Sunday, October 31, 2010

Focus On : Kenny Dalglish Portrait Of A Natural Footballer

Bob Paisley est le manager de Liverpool, en 1977. quand la nouvelle devient officielle, bouleversant la cité du Lancashire presqu'aussi brutalement que les Beatles, le jour où ils annoncèrent leur séparation définitive : Kevin Keegan s'en va, il a répondu favorablement aux offres qui lui ont été faites par Hambourg. Paisley ressent probablement une émotion comparable, mais lui, il n'est pas payé pour laisser sourdre ses sentiments intimes : simplement pour régler les problèmes au mieux des intérêts de Liverpool. Le départ de Kevin Keegan. pour lui, se traduit immédiatement par la question : « Par qui le remplacer ? ». Keegan étant inimitable, tout le monde en convient, il s'agit de tourner ses regards vers un joueur de classe, qui ne sera pas forcément appelé à remplir le rôle tenu par la nouvelle vedette d'Hambourg, mais qui devra apporter quelque chose. Ce qui précède permet de comprendre la situation que doit affronter Kenny Dalglish quand, en 1977, il quitte le Celtic de Glasgow pour venir exercer ses talent dans le football anglais. Déjà pas facile de faire oublier Kevin Keegan. Mais Dalglish arrive avec une deuxième pancarte dans le dos : il a été payé très cher par Paisley. Très exactement 350 millions de centimes, pulvérisant ainsi le record des enchères précédemment détenu par Arsenal qui avait obtenu la signature de McDonald moyennant un chèque de 300 millions établi à l'ordre de Newcastle. En Angleterre comme ailleurs, le public, que ces chiffres vertigineux ont tendance à faire rêver, a l'habitude, si le rendement du joueur surcoté ne répond pas à son attente, d'imputer à l'objet, mais non le bénéficiaire, des tractations, l'excès de ces dernières. Dalglish est « cher ». Gare à lui s'il ne justifie pas son prix. Pire : c'est un Écossais, donc un malin, un roué. Il a probablement fait monter les prix. Raison de plus pour se montrer vigilant, exigeant, à son endroit. Ma foi, si Kenny tient les promesses que contient le montant de son transfert, le « Kop » saura le reconnaître pour sien, l'appuyer, l'apprécier. Mais le « Kop » est critique et connaisseur.


Avis à l'Écossais ! Pour dire les choses telles qu'elles sont. Kenny Dalglish ne s'émeut pas le moins du monde et l'ampleur de la tâche qui l'attend n'entame en rien sa placidité. Il arrive dans un club qui vient de conquérir son premier titre de champion d'Europe et qui entend le conserver? Il va remplacer la grande vedette Kevin Keegan ? Il a coûté cher ? Et alors ? Si l'on a fait appel à lui, c'est qu'on le croyait capable d'apporter quelque chose au « Kop », aux « Reds ». Et au club. Le football, de toute manière, n'est pas une science exacte ! Kenny (Kenny est traduisible, en français, par canaille, avec une nuance affectueuse) Dalglish est donc Écossais. Son club d'origine, c'est le Celtic de Glasgow, ce Celtic immortel ayant réussi, un jour de 1967, à Lisbonne, à réaliser l'impossible exploit : battre, en finale de la Coupe d'Europe des Clubs, les terreurs bétonnantes de Tinter de Milan. Cet exploit a fait du Celtic une équipe de légende. Mais cette légende-là n'a pas empêché les successeurs de retomber à un niveau moins en vue. Le club n'est pas mort pour autant... Alors, s'il compte bien, à Liverpool, imposer son style, ses ambitions, il ne se sent pas écrasé par des responsabilités qu'il aura à partager, en tout état de cause, avec ses partenaires. Dalglish est un garçon ouvert, à la tête carrée, au menton volontaire, bien proportionné, qui se veut professionnel et raisonne comme tel : L'intérêt du club, c'est de gagner et le mien, c'est que le club gagne puisqu'alors il me verse des primes. Je suis Écossais. Je ne dédaigne donc pas les revenus ! Son origine écossaise, invoquée ici avec humour, est d'une aide précieuse pour Kenny. Un Écossais, au plus profond de lui-même, est toujours convaincu qu'il est supérieur, balle au pied, au voisin anglais. L'Anglais est costaud, il frappe très fort dans le ballon, est fait à chaux et à sable. L'Écossais n'est pas moins résistant. Mais il a quelque chose en plus : l'imagination. L'homme que Dalglish doit remplacer, Kevin Keegan. est Anglais. Donc on peut le surpasser. De plus, comme n'importe quel Écossais, Dalglish a le caractère bien trempé, il est insensible à un certain nombre d'éléments extérieurs. Il affrontera donc le « Kop » avec la même détermination qu'il mettait à refouler les « ennemis protestants » des Rangers quand, pour le compte du championnat d'Ecosse, le match Celtic-Rangers (ou inversement) était programmé et mettait la police sur les dents, ce genre de confrontations étant toujours chaud et se traduisant fréquemment par une atmosphère d'émeute dans les tribunes et parfois sur le terrain.


Précisément parce qu'il est pro. Dalglish sait qu'il sera adopté par les gens de Liverpool, eux aussi conscients des réalités et donc peu portés sur la nostalgie. Les Hugues, Heigway, Kennedy, Clémence, ne le snoberont pas. Ils n'ignorent pas que Keegan était Keegan et dés qu'ils auront appris que Dalglish est Dalglish, ils collaboreront loyalement. La seule fois où ils ne seront pas d'accord, c'est quand le championnat britannique opposera l'Ecosse à l'Angleterre. Les Anglais de Liverpool ou les Irlandais quand se déroulera Écosse-Eire trouveront en lui un adversaire décidé. Mais c'est justement à l'occasion de ces oppositions que des partenaires et adversaires d'un jour apprennent le mieux à s'estimer ! La suite des événements confirme totalement cette analyse. Kenny Dalglish s'intègre sans la moindre difficulté dans l'ensemble bien huilé dont Bob Paisley a la responsabilité. Personne n'en marque le moindre étonnement. En Angleterre, les phénomènes caractériels prennent rarement le pas sur l'identité d'un champion, balle au pied. Keegan était un personnage un peu à part, dans l'équipe, rusé, imaginatif, inattendu. Le registre de Dalglish est différent. Lui, son « job », c'est de marquer des buts, de peser sur la défense adverse, pas nécessairement en force, mais parfois en force. Comme Keegan, toutefois, il aime bien partir d'assez loin pour investir le territoire opposé. Il est vif, doté d'un tir précis, il peut aussi se transformer en pourvoyeur. Compte tenu de la manière d'opérer des « Reds », ces caractéristiques sont celles qui conviennent à l'équipe. Le Liverpool de Keegan fa montré contre Moenchengladbach, à Rome, en finale de la Coupe d'Europe 1977, son souci, c'est d'aller chercher l'adversaire chez lui, afin de lui imposer une domination plus ou moins appuyée. Pas question, cependant, d'investir massivement le camp d'en face (pour ne pas s'exposer au contre imparable). Le fait que Kenny Dalglish se replie donc légèrement n'a rien qui puisse remettre en cause la stratégie globale du club. Bien au contraire. Surtout que, replié ou non, l'Écossais respecte le terme de son contrat qui lui faisait obligation de marquer des buts. Là-dessus, rien à dire, le « Kop » apprécie.


Il reste cependant à régler un problème difficile : celui du maintien au sommet de l'équipe championne d'Europe. Liverpool fait une nouvelle fois acte de candidature, dans le championnat anglais, mais voilà qu'il se découvre en Nottingham Forest un rival aussi coriace qu'inattendu puisque N.F. évoluait la saison précédente en Division II. L'équipe dont le gardien. Shilton, est le portier « le plus cher » du Royaume-Uni, tient le coup, impose aux « Reds » une course-poursuite que Dalglish et ses copains ne pourront mener à bien. Une élimination en « Cup », et Liverpool se retrouve au bord de la faillite, sportive bien entendu, s'il ne conserve pas son titre européen, ce qui sauvera la saison d'une équipe s'étant permis, la saison précédente, avec Keegan, de s'adjuger le Litre anglais et européen et de n'échouer qu'en finale de la « Cup», devant Manchester United ! Malgré cette régression (d'ailleurs courante en Angleterre où se maintenir au sommet est une entreprise des plus ardues) aucune critique ne s'abat sur l'Écossais. On sait d'ailleurs que Kevin Keegan connaît certaines difficultés en R.F.A. où il s'est expatrié. Dalglish abat la besogne que l'on attend de lui à Liverpool. Il n'a pas le génie créateur de Keegan, « inventeur » intrépide, culotté ? C'est vrai. Mais on ne l'gnorait pas avant sa venue. Pas question de lui faire porter un chapeau, lui qui évolue toujours tête nue ! En fait, Liverpool n'est pas moins fort quelques mois plus tôt. Tout simplement, les oppositions auxquelles il doit faire face sont plus musclées. Et le petit grain de folie qu'apportait Keegan n'est plus là pour provoquer certaines différences décisives. C'est dans la logique des choses...

Liverpool et Dalglish ont pourtant l'occasion de remettre les choses au point en Coupe d'Europe. Là, ils font le vide. En finale, contre Bruges que l'entraîneur Ernst Happel a transformé en forteresse inexpugnable, Liverpool finit par s'imposer sur un terrain qui lui avait rarement été favorable : celui de Wembley. Cela n'a pas été une grande finale, essentiellement par la faute des Belges qui n'étaient pas venus pour jouer au football mais pour détruire le jeu... et qui y sont parvenus. L'avoir emporté souligne donc le mérite des tenants qui avaient montré en demi-finale, contre leur victime de la finale de Rome, Moenchengladbach, qu'ils n'avaient rien perdu de leur superbe. Aussi bien contre les Rhénans que contre les Belges, Kenny Dalglish a représenté un danger permanent, et sa contribution à la qualification pour la finale puis dans la victoire ultime, a été décisive. Kenny Dalglish a conquis Liverpool. C'était son objectif. Il va, il est vrai, en rater un autre. Avec l'équipe nationale, cette fois. En 1974, l'Ecosse avait été éliminée dès le premier tour de la poule finale sans avoir été battue (à la différence de buts, donc), et elle aspirait à une revanche. 

 Elle est donc citée comme un outsider dangereux pour le Mundial 78 dont elle disputera le tournoi, en Argentine. Bien entendu, Dalglish est de l'expédition. Mais une expédition qui tourne presqu'immédiatement court, à la suite d'une défaite inattendue concédée d'entrée aux Péruviens. Dalglish, comme les autres, a été dépassé par le jeu étincelant de Cubillas et des siens.  Une sombre affaire de doping (l'Écossais Johnstone est reconnu « positif») obscurcit encore cette campagne que l'Ecosse est cependant à deux doigts de sauver quand elle affronte la Hollande. L'Ecosse, animée d'une fureur sacrée, mène 3-1. Encore un but, et elle se qualifiera et... éliminera l'une des grandes favorites du Tournoi Suspense. Un but de Rep sort les Néerlandais de l'impasse et renvoie les Écossais au pays, plus rapidement que prévu. Il s'agit pourtant d'une défaillance collective. Dalglish n'a pas été mauvais. Il n'a pas non plus été le sauveur. Mais en Grande-Bretagne, on ne brûle pas un joueur pour cela. Pas plus que l'on ne condamnera Liverpool, quelques semaines plus tard, pour avoir perdu son titre européen en se faisant éliminer par... Nottingham Forest que le tirage au sort a proposé aux « Reds » dès le premier tour. La vie d'un footballeur écossais est faite de hauts et de bas. Dalglish le sait depuis toujours....





























Bio :
http://www.celticglasgow.fr/spip.php?article80

http://kennydalglish.tripod.com/
http://www.lfchistory.net/player_profile.asp?player_id=287






Birthdate:   04.03.1951
Birthplace:  Glasgow, Scotland
Other clubs:  Celtic, Cumbernauld United (loan)
Bought from:  Celtic
Signed for LFC:  £440000 10.08.1977
International debut:  10.11.1971 vs. Belgium
International caps:  102/30 (55/14 at LFC) - 12.11.1986
Liverpool debut:  13.08.1977
Last appearance: 01.05.1990
Debut goal:  20.08.1977
Last goal: 18.04.1987
Contract expiry:  1990
LFC league games/goals:  355 / 118
Total LFC games/goals:  515 / 172








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