Wednesday, April 5, 2023

Coupe de France 1981 1982 Paris Sg St Etienne


Finale
 Samedi 15 mai 1982
Parc des Princes


Pilorget ; Battiston, Zanon, Rep, Larios, Platini.
Paris SG : Baratelli — Pilorget, Lemoult, Bathenay, Col (Renaut, 119e) — Boubacar, Fernandez, Surjak — Toko, Rocheteau, Dahleb (Ngom, 83e). Entraîneur : Georges Peyroche.
AS Saint-Étienne : Castaneda — Battiston, Gardon, Lopez, Lestage — Larios, Janvion, Zanon — Paganelli, Platini, Rep. Entraîneur : Robert Herbin.

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 Les finales de Coupe de France qui nous présentent un dénouement comme celui-là, on en redemande tous les ans. En 1982, nous avons pu assister à un de ces drames dont le sport, et le football en particulier, sont en définitive plus coutu-miers qu'on le pense. En quarante ans de carrière, j'en ai vu plusieurs, mais celui-ci, étant donné les personnalités qui y prirent part - l'ange vert, devenu rouge et bleu, ou le président Francis Borelli -, tient une place particulière dans mon panthéon des cent plus grands matchs. II y a trente ans, le Paris-Saint-Germain était un jeune club, fondé en 1973, qui avait repris les flambeaux définitivement éteints de mon cher Racing (le Racing Club de France où j'ai fait mes premiers pas de footballeur), du Stade Français et autres ÇA Paris, pour les clubs parisiens intra-muros. Au bout de la neuvième saison en Division 1, voilà les fantômes des Joseph Ujlaki et Roger Marche qui peuplaient les tribunes venteuses de Colombes, venir habiter les gradins de la bonbonnière du Parc de Princes pour la première finale de l'histoire du club du président Borelli. 

 
 
 En face, le Saint-Etienne deuxième grande époque - génération Platini pour faire court - qui, pour la dixième finale organisée dans le nouveau Parc des Princes, décalotté de sa piste cycliste rosé, y revenait pour la cinquième fois avec un palmarès impressionnant : trois victoires en 1974, 1975 et 1977 pour une seule défaite, l'année précédente en 1980 face aux Corses du SEC Bastia. En cette saison 1981-1982, Saint-Etienne est encore en mesure de jouer le titre contre Monaco (les Verts échoueront d'ui point) tandis que le PSG obtiendra une honnête septième place (la deuxième meilleure place depuis son accession à l'élite en 1975). Saint-Etienne présente une équipe expérimentée coi prenant quelques anciens, comme Janvion ou Chri: tian Lopez, et des très jeunes comme ces espoirs du club très talentueux que sont le petit lutin Laurent Paganelli - qui malheureusement ne pourra faire la car rière que l'on attendait de lui - ou Laurent Roussev entré en cours de match. Cet amalgame brillant étan drivé par le maître à jouer du football français Miche Platini (déjà vainqueur de la Coupe avec Nancy en 978). Mais il y a aussi d'anciens Verts de la grande époque dans les rangs parisiens. Des verts devenus -ouge et bleu pour la fin de leur carrière : l'ange vert, prince de l'attaque, Dominique Rocheteau et un autre, Dominique Bathenay, le chef de la défense.

 
 
Dans leur antre du Parc des Princes, les Parisiens obtiennent l'avantage seulement en début de seconde mi-temps par l'intermédiaire deToko auquel répond Michel Platini à la 76e minute. Alors que l'on pensait que Saint-Etienne, plus expérimenté, allait s'imposer en fin de match, les Parisiens emmenés par l'inlassable Luis Fernandez, meneur d'hommes infatigable et généreux, et par Mustapha Dahleb - meilleur buteur dans l'histoire du club - continuent à poser des banderilles par leurs attaquants, le puissant Toko et Rocheîeau, l'artiste. L'entraîneur parisien tente un coup en faisant entrer Michel N'Gom à la place de Dahleb, mais rien n'y fait, Michel Vautrot peut siffler la fin et demander aux deux équipes de changer de camp pour entamer les prolongations. Ce que les Parisiens craignaient arrive rapidement. Neuf minutes après la reprise du match, Michel Platini double la mise. Le match semble plié : comment les Verts qui dominent le débat pourraient-ils perdre leur avantage et ne pas remporter une nouvelle coupe ? Par un autre Vert, spécialiste des retours miracles ! Il ne reste que quelques secondes avant la fin de la deuxième mi-temps. Corner en faveur des Parisiens, cafouillage devant la cage de Castaneda et qui surgit ? Dominique Rocheteau, qui arrache la séance de tirs au but. En général, la dramaturgie de ces séances reflète l'état de fatigue psychique des joueurs, qu'on devine grande à la mesure des efforts fournis. Pourtant cette fois, au bout de 120 minutes de jeu, tous les joueurs de la première série de cinq tirs réussissent leur tentative. Exceptionnel. Il faut donc que les entraîneurs demandent des volontaires, qui, en général, ont déjà déchaussé leurs crampons dans leur tête. L'entraîneur de Saint-Etienne charge Christian Lopez de commencer la nouvelle série. Le vieux briscard de l'Asse échoue devant Baraîelli. C'est au défenseur droit parisien Jean-Michel Pilorget de s'avancer. Il réussit son tir. Le président Borelli, toujours son baise-en-ville à la main, peut pénétrer sur la pelouse et s'agenouiller pour embrasser l'herbe. Le PSG s'est imposé. Il est devenu un grand de France. Il lui faudra confirmer. Cela est une autre histoire.

 





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