Tuesday, April 19, 2011

World Cup 1994 Brasil Italia

Final
17 July 1994
Rose Bowl, Pasadena

Attendance: 94,194
Referee: Sándor Puhl


Ils sont entrés sur le terrain main dans la main, en une longue et émouvante procession. «Pour qu'un même sang coule dans nos veines»: la belle image est de Bebeto. Onze hommes drapés d'or et de lumière, s'avançant d'un pas lent vers leur glorieux destin. Vers un nouveau titre de champion du monde, attendu depuis près d'un quart de siècle. Il ne peut pas nous échapper, disait Romario. Car nous sommes habriés d'une totale confiance.» Et Carlos Alberto Parreirad'ajouter après coup, un rien frondeur: «Je n'ai jamais douté de notre victoire». Non, le Brésil ne doute plus, puisque le Brésil n'est plus le même. Stoique, ignorant les sifflets qui accompagnaient l'annonce de son nom, le sélectionneur brésilien est allé s'asseoir sur son banc et son regard a croisé celui d'Arrigo Sacchi. Il y a lu quelque crainte, un voile ténu d'incertitude et d'appréhension...

Mazinho s'est jeté sur Berti, l'a arraché du sol d'un geste sec. Mauro Silva a séché Donadoni, Dunga a marché sur Massaro, tout en muscles. Puis, tout le monde s'est bien campé, chacun sur ses positions, finalistes attentistes, combattants méfiants. Loin de l'apothéose de 1970, les premières images du remake se diluaient sur une toile grise. Méthodiques, les Brésiliens ont choisi les côtés. Jorginho (puis Cafu, qui l'a remplacé dès la 21' minute) et Branco s'y promènent en toute impunité, Bebeto lui-même vient y semer te troubte. Sur le flanc droit, Mussi est dépassé et blessé. Sacchi le comprend rapidement qui, à la demi-heure, décide de bouleverser son schéma défensif initial: Mussi sort, Apollon! entre en central aux côtés de Baresi (de retour trois semaines après son opération du ménisque) et Benarrivo change de couloir, laissant le gauche à Maldini. Ainsi cadenassée, la défense azzurra réduit les espaces et, comme le Brésil ne soit-plus, les occasions se font rares, très rares... C'est Pagliuca qui réveille la foule, à un quart d'heure de la fin. En relâchant un ballon a priori anodin, catapulté par le pied droit de Mauro Silva. Des gants en peau de pêche, un poteau bienvenu et Sacchi qui frise l'apoplexie. On se dit que, ça y est, ces Italiens ont décidément encore beaucoup de veine, qu'ils vont s'en sortir sur un coup pas très franc du collier. Alors, quand Roberto Baggio s'enfonce plein champ à quelques minutes de la fin, le stade retient son souffle...

Sandor Puni (ce référé distrait qui n'avait pas vu, quelques jours auparavant, Tassotti casser le nez de Luis Enrique en pleine surface de réparation) regarde son chrono: c'est fini. En route pour trente minutes de prolongation. Elles sont nettement plus animées. La rencontre, jusqu'alors extrêmement décevante, s'élève d'un ton. Le soleil cogne dur, les crampes torturent les muscles surmenés, les schémas tactiques s'assouplissent. Baggio répond à Romario. Frissons. Zinho et Viola (un sacré dribbleur, celui-là) allument à tout va. Sensations. Un coup de sifflet strident, un murmure qui monte du Rosé Bowl: pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, une finale va se décider aux tirs au but. Emotion...
Ils se sont levés d'un trait et ils se sont alignés devant le banc de touche. Image forte, extraordinaire: les remplaçants et le staff technique brésiliens debout, se tenant tous par l'épaule, tout au long d'une dramatique séance de roulette. -Pour qu'un même sang coule dans leurs veines-, aurait dit Bebeto. Baresi est le premier à tirer. Et le premier à rater. Effondré dans le rond central, il ne se redressera que lorsque Marcio Santos, à son tour, manquera sa tentative, symbole d'un match incertain jusqu'au tout dernier moment. Un peu plus tard, c'est Massaro qui butera sur affarel, avant que Dunga ne trompe Pagliuca.
Il y a eu un bref moment de silence absolu. Roberto Baggio a posé le ballon sur le point de penalty et a pris son élan: -J'étais bien dans mon corps et dans ma tête, ma concentration était bonne. Je ne comprends pas pourquoi j'ai tiré de cette manière». Le ballon s'est élevé et est allé se perdre au-dessus de la barre transversale. Alors, une marée jaune a déferlé sur Taffarel et la Terre s'est arrêtée de tourner l'espace de quelques secondes d'éternité: le Brésil était champion du monde, pour la quatrième fois. Un autre Brésil, vingt-quatre ans après celui du roi Pelé. Plus rationnel, plus «européen». Loin du mythe désormais révolu du jogo bonito et des habituels clichés. Cette selecao-là ne séduit plus, mais elle gagne enfin.

Sur la pelouse du Rosé Bowl, là-même où le Brésil s'était incliné en finale des J.O. dix ans plus tôt contre la France, c'est l'ivresse du triomphe. Au milieu des joueurs en liesse ont fleuri étendards et banderoles. L'une d'elle était pour Ayrton Senna, vibrant hommage à celui qui aurait tant aimé voir ça. Ensemble, tous ensemble, ils ont formé un grand cercle et ils ont chanté. Puis ils ont gravi les marches de la gloire, jusqu'au petit trophée d'or massif. Carlos Dunga, capteine et symbole du Brésil new-look, l'a serré très fort contre lui, l'a embrassé et l'a levé bien haut dans le ciel de Californie. Et pour finir, ensemble, tous ensemble, ils sont allés saluer la foule. La Coupe du monde passait de main en main. Elle était là, unissant dans un même instant de bonheur suprême ces quelques hommes et tout un peuple, comme s'ils ne faisaient plus qu'un. Comme si un même sang coulait dans leurs veines. 


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4 comments:

  1. THANK YOU VERY MUCH! EPIC!!!!!!!

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  2. what is password? am so confuse...can't see the video??
    :(

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  3. It's on the post :
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  4. please reupload,,links are deads.

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