Wednesday, May 10, 2023

Adriano Inter Milan A New Hero in Town


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La carrière d'Adriano suscite autant de questions que de déceptions. Attaquant surpuissant et chirurgical, il est passé, en une semaine, du plus haut au plus bas. Lors de sa longue lettre pour The Players' Tribune, le Brésilien revient sur sa fin de carrière.


Juillet 2004 ! Adriano est au septième ciel. Il vient de remporter la Copa América avec le Brésil face à l'Argentine. Buteur en finale, il est au sommet de son art. Alors joueur de l'Inter Milan, l'attaquant brésilien marche sur l'eau. Sauf que, 9 jours après le sacre, de retour en Italie, il reçoit le coup de fil qui va bouleverser sa vie. "Je reçois un appel à la maison. On me dit que mon père venait de mourir. Attaque cardiaque" explique-t-il. Depuis ce jour, sa vie prend un tout autre tournant. "Après ce jour-là, mon amour pour le football n’a plus jamais été le même. Mon père aimait le football, alors j’aimais le football. Aussi simple que ça. C’était mon destin. Quand mon père est mort, le football n’a plus jamais été le même", poursuit celui que l'on surnomme "L'empereur". Marqué par ce drame, Adriano tente, coûte que coûte, de combler le manque. C'est alors que commence une longue décente aux enfers. "J’ai déprimé. J’ai commencé à boire, beaucoup. Je ne voulais vraiment plus m’entraîner. Cela n’avait rien à voir avec l’Inter. Je voulais juste rentrer chez moi. Je n’étais pas heureux. Mon père était parti" avoue-t-il.


En 2008 il arrive au bout de son histoire avec l'Inter. "Mourinho est arrivé à l’Inter et j’étais saturé. (…) Je ne tenais plus. Je n’arrivais plus à jouer avec passion. J’ai été convoqué en sélection et, avant mon départ, Mourinho m’a dit : "tu ne reviendras pas". Et je ne suis pas revenu". En rentrant au Brésil, Adriano se ressource loin de la pression médiatique que lui procure son surnom. "La presse, parfois, ne comprend pas que nous sommes humains. C’était beaucoup de pression d’être "Il Imperatore". Je suis venu de nulle part. J’étais un gamin qui voulait juste jouer au football et prendre du plaisir avec ses amis. Et je sais que c’est un discours que l’on entend plus beaucoup aujourd’hui, car tout est très sérieux et qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Mais je suis juste honnête. Je n’ai jamais cessé d’être le Adriano de la favela. Est-ce que j’ai tiré un trait sur des millions en revenant ? Oui, sûrement. Mais combien vaut la paix de l’esprit ? Combien payeriez-vous pour revenir aux sources ? À l’époque, j’étais au fond du gouffre avec la mort de mon père. Je voulais me sentir moi-même à nouveau. 


Est-ce que je buvais ? Oui, bien sûr. Merde, oui, je buvais beaucoup, d’autant que j’aime bien boire" avoue-t-il. Avec ce retour au pays, il se relance. D'abord à São Paulo, puis à Flamengo où il enchaîne les buts et permet au club de Rio de gagner à nouveau le titre. Un succès qui n'est pas anodin. "Quand je suis retourné à Rio, pour jouer pour Flamengo, je ne voulais plus être "Il Imperatore". Je voulais être Adriano. Je voulais prendre du plaisir à nouveau. Je vais raconter la vérité sur cette équipe de Flamengo : ce groupe était merveilleux parce qu’il était vrai, sincère. Il n’y avait pas que moi. C’était tout le groupe. Parfois, on arrivait à l’entraînement pas pour le football, mais pour rigoler après. Dès que la session terminait, boom, on buvait un coup. On faisait tout ensemble. Et nous avons gagné. Nous avons offert un Brasileirão à Flamengo dix-sept ans après. C’était spécial. Je n’ai plus jamais été le même depuis la mort de mon père, mais cette saison-là, je me suis vraiment senti chez moi. J’étais à nouveau heureux. J’étais redevenu Adriano", explique-t-il. Ses excellentes prestations laissent sous-entendre un retour au plus haut niveau de l'attaquant et l'AS Roma tente le coup. Adriano retourne en Italie mais l'idylle est de courte durée.


Il rentre à nouveau au pays, à Corinthians. La fin se rapproche, Adriano enchaîne les pépins physiques. En 2011, il est victime d'une rupture du tendon d'Achille. La blessure de trop. "Je savais que tout était fini pour moi, physiquement. Tu peux te faire opérer, te rééduquer, essayer de continuer, mais tu ne seras plus jamais le même. Mon explosivité est partie. Mon équilibre aussi", confesse le natif de Rio de Janeiro. Cette blessure réveille le drame qui a tant marqué le joueur. "Qu’est-il arrivé à Adriano ?" C’est très simple. J’ai un trou dans la cheville et un autre à l’âme" explique-t-il. Les confessions d'Adriano permettent de comprendre, un peu plus, son parcours semé d'embuches. Avec son histoire, le Brésilien rappelle que derrière chaque joueur, aussi bon soit-il, se cache un homme, avec ses qualités, ses défauts et ses failles. 





























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