Tuesday, August 30, 2011

Campionato Io Ti Amo 1995 1996

 Trônant dans une salle de presse prise d'assaut par 150 journalistes, «Sua Emittenza» se lance dans un show dont il a le secret. Aux reporters: "Messieurs, je vous ai préparé un Milan à voir, à goûter et à aimer!" Question: «Combien de chances a ce Milan d'être champion d'Italie?» Réponse:  Onze sur dix!». A Fabio Capello: Je veux du beau jeu et du spectacle! Gagner, d'accord. Mais pas à n'importe quel prix . A Roberto Baggio: «Ah, enfin te voilà! Depuis le temps que je te faisais la cour!... . A George Weah, en français dans le texte:  J'ai vu les danses que tu fais lorsque tu marques un but. J'espère te voir danser souvent!». Les rires fusent, les fiashes crépitent. Silvio Berlusconi pose fièrement avec les nouvelles recrues. Il a sorti près de 100 millions de francs de son portefeuille pour s'attacher les services de l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football Jalien et lui adjoindre le buteur surpuissant qui a tant fait défaut aux Rossoneri la saison dernière («Du jamais vu! C'est un phénomène!» lâchera Baresi après quelques entraînements aux côtés de «Mister» George). Pour être complet, ajoutez y une «moitié» de Futre, acheté en copropriété à la Reggiana (une bonne affaire, assurément), les prometteurs Ambrosini et Locatelli et voilà le visage du Super Milan 1995 1996, Objectif déclaré pour une formation qui n'a rien gagné la saison dernière (chose inconcevable dans l'esprit berlusconien): le Scudetto, priorité des priorités, afin de retrouver au plus vite la Champions League. 

 Accessoirement, la Coupe de l'UEFA, que le Milan est contraint de disputer pour la première fois depuis la saison 1987 1988, serait la bienvenue, puisqu'il s'agit du seul trophée manquant dans la vitrine du club. Sage comme un enfant le jour de la rentrée scolaire, Roby Baggio (trois ans de contrat, 10 millions de francs de salaire annue) se fend d'un mince sourire: «J'ai choisi le Milan pour une raison simple: c'est la meilleure équipe du monde. Elle va le prouver dès cette saison en remportant le titre». Puis répond sans équivoque à ceux qui, déjà, le poussaient au conflit avec Savicevic: «Que les choses soient claires: il y a chez nous une grande volonté de bien faire. Et de le faire ensemble». De son côté, George Weah, qui découvre enfin un grand club, frotte ses yeux émerveillés:  C'est incroyable! Quelle organisation, quel enthousiasme, quelle ambition! C'est vraiment un autre monde". Plus loin, cerné par une forêt de micros, Fabio Capello est sommé de dessiner les contours de sa formation. Outre une sévère concurrence, il lui faudra gérer une inévitable mutation tactique. Car le Milan, suréquipé dans le domaine offensif, s'apprête à sacrifier son traditionnel 4 4 2 pour évoluer avec trois attaquants, un «tridente de feu (déjà qualifiée d' attaque atomique  Savicevic Weah Baggio.  Ma mission est de faire le spectacle et de divertir, rappelle Capello. Mais il ne faut pas oublier la victoire. C'est essentiel. 

 Avec l'équipe que j'ai sous la main, je vais pouvoir combiner les deux. Ici, un proverbe dit que l'on fait son vin en fonction du raisin que l'on a. Eh bien moi, j'ai de quoi fare un excellent Champagne! . Il coule déjà, à quelques kilomètres à peine, dans tes très chics salons du Harbour Club. C'est ici que Massimo Moratti a choisi d'effectuer la présentation officielle de l'inter. Quatrième des cinq fils du mythique Angeto Moratti, président de la triomphale Inter des années 60, ce puissant homme d'affaires (il a fait fortune dans l'industrie du pétrole) est arrivé à la tête du club il y a sept mois. Tout juste le temps de redresser une situation financière catastrophique, de savourer une qualification pour la Coupe de l'UEFA acquise à la dernière seconde de la dernière journée de Championnat et il s'est penché sur la saison à venir. Décidé à tourner définitivement la page, Moratti junior s'est lancé dans une vaste entreprise de rénovation, portant à la fois sur les cadres (avec l'arrivée, dans 1e staff, de quelques glorieux «ex» comme Facchetti, Mazzola ou Corso) et sur les joueurs (dix arrivées, huit départs   dont ceux de Bergkamp, Jonk et Ruben Sosa). Montant total de l'enveloppe des transferts: 220 millions de francs!   Ramener l'Inter au premier plan n'a pas de prix. C'est une affaire de cœur et d'honneur», explique le nouveau boss nerazzuro. 
Qualifié de «loser» pour avoir laissé échapper Baggio, Stoitchkov, Cantona et Ronaldo, pourtant longtemps (mais bien mal) courtisés, vilipendé (déjà!) par la plupart des supporters pour avoir confirmé Ottavio Blanchi (entraîneur à hauts risques) dans ses fonctions, Moratti a dû très vite s'expliquer: J'ai tenu un raisonnement typique d'investisseur, convaincu que chacun de ses investissements doit avoir une durée dans le temps. Engager des joueurs de 29  30 ans signife avoir une ou deux saisons cour connaître le succès, puis tout recommencer. Voilà pourquoi j'ai pris l'option des jeunes: l'âge moyen des nouveaux venus est de 23 ans: j'ai misé sur le long terme». Petite exception, Paul Ince (29 ans en xtobre), que Moratti veut   leader» en attendant l'arrivée de... Cantona, l'obsession du tenace président: "Le mercato   d'hiver ouvre en novembre, je ne désespère pas de le faire venir chez nous. Il serart la cerise sur le gateau. En attendant, autour des trois «monstres» que sont Pagliuca, Bergomi et Berti, devra s'épanouir le talent des jeunes Argentins Zanetti et Rambert, du prodige brésilien Roberto Carlos ou des internationaux Espoirs Fresi et Carbone.   J'invite tous mes joueurs et leur entraîneur à donner le maximum, dit Moratti. Et ceci pour une raison simple: je suis arrivé dans le football il y a peu et je me laisse encore facilement prendre par l'émotion. Le titre? N'y pensons pas tout de suite. Le Milan, la Juve et Parme sont mieux placés que nous. Mais attention: je ne suis pas ici pour regarder et applaudir les autres équipes, je suis là pour ramener , l'Inter à la place qui est la sienne, c'est à dire au I sommet». A eux deux, l'Inter et le Milan AC ont râlé 27 titres de champion, 7 Coupes d'Italie. 7 Coupes des champions, 2 Coupes des coupes. 2 Coupes de l'UEFA et 5 Coupes Intercontinentales. Milan devenant au passage, en 1994, la première ville à avoir deux clubs sacrés en Europe la même année (le Milan en C1, l'Inter en C3). Au poids des titres, les glorieux cousins ont ajouté celui des millions (près de 350 au total). A l'aube d'une saison très attendue, la «capitale du football» pèse plus lourd que jamais..


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