Thursday, November 18, 2010

Championnat de France 1992 1993 Marseille Paris Sg

Samedi 29 Mai 1993
Stade Vélodrome,
Marseille
Spectateurs : 37178
Arbitre : Didier Pauchard
Trois jours après Munich

 La saison 92-93 a marqué un tournant dans la politique marseillaise : les ambitions étaient volontairement, tout au moins officiellement, réduites à la seule conservation du titre de champion de France. La pression sur les joueurs, du moins en théorie, se taisait moins précise. En gros, on leur laissait enlin la possibilité de jouer en paix. Et puis, comme prévu, l'équipe de France de Houiller s'est faite moins «demandeuse» de joueurs marseillais, avec l'arrivée au top-niveau du PSG des Fournier, Le Guen, Lama, Ginola et même Sassus. Goethals, revenu aux affaires, a su, contraint et forcé peut-être, faire tourner son effectif. Vingt et un joueurs ont participé à la conquête de ce cinquième titre consécutif. Ce doit être un record pour celui que l'on a appelé le «sorcier belge». L'équipe marseillaise était moins brillante que sa devancière Moins spectaculaire. Moins star. Mais aussi moins tributaire de la forme d'un buteur (Papin) ou de la prise en individuelle de ses meneurs de jeu (Waddle ou Pelé). Moins articulée en défense autour d'un roc comme Mozer. Elle a, c'est un évidence chiffrée (36 buts encaissés), beaucoup souffert dans ce secteur. Beaucoup tâtonné. 

 Des cadres supérieurs comme Pascal Olmeta, Bernard Casoni et Manuel Amqros y ont laissé définitivement leur place. Boli et Desailly n'ont plus quitté la défense centrale dès que Casoni en a été écarté. Barthez s'est glissé dans la peau d'un titulaire indiscutable avec un culot et un talent incroyables pour un garçon de cet âge. Angioma et Di Méco intraitables dans les couloirs et la défense olympienne était parée pour toutes les conquêtes. Là, il ne s'agissait plus seulement de défendre. On ne l'a peut-être pas assez souligné: quand i'OM encaissait un but, il en plantait... deux. (72 buts). Mais la vraie trouvaille est que ces buts n'étaient pas marqués, en majorité, par un seul joueur mais par deux: Voller et Boksic, voire un troisième, Sauzée (53 sur 72 à eux trois). Voller confirmait ainsi qu'un grand buteur ne meurt jamais. Et Boksic, vingt-deux ans, qu'il était bien l'espoir annoncé. Deux styles complètement différents, rusé pour l'Allemand, avaleur d'espace pour le Croate. Les deux compères surent mettre leurs qualités au service de l'autre et trouvèrent rapidement la bonne carburation. Dans le bilan final, cette complémentarité Vôller-Boksic pèse lourd. L'OM leur doit beaucoup. Comme à Didier Deschamps qui surmonta, avec son équipe, un début de championnat calamiteux pour prendre toute sa place en milieu de terrain en même temps qu'il devenait capitaine à la place de Casoni. Deschamps, incroyable meneur d'hommes et nsatiable pourvoyeur de fonds... de jeu, complément direct, avec son ancien coéquipier de Nantes Jean-Jacques Eydelie, de Franck Sauzée et de Pelé, aura marqué la saison. Ce cinquième titre de champion de France consécutif, Marseille le doit aussi beaucoup au manque de réalisme de ses principaux adversaires. Monaco d'abord, roi du surplace, incapable de marquer un but dans la deuxième partie du championnat. Tout comme le PSG, pris dans un cycle infernal qu'il ne connaissait plus: championnat-Coupe d'Europe-équipe de France-Coupe de France. A l'évidence, Klinsmann, à Monaco, et Weah, au PSG, étaient bien trop seuls pour faire basculer les matches décisifs. Le recrutement récent de ces deux équipes prouve que la leçon a été retenue.

Avec plus de sérénité affichée et moins de pression, Marseille a donc réalisé son rêve. Magnifique, fabuleux, formidable, cette épopée aurait pu être exemplaire si elle ne s'était pas accompagnée en cours de saison de quelques dérapages. De quelques attitudes indignes. Choquantes. On ne parle pas ici, seulement, de ['«Affaire" VA-OM dont l'enquête au moment où nous écrivons ces lignes est en cours. Mais surtout, de l'image d'un président-ministre, à l'époque, qui «monte la garde» devant le vestiaire d'un arbitre (Alain Sars), après un match perdu à Monaco sur un penalty justifié. Un mois après que Voiler ait battu Lyon à domicile grâce à un but... de la main! Tout cela est de trop. D'autant que la victoire de Marseille en championnat, cette saison, ne se discutait pas. Même, et surtout, avec les arbitres...





2 comments:

  1. TWB22, this file - http://www.megaupload.com/?d=ODU5VDA2 - from Benfica-Anderlecht 2ºleg is the same problem of the last Ipswich-Az 67.
    Thank´s, and good rips.

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  2. yes i know be patient.
    Anyway new links on upload for all files uploaded since 9th november (see note on top of blog)

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