Tuesday, July 12, 2011

Campeonato Nacional "General Don José de San Martín" 1981 River Plate Boca Juniors

Torneo Nacional 1981
Fase de grupos
1 November 1981
Round 1.2.3
Monumental,
Buenos Aires

 Buenos Aires. 1er novembre 1981. Une pluie diluvienne s'est abattue, vingt-quatre heures plus tôt, sur la capitale argentine. L'hôtel Sheraton qui fut l'épicentre du Mundial 1978 est presque désert. Tout à l'heure, en fin d'après-midi, seront jouées les quatorze rencontres de la dixième journée du Championnat National avec, au menu du jour, le classique des classiques : River Plate-Boca Juniors au Stade Monumental. Un rapide coup d'ceil sur les journaux : l'ambiance est plutôt maussade. Le dollar mange le peso argentin tel un termite et l'inflation atteint des niveaux records. De nombreux immeubles inachevés, au centre de la ville, font planer comme une ombre de banqueroute généralisée. Peu de monde dans les rues, mais la queue, en famille, pour tenter d'obtenir une bonne table dans les meilleures rôtisseries pour y déguster les traditionnelles « parilïas » dominicales. Sur la route du stade, la circulation est fluide. Quelques voitures aux couleurs de Boca. Rien de très particulier. J'en profite pour lire l'édition dominicale de « El Clarin ». On y parle encore de Maradona. Toujours de Maradona. Son exclusion de la sélection argentine a fait la une de tous les journaux ces derniers jours. Plutôt que de participer aux stages de l'équipe nationale, il préfère organiser de petites fêtes comme celle pour célébrer son vingt et unième anniversaire qui eut lieu le vendredi soir précédent dans un grand restaurant. Cent cinquante invités et des dizaines de cadeaux dont deux chemises de soie, des bijoux en. or, montre Cartier, quelques objets d'art sans oublier un petit chien pékinois. Apparemment, tout va bien pour lui. 

Autour du stade Monumental, le service d'ordre militaire est impressionnant, mais notre laissez-passer officiel, rouge et blanc, aux couleurs de River Plate, nous permettra de nous garer aux portes de l'enceinte. Depuis plusieurs heures déjà, les supporters des deux équipes ont investi les populaires, derrière chaque but. Un spectacle toujours étonnant que ces milliers de gens qui déploient leur bannière, chantent, sautent et scandent des slogans « hostiles » envers les « ennemis » d'en face. En fin d'après-midi donc, à 17 heures précises, sera donné le coup d'envoi de la cent vingt-quatrième édition du « classique des classiques » comme on dit là-bas. Résultat nul sur l'ensemble des rencontres jouées jusqu'à ce jour : quarante-cinq victoires de chaque côté et trente-trois nul avec 178 buts marqués par River et 169 obtenus par Boca. Deux mois plus tôt, au stade de la Bonbonnière. River s'était imposé sur le terrain de son rival par trois buts à deux. 

Des le coup d'envoi du match, ce sera le premier choc. Ne se souvenant plus des gestes amicaux qui avaient été les siens avant le coup de sifflet, Gallego abat sans pitié son ami... Maradona. Premières palabres autour de l'arbitre, les mains dans le dos, comme le veut le règlement. River Plate va frapper d'entrée : du milieu de terrain, J.J. Lopez a remarqué que l'immense Rodriguez s'était un peu trop avancé. Un lob d'anthologie qui fait exploser les trois-quarts du stade. A droite de la tribune de presse, la « hinchada » de Boca est immobile, frappée de stup-peur. River va chercher le K.O. par un deuxième but mais sans l'obtenir. Petit à petit, Boca refait surface. Maradona est exceptionnel : je ne l'ai jamais même vu aussi bon. Pour quelqu'un qui se dit fatigué et soi-disant prêt à abandonner le football... On joue les arrêts de jeu de la première mi-temps. Une nouvelle faute de Gallego sur Maradona. Coup franc. Un tir lui aussi d'anthologie. En plein dans la lucarne. Fillol n'a pu que voir passer le bolide. Un quart du stade explose, les trois autres quarts accusent le coup. Sifflet. Mi-temps. Retour sur le terrain. Encore des chocs. Toujours des chocs. Un coup de tête du jeune Vietta : 2-1 pour River. Les esprits s'échauffent. Passarella et Perotti s'agressent mutuellement : carton rouge pour les deux. Les minutes passent et les supporters de River commencent à y croire. Mieux même, à quelques secondes de la fin, ils s'embrassent déjà. Mais Kempes frictionne Brindisi dans la surface de réparation. Penalty contre le cours du jeu qui avait vu une domination d'ensemble de River, Maradona va avoir la lourde charge d'exécuter la sentence. Piaffant comme un petit taureau, il met toute sa force. Fillol esquisse un mouvement vers la droite. Le ballon est déjà à gauche, au fond des filets. Maradona décolle à la verticale avant d'être enfoui sous une marée humaine. Coup de sifflet final. Deux buts : à lui tout seul, il a sauvé Boca. C'est ça la marque des champions : être exact aux grands rendez-vous.

Il avait tenu sa promesse. Comme il l'avait déclaré toute la semaine précédente, il avait réussi deux buts. Deux buts contre Fillol. Et ceci pour la deuxième fois de l'année. Son tir modèle sur coup franc, ce penalty réussi dans la tourmente :un sans faute. Ni les tentatives d'intimidation de son « ami » Gallego (venu lui glisser à l'oreille : « Tu vas le manquer ce penalty! ») ni l'annonce par l'arbitre qu'il sifflerait tout de suite après, ne l'avaient déconcentré. Les fanatiques de Boca pouvaient bien chanter : « Maradona no perdona ! » (Maradona ne pardonne pas !). Diego s'engouffrait dans le tunnel qui mène aux vestiaires. J'en étais presque à le regretter. Au bout de la douche, les démons qui le guettent en permanence allaient encore pouvoir s'agiter : journalistes en quête de sensasionnel, pression hystérique du public, sollicitations « d'amis » de toutes sortes. Ce monde de rêve (ou de cauchemar), quel danger! Sur un terrain, quand il veut, Maradona est le meilleur numéro 10 du monde. Mais dans la coulisse, lorsque, de plus, le club qui l'emploie a du mal à faire face aux échéances et que rôdent autour de lui les chasseurs de tête du ballon rond, il perd alors une grande partie de son influx nerveux. C'est dur, très dur d'être déjà, peut-être, le meilleur joueur du monde. A vingt et un ans seulement...




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4 comments:

  1. wow! super! and great goals :))

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  2. hola podes poner otro link de descarga, ya que cerraron la pagina de megaupload

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  3. hi you can put another download link, and they closed the megaupload page

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