Stadio Delle Alpi, Turin
Sebastiao Lazaroni ne pourra pas revenir au Brésil la tête haute. Il a perdu face à l'Argentine la chance unique de prouver que ses conceptions du football étaient bonnes. Il était déjà éreinté par les critiques quand son équipe gagnait, il va être maintenant Sebastiao-le - Maudit. Celui qui a enterré la sélection.Succédant à Carlos Alberto Silva au début de 1989, il offre rapidement au Brésil l'occasion de se couvrir de gloire lors de la Copa America et d'assurer sa qualification pour le Mondiale. Mais déjà des voix aussi célèbres que celle de Pelé s'élèvent pour stigmatiser le goût trop prononcé de Ja sélection pour l'effort physique ainsi que l'adoption de schémas tactiques en contradiction avec les racines profondes du foot brésilien. A ces empêcheurs de jouer... en rond, Lazaroni ne se prive pas d'affirmer : « Techniquement, nous autres Sud-Américains, avons un avantage sur les Européens. En apprenant le goût de l'effort et de la discipline qui est leur grand atout, nous leur serons alors nettement supérieurs. »
La logique de ses propos ne pouvant être prise à contre-pied que sur le terrain, Lazaroni s'efforce de rééquilibrer son équipe en lui donnant plus de rigueur en défense (« désormais, on va jouer avec un libero pour bien assurer le coup derrière... »), tout en laissant la bride sur le cou à la cavalerie légère, qui fait depuis toujours la renommée de la sélection brésilienne. Spectacle et intelligence de jeu deviennent les lignes de force du football préconisé par Lazaroni. Mais, du côté de Rio et de Sao Paulo, on l'attendait avec des bazookas au tournant de la Coupe du monde. Vainqueur, il n'aurait jamais rejoint le panthéon des héros du Maracana, mais on l'aurait toléré ; vaincu, il n'a aucune excuse. Surtout pas celle de dire que son équipe a formidablement joué contre l'Argentine. Car, quand on ne sait pas gagner, on n'a droit à aucun égard. Le Brésil, sur ce point, ne badine pas avec la guillotine.
Et pourtant, c'est vrai que le Brésil a superbement joué pendant quatre-vingts minutes. Plus d'une heure d'un travail bien fait, ciselé par quelques artistes aux pieds d'or. La supériorité des Brésiliens tourne à la démonstration. Careca s'infiltre en dribblant, c'est la panique chez les champions du monde. Dunga, Mauro Galvao, Aldaïr et Gomes Ricardo emballent l'équipage pour permettre à Valdo de tirer les ficelles au bout desquelles les défenseurs latéraux Branco et Jorginho percent les Argentins sur leurs flancs. Alemao cavale comme un trotteur increvable. Bref, c'est l'embellie. Le Brésil tire, mais il fait trembler les barres (tête de Dunga, frappes de Careca). En face, c'est la déconfiture, et Bilardo vit un crève-cœur. Il voit évoluer le Brésil comme il aimerait que l'Argentine puisse jouer. C'est le football dont il rêve, mais qu'il n'a pas pu inculquer aux hommes de la sélection. « Après 7e titre mondial de 1986, plus de 160 joueurs ont quitté l'Argentine, et nous n 'avons jamais pu travailler un nouveau système de jeu. » Et c'est vrai que son équipe joue comme une malade, à cloche-pied, personne sur les ailes, tout le monde au milieu. Désorientée, désorganisée, sans inspiration, elle est incapable de porter le danger chez l'adversaire, d'autant que Maradona passe plus de temps les jambes en l'air que les pieds par terre. Goycochea, le gardien, ne sait plus où donner de la tête. Il a le vertige.
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FR repost lien mort retrouvé
Absolument pas destin etre copié collé
dans d'autres sites ou chez le crevard chris sur youtube
WC.1990.Braz.Arg.twb22.mp4
1.46 Go https://1fichier.com/?b6gkuz1e1remj888hp4w
please put the parts from rapidshare - megaupload dont work since 1 years ago , thanks.
ReplyDeleteviva argentina, viva brasil. reupload please.... megaupload gone.
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