Monday, July 25, 2011

Focus On : Nedved la "Furia Ceca" " I Nostro Campioni"

  Il a bien failli ne pas être là lors de la Coupe du monde. Après une élimination surprise en 1/2 finale de l'Euro 2004 contre la Grèce, Pavel Nedved annonce en effet sa retraite de l'Equipe tchèque. Un gros coup de massue pour tous les supporters de ce magnifique joueur. Dès ses débuts pros avec le Dukla Prague en 1991, celui que l'on va appeler plus tard "l'Ange Blond" ou la "Furie tchèque" fait parler ses qualités. A savoir principalement l'altruisme. Pavel Nedved a 3 poumons et il s'en sert à merveille pour servir des deux pieds ses partenaires. Sa clairvoyance et son habileté lui permettent de donner le tempo à son équipe. Après une 1re saison très honorable, il part donc dans le grand club du pays, le Sparta Prague. Sous la houlette des Chomarec et Nehoda, qui deviendra par la suite son agent, il va être un cadre indispensable de l'équipe. Au total, il remportera 3 titres de Champion et une Coupe de République Tchèque. Sa frappe de balle légendaire fait frémir les gardiens adverses. Durant ces belles années praguoises, il intègre l'équipe nationale en juin 1994, contre l'Eire. Mais sa véritable révélation date en fait du fabuleux parcours de la République Tchèque à l'Euro 1996. Avec une finale perdue contre l'Allemagne, après avoir éliminé la France en 1/2 finale. Après ce fabuleux épisode, il est temps pour Pavel de partir. C'est l'Italie et la Lazio Rome qui lui ouvrent les portes de la gloire. Aux côtés des Vieri, Salas ou Veron, il va faire les beaux jours du club "huppé" de la capitale italienne. En 1998, il remporte la Coupe d'Italie puis la finale de la Coupe des Coupe contre Majorque, où il inscrit un but. Puis en 2000 il gagne son premier Scudetto. Pavel Nedved, adoré par ses supporters, est alors au top.

Pourtant, il fuit les mondanités et les apparitions publiques. Et ne sort que pour aller à la messe. Cinquième enfant d'une mère femme de chambre et d'un père manœuvre, il est surnommé "Medved", qui signifie "Ours" en tchèque. Ce surnom lui va à merveille car il n'a en rien changé. Pavel reste lui-même. Mais ne peut s'empêcher d'être attiré par un club comme la Juventus, avec qui il s'engage pour 41,2 millions d'euros en 2001. Objectif : remplacer Zidane parti au Real. Les qualités ne sont pas les même et le public du Stadio delle Alpi est exigeant, mais Pavel va une nouvelle fois réussir. Après une première saison extraordinaire, il est champion d'Italie et offre un 26e Scudetto à la Juve. La saison suivante, toute aussi régulière, lui permettra de décrocher le deuxième Ballon d'Or pour un joueur tchèque après Joseph Masopust en 1962. Après cette distinction, il rendra hommage aux classes populaires du football. Lui le travailleur de l'éternel. A Turin il va encore remporter trois titres de Champion. En attendant peut-être d'autres. Ses nombreuses qualités en font la plaque tournante de l'équipe. Seule absence de taille à son palmarès: la Ligue des Champions. Le 30 mai 2009, il communique sa décision d'arrêter sa carrière professionnelle même si quelques clubs lui font des propositions. Outre ses nombreuses qualités physiques et techniques, une de ses forces est incontestablement son impressionnante capacité de travail, admirée par tous ses coéquipiers, et qui lui permit de décrocher le ballon d'or en 2003. En octobre 2010, il rentre au conseil d'administration de la Juventus de Turin.

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