Finale
14 Avril 2012
Stade de France
Pas
une saison sans que la légitimité de la Coupe de la Ligue soit remise
en question... On n'aime pas son règlement qui protège les meilleurs. On
apprécie encore moins le réflexe de la plupart des entraîneurs de L1
qui font de cette épreuve une Coupe des remplaçants. Pourtant, quand
sonne l'heure de la finale, il arrive souvent qu'on se précipite au
Stade de France avec une certaine excitation. Ce sera encore le cas ce
samedi avec Lyon-Marseille. D'abord parce qu'une telle affiche est
souvent la promesse d'un spectacle ébouriffant (souvenez-vous du 5-5 de
Gerland, le 8 novembre 2009 !).
Ensuite parce que cette « sous- Coupe »
tant décriée représente parfois, pour certains clubs, l'ultime moyen de
(re)gagner les étoiles. L'OM peut en témoigner. Largué en Championnat,
éliminé de la Ligue des Champions et de la Coupe de France, le club
phocéen n'a plus que cette compétition pour transformer une saison
pourrie en une saison... presque pourrie. Une victoire, et il arrachera
son billet pour l'Europa League. Une défaite, et il jouera les prochaines
joutes continentales sur PlayStation. Pour lui, c'est la Coupe ou la
découpe. Les honneurs ou le déshonneur. C 'est Marseille qui a le plus à
perdre, même si les conséquences d'une saison sans trophée ni
qualification européenne restent difficiles à évaluer.
L'OL aura moins de pression. D'abord parce que sa quatrième place actuelle en L1, à trois points du troisième et du cinquième, devrait lui permettre de jouer au mieux le tour préliminaire de la Ligue des Champions, au pire l'Europa League, la saison prochaine. Ensuite parce qu'il aura une autre occasion, le 28 avril, via la Coupe de France, de disputer une finale et donc de remporter un titre cette saison. Pour le club rhodanien, cette Coupe de la Ligue constitue surtout une première opportunité de renouer avec le fil du succès. Voilà quatre ans que l'OL n'a rien gagné. Depuis 2008 et ce doublé Championnat-Coupe de France remporté sous les ordres d'Alain Perrin. C'est long. Surtout pour un club qui restait sur sept titres de champion d'affilée. Paradoxalement, l'OL pourrait donc rouvrir son armoire à trophées l'année même où il risque de disparaître du trio des clubs français engagés en Ligue des Champions, après douze années de présence consécutives. Ce serait un joli lot de consolation. Une façon d'accompagner une fin de cycle par ce qui ressemblerait à un nouveau départ. Une manière, aussi, de valider le changement de stratégie opéré en début de saison, avec l'intronisation d'un coach maison (Rémi Garde) et une politique sportive davantage axée sur la formation. Bref, l'occasion de crier «le vieux roi Lyon est mort, vive le nouveau roi Lyon ! ».
L'OL est favori. Il suffit d'observer la
dynamique des deux clubs ces dernières semaines pour s'en convaincre.
Depuis leur fiasco de Nicosie (élimination en huitièmes de finale de la
Champions League), les hommes de Rémi Garde restent sur six victoires et un nul en
sept matches, toutes compétitions confondues, dont un succès au Parc des
Princes face au PSG (1-3), en quarts de finale de la Coupe de France. Tous les indicateurs sont au vert. Lloris est redevenu décisif. Lovren
est rentré de l'infirmerie. Réveillère et Gonalons ont retrouvé leur
niveau du début de saison. Grenier joue de plus en plus. Cissokho joue
de moins en moins. Källström est resté Källström. Et Lisandro marque à
nouveau but sur but. Il suffirait désormais que Cris enchaîne plus de
trois matches sans blessure et que Gourcuff redevienne un joueur de foot
pour que le tableau soit parfaitement idyllique. Mais là, on en demande
trop, sans doute. À côté, Marseille fait peine à voir. Humilié en
Coupe de France par Quevilly (défaite 3-2 a.p.), balayé en Cl par le
Bayern Munich (battu 2-0, 2-0), rejeté dans le ventre mou de la Ll par une
série catastrophique de mauvais résultats (notamment cinq défaites
d'affilée contre Brest, Toulouse, Évian-TG, Ajaccio et Dijon !),
handicapé par la récente blessure à la cuisse de son meilleur joueur
(Loïc Rémy), le club traverse l'une des pires crises sportives de son
histoire. Les supporters sont furax (banderoles
hostiles à Deschamps). Les joueurs deviennent nerveux (altercation
Mbia-Morel). L'entraîneur fait profil bas. De vieilles et tenaces
tensions internes réapparaissent. Les dirigeants s'interrogent sur
l'avenir. Et il y a cette finale de la dernière chance à jouer. Est-elle
perdue d'avance? Il faudrait être fada pour le croire. Ou bien mal
connaître cette culture de la gagne inscrite dans l'ADN de Didier
Deschamps qui, à chaque fois que se présente une finale ou un match de
gala, se propage dans tout le vestiaire olympien. L'OM, en plus, aime
cette Coupe de la Ligue dont il a remporté les deux précédentes
éditions. Ce trophée a aussi une valeur sentimentale pour les
Marseillais. C'est lui, le 27 mars 2010, qui a mis fin à une période
humiliante de dix-sept années sans titre (depuis la Ligue des champions
1993) et déversé une marée humaine sur le Vieux Port. C'était aussi le
premier titre de l'ère Louis-Dreyfus. Comme la Coupe de la Ligue 2001,
gagnée face à Monaco (2-1, a.p.), futle premier trophée du Lyon de
Jean-Michel Aulas. Ce 14 avril au Stade de France, Marseille et Lyon ont
donc chacun de bonnes raisons d'aborder cette finale de la Coupe de la
Ligue avec le sourire. Ce n'est que plus tard, vers 23 heures ou minuit
en cas de prolongation et tirs au but, qu'elle deviendra, pour l'un
d'eux, une vilaine Coupe à la grimace.

L'OL aura moins de pression. D'abord parce que sa quatrième place actuelle en L1, à trois points du troisième et du cinquième, devrait lui permettre de jouer au mieux le tour préliminaire de la Ligue des Champions, au pire l'Europa League, la saison prochaine. Ensuite parce qu'il aura une autre occasion, le 28 avril, via la Coupe de France, de disputer une finale et donc de remporter un titre cette saison. Pour le club rhodanien, cette Coupe de la Ligue constitue surtout une première opportunité de renouer avec le fil du succès. Voilà quatre ans que l'OL n'a rien gagné. Depuis 2008 et ce doublé Championnat-Coupe de France remporté sous les ordres d'Alain Perrin. C'est long. Surtout pour un club qui restait sur sept titres de champion d'affilée. Paradoxalement, l'OL pourrait donc rouvrir son armoire à trophées l'année même où il risque de disparaître du trio des clubs français engagés en Ligue des Champions, après douze années de présence consécutives. Ce serait un joli lot de consolation. Une façon d'accompagner une fin de cycle par ce qui ressemblerait à un nouveau départ. Une manière, aussi, de valider le changement de stratégie opéré en début de saison, avec l'intronisation d'un coach maison (Rémi Garde) et une politique sportive davantage axée sur la formation. Bref, l'occasion de crier «le vieux roi Lyon est mort, vive le nouveau roi Lyon ! ».

FR repost lien mort retrouvé
Absolument pas destin etre copié collé
dans d'autres sites ou chez le crevard chris sur youtube
Cpe.Lig.2011.2012.Lyn.Mars.ExTime.twb22.mp4
1.19 Go https://1fichier.com/?6a4shwyne3xg6gxn6zlu
Cpe.Lig.2011.2012.Lyn.Mars.twb22.mp4
2.04 Go https://1fichier.com/?po3jydp6lp2mf3z09cbe
*
Juaninho
Bravo Jean.
ReplyDeleteC'est vrai que fallait avoir le courage, après avoir vu le match...
Delete