Tuesday, June 6, 2023

Friendly 2011 Ukraine France


 6 juin 2011
Donbass Arena Donetsk

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Les remplaçants français, larges vainqueurs de l'Ukraine, 4-1, lundi 6 juin, à Donetsk, ont marqué les esprits avec notamment un doublé de Martin et montré à Laurent Blanc qu'ils pouvaient venir bousculer ses certitudes après un match amical qui a mis bien du temps avant de se décanter.
Le sélectionneur avait frappé fort en modifiant de fond en comble son onze de départ par rapport au déplacement en Biélorussie (1-1), vendredi en qualification de l'Euro 2012, avec comme seul rescapé le défenseur Mamadou Sakho. Son objectif : que ses doublures viennent remettre en cause la hiérarchie et titiller des cadres qui avaient failli dans les grandes largeurs à Minsk. Blanc a bien failli s'arracher les cheveux, mais il est désormais rassuré sur un point : sa marge de manœuvre n'est plus aussi étroite qu'il le pensait et en dehors de son équipe-type, il dispose de quelques solutions de rechange intéressantes. Ses troupes, limitées en termes d'expérience, ont ainsi préservé un symbole fort, la série d'invincibilité des Bleus, portée à neuf rencontres (sept victoires, deux nuls).


Après un but de Tymoschuk sur un beau loupé de Mandanda (53e), Gameiro a remis les Bleus sur le bon rail sur une belle reprise à l'entrée de la surface, son premier but en sélection pour sa 4e cape et sa toute première titularisation (57e). C'était bien avant le festival de Martin (87e, 90e+2) et une tête de Kaboul (89e).


Le technicien français n'avait de toute façon guère d'autres choix. Ses titulaires, cuits et émoussés après une longue saison, étaient dans l'incapacité d'enchaîner deux rencontres en l'espace de trois jours et ce large turn-over était prévu de longue date, quel que soit l'issue du match en Biélorussie. Mais ce qui pouvait s'apparenter à un beau cadeau empoisonné pour ses jeunes joueurs s'est transformé en une sorte de révélation et une victoire qui fera peut-être date, même si la quasi-totalité de la rencontre s'est disputée telle une vulgaire partie d'entraînement, sans rythme, sans conviction et devant à peine dix mille spectateurs.


Les motifs de satisfactions individuelles ne vont pas manquer pour Blanc, à commencer par Martin. Le meilleur passeur de L1 (17 passes) a réussi un doublé qu'il n'oubliera pas de sitôt sur deux tirs splendides. Il mérite d'être revu. Gameiro a également frappé les esprits. Le meilleur buteur français de ces deux dernières saisons en Ligue 1 n'a pas effectué le match de sa vie, mais il a fait ce qu'il avait à faire, tromper le gardien adverse. Blanc peut se dire que derrière Benzema, il peut disposer d'une alternative crédible en attaque. Lloris peut, en revanche, dormir tranquille. La soirée a, en effet, été cauchemardesque dans les buts pour Mandanda. Capitaine pour sa 14e sélection, le gardien marseillais s'est montré fautif sur le but ukrainien, ce qui est décidément une mauvaise habitude pour lui à chacune de ses rares apparitions en équipe de France. Mais c'est un autre fait que Blanc ne pourra pas occulter et qui peut, dans un certain sens, le conforter dans ses options puisque c'est avec la rentrée tardive de plusieurs cadres (Ribéry, Malouda, Benzema, Abidal, Diaby) que le sort de la rencontre a basculé. De quoi effacer la désagréable impression de vendredi à Minsk








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