Monday, March 27, 2023

Friendly 2001 France Portugal


25 avril 2001
Stade de France

FR repost lien mort retrouvé sur un disque dur
Friendly.2001.France.Portugal.twb22.blogspot.com.mp4
3.04 GB https://1fichier.com/?geb5x07ghusw1r13dgek

Il fut un temps, pas si lointain, où l'on pouvait parler d'équipe de France «marseillaise» ou «parisienne», ou «bordelaise», selon que les joueurs de tel ou tel club en formaient l'ossature. Hier soir, celle alignée par Roger Lemerre au coup d'envoi de ce France-Portugal était «anglaise». Presque aux deux tiers. Sept Bleus sur onze, jouant dans des clubs anglais, dont quatre à Arsenal (Viera, Henry, Wiltord, Pires). Un Allemand, deux Italiens et un Espagnol les épaulent. En face, le Portugal n'aligne que cinq expatriés.


Engagement. «Les deux équipes se ressemblent. Elles sont de la même valeur», prévenait Roger Lemerre la veille du match. Effectivement, une organisation tactique assez identique. Et un chef d'orchestre dans chaque camp, Zidane pour les Français, Figo pour les Portugais. Problème, quand le premier est libre, le deuxième a un pitbull nommé Petit dans les chaussettes. Quand il lui échappe, il reçoit Vieira sur le paletot. Alors, forcément, cela nuit au rendement de son équipe, handicapée par l'absence de son autre maître à jouer, Rui Costa, blessé. Alors, dans un Stade de France qui ressemble à un Stade du Portugal au niveau ambiance, ces deux équipes finissent par se ressembler de moins en moins. Après un bon quart d'heure, elles sont même très différentes. Car l'une, la France, mène 1-0. Thuram, encore une fois consigné sur le côté droit de la défense, et pas au centre, comme il joue à Parme, fait un grand numéro (je fais semblant de repiquer et je talonne), sert Pires, qui trouve son coéquipier d'Arsenal Wiltord à l'entrée de la surface. Tir du gauche, but.


«Ce qui va faire la différence, comme contre l'Espagne, c'est l'engagement», disait aussi Lemerre. Il y a un mois, à Valence, les Français avaient péché dans ce domaine. Et perdu (1-2). Il a semblé hier soir qu'ils avaient retenu la leçon. Physiquement, donc, ils s'imposent. Tactiquement, ils se posent. Techniquement, ils disposent. Cela donne deux buts supplémentaires avant la mi-temps. L'un de Silvestre, après un corner remis de la tête par Wiltord. Un autre d'Henry, servi par un Pires omniprésent et qui touche quasiment autant de ballons que Zidane. 3-0 à la pause, trois buts d'Anglais.


«Engagez-vous», qu'il disait, Roger Lemerre. A la reprise, les Français continuent d'y aller de bon coeur (Abel Xavier sort sur la civière, Makelele prend un jaune). D'autant plus que les Portugais se mettent enfin à jouer. Et que les Bleus, sans Zidane (remplacé par Djorkaeff), n'ont plus les deux pieds sur un match de moins en moins amical. Et de plus en plus désagréable pour les Portugais qui prennent un quatrième but par Djorkaeff. 




1 comment:

NO LINKS ALLOWED