Thursday, September 1, 2011

Friendly 2005 : George Weah Testimonial

Saturday 11 June 2005
Stade Velodrome,
Marseille


 George Weah a failli être élu président de la République du Libéria lorsqu'il s'est présenté aux élections de 2005. N'était-ce pas dans la logique des choses pour « Mister George» qui fut un roi sur le terrain, capable de lever des foules et de faire changer à lui seul le cours d'un match ? George Weah est né à Monrovia, la capitale du Libéria, un des pays les plus pauvres et les plus violents d'Afrique, en 1966. Dès son enfance, il trouve dans le football et les parties endiablées avec ses amis une échappatoire à sa condition. Il est formé au Young Survivors et signe dans les deux plus grands clubs du Libéria, le Mighty Barolle et les Invincible Eleven. Il se taille une jolie réputation de chasseur de buts sur le continent africain et signe au Tonnerre de Yaoundé, un club du Cameroun qui est l'anti-chambred'un transfert en Europe. Pour George Weah, tout va aller très vite, puisque dès sa première saison, les émissaires de Monaco viennent le superviser et le font signer. 

 En 1988, le jeune attaquant débarque sur le Rocher, la tête pleine de rêves et les pieds remplis de feu. Le 17 août de cette même année, il débute en première division contre Auxerre. Très vite, sous la houlette d'Arsène Wenger, alors jeune entraîneur, Weah va prendre confiance et faire parler sa puissance sur tous les terrains. Très véloce, solide et doté d'une frappe de balle lourde et précise, le numéro 9 trouvera le chemin des filets à 47 reprises en 103 matchs sous le maillot de l'AS Monaco. En 1991, il remporte la Coupe de France en battant en finale au Parc des Princes le grand Olympique de Marseille de Bernard Tapie et Jean-Pierre Papin. La saison suivante, George Weah devient la terreur de la Coupe des Coupes et emmène son équipe en finale. Hélas, les Monégasques seront battus par les Allemands du Werder Brème. Déçu par le manque de réalisme de ses coéquipiers et par des problèmes extra-sportifs avec la direction du club, l'attaquant libérien décide de partir. Les propositions sont nombreuses, même à l'étranger, mais Weah souhaite encore progresser dans un championnat qu'il connaît bien et qui convient à son jeu puissant.

Il débarque donc durant l'été 1992 au Paris-Saint-Germain où il va devenir très vite 'idole des supporters. Dès sa première saison, il devient le meilleur buteur du championnat. Il participera activement au titre de champion de France en 1994 et gagnera également deux Coupes de France en 1993 et 1995. Il est la star incontestée du Parc des Princes et marque des buts d'anthologie. Son gabarit et sa musculature impressionnante lui permettent de transpercer les défenses les plus hermétiques. Durant la saison 1994-1995, il va montrer à toute l'Europe son talent phénoménal. Lors de l'épopée européenne du PSG en Champions League qui s'arrêtera en demi-finale contre le Milan AC, «Mister George» va inscrire 8 buts dont une formidable chevauchée contre le Bayern Munich et un autre plein d'opportunisme contre le Barça au Camp Mou. En trois saisons à Paris, l'attaquant va inscrire 55 buts en 137 matchs et devenir un des mythes de ce club. Mais Weah veut gagner des titres majeurs et il sait que ce n'est pas avec le PSG qu'il y parviendra. Alors durant l'été 1995, le cœur gros, il décide de faire ses valises et de signer au Milan AC. À la fin de cette même année, il reçoit la récompense suprême en étant élu Ballon d'Or France Football. C'est le premier, et le seul encore aujourd'hui, joueur africain à recevoir cette récompense. Il est également nommé meilleur joueur FIFA de l'année. Il est donc le meilleur joueur du monde. Avec le Milan, en 1996, il remporte son premier Scudetto et s'intègre parfaitement au sein de la galaxie de stars de l'équipe de Silvio Berlusconi. George Weah va gagner un nouveau titre de champion d'Italie en i999, mais, à son grand désespoir, ne parviendra pas à offrir une Coupe d'Europe au Milan AC. Il décide alors de partir en Angleterre et signe à Chelsea durant l'été 1999. George Weah n'est plus tout à fait le grand buteur qu'il a été et il peine à s'imposer en Premier League. Lors du Mercato, il quitte le club londonien et signe à Manchester City où il ne retrouve toujours pas son niveau de jeu.

Pour tenter de se relancer, il décide de revenir dans le championnat de France et signe à l'Olympique de Marseille durant l'été 2000. Le club phocéen pense alors avoir fait l'affaire du siècle, mais « Mister George» déçoit un peu les supporters phocéens. Pourtant, sur et en dehors du terrain, Weah est irréprochable et continue de travailler sans relâche pour retrouver le niveau qui l'avait propulsé au sommet de la hiérarchie mondiale. Il faut se rendre à l'évidence: à 34 ans, il a perdu une partie de sa vitesse et si son intelligence et son sens du but font encore des étincelles, cela ne suffit plus pour faire la différence. Il part alors aux Émirats arabes unis pour un dernier bon contrat. Pourtant, l'argent n'est pas le but ultime de ce joueur devenu millionnaire. Il pioche même dans sa cagnotte personnelle pour financer son équipe nationale qui rate de peu la qualification pour la Coupe du monde 2002. C'est le seul point noir de la carrière de George Weah qui, avec une sélection nationale très limitée, n'aura jamais eu la chance de participer à une Coupe du monde. Il arrête sa carrière en 2003 et organise son jubilé au stade Vélodrome le 12 juin 2005 avec un plateau de stars du football qui souhaitent rendre hommage au meilleur footballeur africain de tous les temps. Devenu riche et célèbre, « Mister George» souhaite se mettre au service des plus pauvres en devenant ambassadeur de l'Unicef. Il se lancera également en politique dans son pays, perdant de peu l'élection présidentielle de 2005. Une défaite entachée, selon lui, de fraude électorale. Il continue d'aider les plus démunis en montant des projets avec les ONG et participe activement à la reconstruction de son pays ravagé par de nombreuses années de guerre civile. «Mister George» était un Seigneur sur les pelouses de Louis II, du Parc des Princes, de Stanford Bridge ou du Vélodrome. Il l'est toujours dans les rues pauvres de Monrovia...

























Caps









3 comments:

  1. One question... The pics of the Weah's family are of magazine ONZE ???, very familiar for me, je je

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  2. Ahhhhhhhhh... I have the number when Weah wins the Golden Ball... "Princess of Paris and Milan, King of Liberia"... THANKS Twb22 !!!

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