Wednesday, May 25, 2011

European Cup 1977 1978 Liverpool Borussia Mönchengladbach

Final
25 May 1977
Stadio Olimpico,

Rome
Referee Robert Wurtz (France)
Attendance 57,000


 Splendide théâtre d'une finale de Coupe d'Europe qui réunissait les deux meilleures équipes du continent, Rome allait résonner toute la nuit des bruits de la victoire. Les Anglais plongeaient dans la fontaine de Trévise à la manière du célèbre film, « La Dolce Vita », alors que les Allemands, beaux perdants, tentaient de reprendre en chœur les chants du kop. Arrivés la veille après un voyage un peu éprouvant, les hommes de Bob Paisley, le manager, restaient sur une défaite en finale de la Coupe d'Angleterre face à Manchester United et voulaient, à tout prix, enlever cette Coupe des Champions, une année après avoir gagné à Bruges leur seconde Coupe U.E.F.A. Le problème était de savoir s'ils auraient récupéré de leurs multiples efforts à une époque où la chaleur faisait son apparition. D'autant plus que certains joueurs étaient toujours absents (Thompson et Toshack surtout) et que d'autres semblaient en méforme (Smith, Kennedy et Heighway en particulier).


Lorsque Monsieur Wurtz (une présence française en finale) donnait le coup d'envoi, alors que le soleil se couchait derrière les collines romaines, on s'aperçut que les deux équipes n'adoptaient pas la même tactique de jeu. Du côté anglais, on restait très souple dans le marquage. Certes, Neal et Jones, les arrières latéraux, s'occupaient respectivement de Heynckes et Simonsen, les ailiers allemands, mais Hughes et Smith, au centre, marquaient plutôt de loin les attaquants Schâffer et Stielika alors qu'en demi, Callaghan, Kennedy et Case formaient un premier rideau défensif. Quant aux attaquants, ils effectuaient un pressing qui devait gêner les Allemands tout au long de la partie. Ces derniers restaient fidèles à leur marquage individuel et à leur jeu de contre-attaque. Le capitaine, Serti Vogts, marquait Keegan, Mac Dermott jouant trop en milieu et bougeant sans cesse, alors que c'était Bonhof qui surveillait Case, le buteur anglais de ces dernières semaines. En demi, on retrouvait ce même Bonhof, joueur Infatigable, mais Wimmer était rapidement remplacé et ce changement ne facilitait pas les choses pour Mônchen-Eladbach. Enfin, en attaque, seul Simonsen donnait l'impression de pouvoir marquer un but, Heynckas étant trop timoré, mal remis certainement de son opération au genou. Les cinq premières minutes de la rencontre ressemblaient plus à un round d'observation, mais c'étaient les Allemands, à la cinquième minute, qui se procuraient la première occasion de but. Heynckes récupérait un coup-franc de Bonhof, contrôlait le ballon et voyait son tir contré au dernier moment par Smith, à six mètres du but de Clémence.

Aussitôt commençait la démonstration de Liverpool. Bien décidés à imposer leur jeu, les « Rouges » s'installaient dans le camp allemand et pouvaient, à tout moment, ouvrir le score. Case, Keegan, Kennedy tentaient leur chance, mais Kneib veillait dans le but de Mônchenglabach. Peu après que Simonsen ait échoué de justesse, on assistait à une contre-attaque de Bonhof (22*) qui, balle au pied, remontait le terrain et tirait en pleine course de vingt-cinq mètres. Le ballon venait frapper le poteau droit du but de Clémence, battu. Un mauvais coup du sort pour les Allemands qui voyaient sortir Wimmer trois minutes plus tard, claqué. Dès lors, la cause était gagnée pour Liverpool. A la vingt-huitième minuta, Bonhof perdait un ballon à quarante mètres de ses buts. Callaghan récupérait, transmettait aussitôt à Heigh-way qui en profitait pour faire admirer son dribble chaloupé. Il donnait une excellente balle à Mac Dermott qui s'était astucieusement démarqué dans le dos de Wittkamp et qui, d'un beau tir, marquait le premier but de Liverpool.

Jusqu'à la mi-temps, les Anglais multipliaient les actions dangereuses et c'est grâce à la valeur de Kneib que les Allemands rejoignaient tes ves-. tiaires sur ie score minimal. Pourj la seconde période, les Allemands) revenaient sur le terrain,.! certainement sermonné par Latteks pendant le repos, avec de meilleures; dispositions. Ils étaient plus Incisifs et II fallait une mauvaise passe de Case a Neal pour que Simonsen, de quinze mètres en coin, loge la balle dans la lucarne opposée de Clémence. Un but magnifique qui remettait les deux équipes à égalité (51° minute). Tout était à craindre pour Liverpool puisque, treize minutes plus tard, Simonsen alertait Stielike qui se présentait tout seul devant Clémence. Mais le gardien des « Rouges » et de l'équipe d'Angleterre, bien sorti, repoussait du pied et retançait ainsi la machine anglaise. Deux minutes plus tard, un corner de Heighway était repris de plein fouet de la tête par Smith qui, à trente-six ans, donnait l'avantage à son équipe. Le vieux Tommy, qui devait célébrer son jubilé de fin de carrière deux jours plus tard, connaissait son jour de gloire dans la cité éternelle. Les supporters le saluèrent comme iK se doit et le numéro 4 anglais allait terminer le match avec rigueur et sérieux. Heighway, deux fois, était encore sur le point de marquer alors que Clémence sauvait miraculeusement devant Simonsen bien près d'égaliser.

Mais les Allemands n'avaient plus le moral et ils sentaient qu'une nouvelle fois une Coupe européenne allait leur échapper. C'est Keegan, indirectement, qui allait leur donner le dernier coup de grâce. Kevin, qui n'avait cessé de prendre l'avantage sur Vogts tout au long de la rencontre, s'échappait une nouvelle fois et le capitaine allemand n'avait d'autre ressource que de le faucher dans la surface de réparation. C'était le penalty indiscutable. Neal se chargeait de transformer la sentence suprême (84° minute). Trois buts à un, la cause était entendue et le score reflétait parfaitement là très nette domination de Liverpool. La fin du match ne donnait lieu à aucun changement et il restait aux Anglais à recevoir leur Coupe d'Europe, dix ans exactement après la première victoire britannique dans cette compétition (le Celtic face à Tinter Milan). Ils l'avaient bien mérité, eux qui sont certainement les meilleurs de l'année. Pendant de nombreuses minutes, les « Rouges » allaient saluer leurs supporters. Et déjà, dans la fumée de la fête du Holiday Inn, les « Rouges - ne pensaient qu'à une seule chose : tenter de garder, l'an prochain, la belle coupe gagnée à Rome. Les ogres de Liverpool ont décidément un gros appétit.



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