Thursday, October 6, 2011

Soccer Bowl 1980 Cosmos New York Fort Lauderdale Strikers

Final
 21 September 1980
RFK Stadium,
Washington DC

Attendance 56,768

Les Américains n'aiment décidément pas les miniatures. A Washington, pour cette finale du championnat professionnel nord-américain 1980 (le « Soccer Bowl »), on se serait cru au Championnat du Monde, avec 391 reporters et 140 photographes. La retransmission télévisée était assurée dans quatorze pays (ainsi que sur tout le territoire des États-Unis en direct). Un dimanche ensoleillé, sur la pelouse du stade Kennedy, à Washington, le New York Cosmos et Fort Lauderdale Strikers s'affrontaient pour remporter le treizième titre de champion de la League nord-américaine. Cinquante mille personnes étaient présentes. Quelques petites surprises au moment du coup d'envoi puisque Carlos Alberto était sur le banc des remplaçants du Cosmos, Neeskens n'étant même pas prévu sur la feuille de match. Marino, pour les Strikers, suivit le match des tribunes. 

 Ces absences n'empêchaient pas les deux équipes d'entamer le match à bras le corps. Et ce malgré le redoutable soleil de midi (heure inhabituelle dictée par la télévision). Le premier tir fut à l'avantage du Cosmos par l'intermédiaire du Paraguayen Romero, mais sur la contre-attaque Hudson, l'excellent milieu de terrain anglais des Strikers, manqua de peu d'ouvrir le score. Tout au long de cette première mi-temps, le Cosmos mena le bal, bien encouragé par ses « girls » et Bugs Bunny. Mais Van Beveren, l'ancien gardien du P.S.V. Eindhoven, aujourd'hui fixé à Fort Lauderdale, fut très attentif et ses plongeons évitèrent à son équipe d'être menée à la marque. Durant ces quarante-cinq premières minutes, le Cosmos étala sa classe et montra qu'il possède actuellement les meilleures individualités très bien organisées par l'entraîneur allemand Weisweiler. De son côté, Fort Lauderdale ne put compter que sur son courage, d'autant plus que Gerd Muller, blessé à l'épaule, dut quitter le terrain cinq minutes avant la pause. Sans son attaquant le plus dangereux. Fort Lauderdale espérait tenir, mais après une belle tentative de Waslan-der, bien repoussé par le New-Yorkais Birkenmaîer, c'est le Cosmos qui marqua trois minutes après la reprise. Sur un coup franc indirect, tiré par Bogi-cevic et repoussé par le mur des Strikers, Romero reprit et marqua de douze mètres environ. 

 A cet instant, plus personne dans le stade ne doutait du succès du Cosmos et l'on n'entendit plus guère les supporters de Fort Lauderdale. Vingt-deux minutes plus tard, Chinaglia, toujours aussi affamé de buts, reçut le ballon du jeune Davis, entré en jeu depuis peu, dribbla en pivot et élimina deux joueurs et tira à ras de terre. Van Beveren était battu pour la seconde fois. Peu après, Bogi-cevic tira sur la base du poteau, mais, à trois minutes de la fin, l'Italo-Américain Chinaglia scora une nouvelle fois : c'était la fin pour les Strikers et un triomphe pour le Cosmos. Club numéro un en Amérique du Nord, New York retrouve le titre qu'il avait gagné en 1972, 1977 et 1978. Sur le banc de touche, Pelé, conseiller de l'équipe, exultait. A ses côtés, son compatriote Carlos Alberto faisait de même. Sur le banc de Fort Lauderdale, Marinho affichait grise mine. Il aurait tant voulu participer à cette finale pour offrir à son équipe la victoire face à ses anciens équipiers du Cosmos. Le Brésil qui riait au Cosmos, le Brésil qui pleurait à Fort Lauderdale. 

 Du côté allemand, il en était de même. Birkenmaîer et Beckenbauer se congratulaient. Franz, après un match d'adieu disputé trois jours plus tard à New York, rejoindra son pays et son nouveau club : Hambourg. A trente-cinq ans, il commence une troisième carrière. Les deux premières ne lui ont apporté que des succès. En sera-t-il de même pour la troisième? Une courte cérémonie réunit, au centre du terrain, les deux équipes avant le tour d'honneur du Cosmos. Les trois jeunes Américains Davis, Dibernardo et, surtout, le stoppeur Jeff Durgan (dix-neuf ans) étaient fous de joie. Comme les stars, ils répondaient aux interviews que s'empressaient de leur quémander les reporters. Les dirigeants new-yorkais se félicitaient et ceux de la N.A.S.L. commençaient à faire leurs comptes après avoir remis tous les trophées (meilleur joueur, meilleurs nouveaux joueurs, meilleur buteur, plus beau but, équipe de l'année, star de l'année, meilleur entraîneur, etc.). La saison 1981, qui commencera au mois de mars (après un intermède hivernal consacré au football en salle) accueillera un nouveau club : Calgary (dans l'État d'Alberta, au Canada). Des transferts importants sont prévus. L'équipe Junior des États-Unis participera au Championnat du Monde en Australie et la sélection nationale tentera de se qualifier pour la Coupe du Monde 1982. Une grande année commence pour le football américain. Attention, le football du Nouveau Monde arrive...






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