Tuesday, February 21, 2012

Campionato Io Ti Amo 1997 1998

  C'est un mot de six lettres qui les rend fous. Calcio! Du gamin chenapan à l'ado pimpant, de l'ouvrier d'usine au cadre supérieur, du juge d'instruction au prisonnier (les détenus d'un pénitencier sarde ont menacé de mettre à sac leur cellule si on ne leur installait pas la télé pour suivre les matches de la Squadra Azzurra à l'Euro 96), du monde politique (Irène Pivetti, ex-présidente de la Chambre des députés, est «consultante» foot sur Telemontecarlo) à la famille ecclésiastique (sœur Paola, écharpe autour du cou, ne manque pas une rencontre de la Lazio à domicile),  personne n'échappe au phénomène. Et gare à ceux, ou celles, qui oseraient l'égratigner: lorsque l'association «Victimes du football», regroupant une centaine d'épouses délaissées par leur tifoso de mari ours de match, a essayé de pse faire entendre début janvier, elle a été accueillie par un concert de quolibets... «Il faut le voir pour le croire, le vivre pour le comprendre: le football en Italie est beaucoup plus qu'un sport, c'est un patrimoine national, un phénomène de société. Une foi, une sorte de religion parallèle», explique le Français de Parme, Lilian Thuram. 

 Dans un pays où, chaque lundi, les trois quotidiens sportifs vendent un total d'un million d'exemplaires, où chaque action de jeu est vue, revue, analysée, décortiquée sur toutes les chaînes, provoquant parfois de véritables affaires d'Etat; un pays aux 128 clubs Pros où le Totocalcio cours de pronostics) chaque semaine un chiffree d'affaires d'environ 600 millions de francs, il est aussi et surtout un gigantesque business. Derrière l'éclatante vitrine des resultats, il masque un football en pleine mutation, qui cherche aujourd'hui, de façon frénétique, à gérer au mieux les réalités du «marché».  Car, consciente du retard qu'elle a pris en terme économique, principalement par rapport à l'Angleterre (un nouvel «Eldorado» qui a su attirer quelques gloires transalpines pour des salaires supérieurs à ceux en vigueur dans la péninsule), l'Italie est en train de faire sa seconde révolution. La première, celle des années 80, était d'ordre esentiellement sportif. 

 Mise à bas par le scandale du Totonero, l'Italie n'a pas perdu de temps à se relever. La conquête d'un troisième titre mondial, en 1982, a relancé une machine qui avait tendance à s'essouffler. L'arrivée de joueurs de premier plan, apôtres du spectacle (Platini à la Juve, Maradona à Naples, Gullit au Milan) et la révélation d'entraîneurs novateurs, rompant avec la tradition surannée du catenaccio (Arrigo Sacchi, dans le sillon duquel vont s'engouffrer de nombreux techniciens), ont bouleversé les mentalités. Dès lors, s'appuyant sur des bases sportives solides et sur une compétitivité à nulle autre pareille, le calcio a entrepris sa «réforme économique», par le biais de ses clubs les plus puissants. ». Epicentre du troisième volet de la «Révolution culturelle» du calcio, l'omnipotente télévision, véritable «mère nourricière», va profondément changer le paysage footballistique italien. La très influente Ligue Professionnelle vient ainsi de soumettre au Conseil fédéral un projet «historique»: à partir de la saison 1999-2000, en D1, on devrait ainsi jouer le samedi après-midi (au lieu du dimanche), avec deux matches décalés diffusés sur la chaîne à péage, l'un au samedi soir, l'autre au dimanche soir, tout en renégociant les droits. 

 De même, la répartition du momumental «gâteau» (estimation, pour 1999, des revenus provenant des droits télé: 2 milliards de francs!) entre les clubs, effectuée «au mérite» (idem pour le Totocalcio, , risque d'être mouvementée et d'agrandir le fossé entre les clubs riches, qui dictent leur loi, et les plus pauvres, qui survivent comme ils peuvent. Commentaire de Luciano Nizzola, le président de la Fédération: «On se dirige de plus en plus vers un football à deux vitesses. Plus qu'un problème, c'est un grand danger. Tout comme le sont, en Italie plus qu'ailleurs, les conséquences de l'arrêt Bosman». Chez Ho Giulivi, son homologue de la dynamiqueligue amateur , chez le sélectionneur national Cesare Maldini, mais aussi chez l'ancien champion du monde Bruno Conti, aujourd'hui responsable des équipes de jeunes de la Roma, l'écho est le même. «L'arrêt Bosman, c'est la mort à court terme des écoles de football. Aujourd'hui, les grands clubs du pays préfèrent faire leur marché à l'étranger plutôt que d'investir sur un jeune talent issu d'une filière italienne. Il y a 112 joueurs étrangers en Série A. C'est trop, beaucoup trop. Il faut rapidement faire quelque chose, sinon, on court au désastre». 

 Le gouvernement est intervenu, par l'intermédiaire de Walter Veltroni, vice-président du Conseil et grand supporter de la Juve, qui veut faire pression sur la CEE pour modifier la loi et ainsi limiter le nombre d'étrangers dans les clubs: Si on continue à assembler des joueurs sans produire de talents, notre pays risque de devenir rapidement le Taïwan du football. Nous sommes en train de compromettre la santé future de notre sport . En attendant, dans une Italie où le football, ultra professionnalisé et en quête de sa propre identité, inexorablement se déshumanise, suscitant les plus vives inquiétudes quant à son avenir; une Italie où les centres de formation, tels qu'on les connaît en France, n'existent pas encore, un modeste club romain a pris tout le monde à contre-pied. A la Lodkjiani, dont l'équipe Première évolue en D3 ( spectateurs de moyenne, à l'ombre des deux géants voisins, Lazio et Roma), on a résolument pris parti: «Nous n'ambitionnons pas de monter un jour en Série A ou de faire le spectacle, explique le vice-président Rinaldo Sagramola. Notre unique vocation, c'est la formation. Dans un milieu où règne l'affairisme, nous voulons donner l'exemple, prouver que le football a un rôle social important. Véritable petit Ajax sauce Auxerre , d'où est notamment sorti Totti, star de la Roma , la Lodgiani ne manque pas d'idées: elle a ainsi été le premier club à utiliser les nouvelles lois européennes pour faire financer par la CEE un projet de formation destiné aux 16-18 ans. Quand nous allons voir les parents d'un garçon qui nous intéresse, poursuit Sagramoia, je ne dit pas «amenez-nous votre fils, on va en faire un champion . On leur dit amenez le» et ayez confiance. Ici, l'ambiance est saine. Et s'il ne perce pas, au moins, nous l'aurons aidé dans sa vie d'homme.- Comme quoi, même en Italie, il n'y a pas que le football dans la vie...


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