeto de un penalty que segundos mas tarde materializo. Finalmente, en los ultimos instantes del encuentro, Baltacha establecio el 3-3 definitivo. 
Blokhin seguira la proxima temporada en el Vorwaerts Steyr de Austria, donde llego tras abandonar el club de su vida, el Dinamo de Kiev, con el que se alineo en mas de 500 ocasiones y marco el mayor numero de goles jamas logrado por un jugador sovietico.

Para esta especial fecha insistio especialmente que la seleccion de su pais estuviera formada por sus antiguos companeros en los encuentros internacionales y tambien por los que fueron sus rivales. A pesar de la edad de todos ellos, el juego resulto espectacular ya que demostraron que siguen atesorando esa clase que les llevo al primer plano mundial. La recaudacion fue destinada integramente a la infancia sovietica.




 





Sunday, October 30, 2011

World Cup U 20 1979: Argentina Yugoslavia


28/8/1979
Omiya Football Stadium
Referee: Andre Daina


Yugoslavia: Ivkovic, Jankovic, Zivkovic,
Djurovski, Gudelj, Bazdarevic, Varga (Cakalic),
Milosavljevic, Milosavljevic, Mitrovic,
Mlinaric (Elsner), Capljic. Coach: Ivan Toplak
Argentina: García, Simón, Alves, Carabelli,
Rossi, Escudero (Torres), Barbas, Ramón Díaz, Maradona,
Calderón (Mezza), Rinaldi. Coach: César L. Menotti. 
Comments: japanese


Monday, October 24, 2011

English Leagues the 70s: The Manchester Derby City United 1976 1977

25 September 1976
Main Road,
Manchester


It can count among its regular ten million viewers a Cabinet minister, the Chinese ambassador in London, a score of the top comics in the country (but they watch the programme for football, not for laughs!) and nearly every football director, manager and player who doesn't dine out that particular night of the week. Police and solicitors are regularly in touch with the programme planners because somewhere in the land the precise timings of the programme are needed to try to get some unfortunate into or out of jail as a result of that person claiming he was in watching a game on Match of the Day. We have gently busted a few seemingly good alibis! Match of the Day is the oldest football programme. It began in 1964. One match only used to be shown. Then one main match and a different second smaller match which was shown in different BBC regions of the country. Now the best content is two matches shown nationally—one at thirty minutes in length, the other at fifteen minutes. Although the viewers know the presenters and commentators like Jimmy Hill, David Coleman, Barry Davies, John Motson and Alan Weeks there is a small army of people who are behind each programme roughly 200 persons are involved, all important and all extremely loyal to and proud of Match of the Day.

English Leagues the 70s: The Manchester Derby City United Division One 1978 1979

10 February 1979
Main Road,
Manchester


 En championnat, les Verts et les Diables Rouges ont terminé respectivement quatrième et sixième (avec treize et dix points de retard sur le premier). Ils ont l'un et l'autre donné des joueurs aux sélections nationales de France, d'Angleterre, d'Ecosse et de l'Irlande du Nord et leur chemin pour remporter la Coupe de leur pays fut laborieux. Mais quel est ce club, l'un des plus populaires du monde ? Au sujet de cette popularité, notez qu'une carte de supporter coûte deux livres (dix-huit francs environ) et que des membres existent sur tous les continents. Manchester United c'est d'abord un stade: Old Trafford, La Mecque de milliers de supporters. Le décor y est typique de cette région industrielle : la ligne de chemin de fer à quelques mètres des tribunes, les maisons en briques rouges les unes sur les autres dans la Warwick Road, les policiers à cheval tempérant la générosité des fans et le stade lui-même entouré de barbelés pour éviter les resquilleurs. Soixante mille cinq cents personnes peuvent y prendre place ce qui permet au club de compter les meilleures affluences du royaume. Même le célèbre Kop de Liverpool ne peut aligner les mêmes chiffres. Mais, contrairement aux « Rouges » d'Anfield Road, les «Diables Rouges» d'Old Trafford sont autrement plus féroces. Il faut les avoir vus déferler dans Londres, les jours où United se rend dans la capitale pour comprendre le danger et la fureur de ces « Hooligans ». Certes, ils ne sont pas tous de la même trempe mais la majorité ressemble plus à des « punks » en mal de concert qu'à des supporters cherchant le chemin d'un stade. Mais oublions le mauvais côté du club (quoique le trésorier ne peut que se frotter les mains devant l'affluence aux guichets de tels énergumènes). C'est en 1878 que le club fut créé mais son nom de Manchester United ne lui fut donné qu'en 1902. Et depuis cette date les « Diables Rouges » ont souvent fait parler d'eux dans les compétitions nationales et internationales. Sept fois champions d'Angleterre (dernier titre : 1968), quatre victoires dans la Cup, une en Coupe d'Europe des Clubs Champions et une en Coupe des Vainqueurs de Coupes. Mais, en dix ans, le club n'avait pas réussi à enlever le titre depuis qu'un beau jour du mois de mai 1968, United avait battu Benfica en finale de la Coupe d'Europe (4-1) à Wembley. C'était la grande époque des Bobby Charlton, Stiles et autre Georges Best, mais aussi celle d'Alex Stepney, le gardien de but que l'on retrouve aujourd'hui encore, toujours fidèle au poste. Ce qui démontre bien la valeur du vieil Alex, encore qu'après plus de cinq cent cinquante matches professionnels, ses réflexes laissent parfois à désirer. Chacun des éléments qui composent la formation de United est un joueur de valeur.