Wednesday, April 20, 2011

Hellas Verona Stagione 1984 1985

« Dans une petite ville comme Vérone, nous n'aurons jamais la dimension ou les moyens de la Juve. Alors nous voulons procéder avec sagesse, de manière rationnelle. Nous devons construire petit à petit... »
Quand nous quittons Vérone, en mars 1983, l'équipe de Bagnoli lutte avec les grands du championnat. Elle terminera a une quatrième place qualificative pour TU.E.F.A., derrière la Roma, la Juve et L'Inter. Les grandes figures de la « squadra gialloblu » sont alors le gardien Garella, les défenseurs Oddi, Tricella, Marangon, le milieu Dirceu, le buteur Penzo, l'ailier gauche Fanna. Elles vont disputer et perdre la finale de la Coupe d'Italie contre la Juve (2-0 et 0-3). En 1983-84, donc, Vérone s'agite pour rendre son équipe encore plus compétitive. Oddi repart à Rome, qui offre l'attaquant lorio en échange. Penzo rejoint la Juve, qui cède en contrepartie un jeune avant-centre nommé Galderisi. Storgato aussi arrive de la Juve. Dirceu part à Naples. Jordan vient de Milan. Zmuda demeure le second étranger. Malheureusement, le Polonais va vivre une nouvelle saison parsemée de pépins physiques et il n'apparaftra pratiquement pas. Alors que tous les clubs italiens ont recruté à qui mieux-mieux les grandes stars du football mondial, l'échec de l'étranger Zmuda et la discrétion de Jordan caractérisent Vérone, dont la saison est décevante. En championnat, les hommes de Bagnoli se contentent d'une sixième place. En Coupe d'Europe, ils passent le premier tour face à l'Etoile Rouge de Belgrade mais chutent au second devant les Autrichiens de Sturm Graz. Reste la coupe pour sauver la saison. Une nouvelle fois, Vérone arrive en finale. Une nouvelle fois, elle perd, contre la Roma cette fois. L'équipe de Falcao devant disputer la finale de la Coupe des Clubs champions, il reste l'espoir déjouer la Coupe des Coupes. Mais Liverpool bat Rome aux penalties. Ce soir-là, à Vérone, nous en connaissons qui ont eu envie d'étrangler un certain Bruce Grobbelaar... Le bilan de la saison est d'autant plus rageant qu'en championnat, une malencontreuse défaite à domicile face à L'Inter lors de l'avant-dernière journée a privé les Véronais d'une quatrième place qualificative pour l'U.E.F.A...

Les lamentations, cependant, ne durent pas longtemps. Bien avant que l'échec ne soit consommé, en effet, les dirigeants du clubs ont préparé la saison 1984-85. Storgato pan à la Lazio. lorio retourne à Rome. Jordan en Angleterre. Zmuda trouvera preneur à Crémone. La place est libre pour deux étrangers. IJ convient cette fois de ne pas se tromper, car on annonce la fermeture des frontières pour la saison 1985-86. Mascetti, Bagnoli, le président Guidotti et le vice-president Champian ne vont pas se tromper. L'Allemand Briegel est d'abord engagé. Ce sera ensuite le tour d'Elkjaer Larsen, qui se révèle lors de l'Euro 84 et ne se fait pas prier pour réaliser une bonne opération financière.
Pour expliquer ce qu'il convient d'appeler une belle réussite, il faut évidemment mettre en avant le formidable apport des deux recrues étrangères, Briegel et Elkjaer. Le premier, Hans Peter Briegel a réalisé une saison magnifique. Révélant, au-delà de ses qualités de décathlonien bien connues, un sens du jeu et une présence qui s'affirment d'autant plus désormais qu'il occupe un poste de milieu de terrain lui permettant de « s'éclater » véritablement dans tous les compartiments du jeu. En défense lorsque c'est nécessaire, pour prêter main forte à ses coéquipiers des lignes arrières. Dans un rôle de relayeur où il peut exprimer à la fois sa lucidité et son dynamisme. Et même en attaque, quand les hommes évoluant en pointe sont emprisonnés dans l'étau du catenaccio des opposants. La preuve : Briegel, à la mi-avril, avait déjà inscrit neuf buts, la plupart décisifs pour la récolte de points. Nous l'avions vu notamment à Côme en inscrire un superbe, au terme d'une montée de cinquante mètres, qui avait valu deux points de mieux dans l'escarcelle véronaise. 

Preben Elkjaer Larsen, lui, fut plus  intermittent. Six buts, un certain nombre de forfaits sur blessure. Mais il ne viendrait à ridée de personne de remettre en cause son apport. Ni sur le terrain, où son enthousiasme, ses envolées  spectaculaires, ses déboulés ou ses démarrages usent les défenses et ravissent le public. Ni au dehors, où sa bonne humeur et sa décontraction contribuent largement à préserver une excellente ambiance au sein du groupe. Bien sûr, Elkjaer accuse parfois certaines absences dans le jeu. Mais le seul fait qu'il soit sur le terrain n'est pas de nature à tranquilliser l'adversaire. Un Elkjaer peut se réveiller à n'importe quel instant pour placer un démarrage définitif, ou tenter Tune de ces percées en solitaire d'autant plus dangereuses qu'elles paraissent complètement insensées  auf pour lui. Èlkjaer, ce n'est pas la régularité, ce n'est pas l'intelligence de jeu, ce n'est pas l'un des maillons d'une collectivité qui s'efforce de créer. C'est un soliste impénitent qui se régale et régale le public dans son style « bison » et entreprend les choses les plus difficiles avec la certitude qu'il ira au bout. On ne lui demande pas autre chose, au sein d'une formation dont la principale vertu est moins l'empreinte d'un jeu technique et imaginatif que la détermination et le dynamisme de ses membres. 


Mais continuons les présentations. Dans les buts, on trouve toujours le grand Claudio Garella (30 ans), qui, après avoir porté notamment les maillots de Torino, Novara, Lazio et Samp-doria, termine sa quatrième saison à Vérone. Avouons-le, le portier véronais n'est guère élégant. Il n'est pas un styliste comme Dassaev. Mais il est efficace. Et le fait que Vérone possède la meilleure défense du championnat en est bien une preuve. L'homme fort de cette ligne défensive est assurément le libero Roberto Tricella. A 26 ans, cet ancien joueur de Tinter, arrivé à Vérone en 1979, est désormais considéré comme un grand joueur. Beaucoup voient en lui un digne successeur de Scirea en sélection nationale. A ses côtés, dans l'axe, on trouve Silvano Fontolan (30 ans), au club depuis deux ans après avoir joué à Corne et à l'Inter. Un excellent jeu de tête mais une certaine lenteur. A droite, Mauro Ferroni (30 ans), un Romain qui a fait l'essentiel de sa carrière à la Sampdoria, avant de signer à Vérone en 1983. Un défenseur agile, vif, correct, mais dont la relance et l'apport offensif laissent à désirer. Son alter ego, côté gauche, est Luciano Marangon (29 ans), qui joua à Vicenza, Naples, Rome et signa à Vérone en 1982. De la même manière que Ton pourrait comparer Elkjaer à Boniek, on pourrait définir Marangon comme le Cabrini de Vérone. Efficace et intelligent.

En milieu de terrain, hormis Briegel dont nous avons déjà parlé, le second homme fort est un chauve sympathique de 27 ans, Pietro Fanna ex-ailier gauche de la Juve, à Vérone depuis 1982. Nous nous souvenons avec quelques regrets de sa capacité à déborder. Cela ne lui arrive plus que très rarement, puisqu'il est désormais chargé d'être une sorte de régulateur-orientateur que Ton voit un peu partout sur le terrain. Un rôle dans lequel il excelle, puisqu'il est très doué techniquement et qu'il voit clair, mais qui Ta privé cette saison du plaisir de marquer. Domenico Volpati, autre milieu, est lui, un vieux de la vieille. Mais à 34 ans, et après avoir traîné ses crampons de Borgomanero, petit club de série D, à Brescia en passant par Solbialèse, Reggiana, Monza ou Torino, il a toujours une belle santé. Et il demeure précieux par sa capacité à jouer partout de manière propre, faute de donner dans le génie. Le quatrième larron du milieu est Antonio Di Gennaro, Florentin de 27 ans, qui est au club depuis quatre saisons. Il a grandi avec l'équipe façonnée par Bagnoli, après avoir débuté à la Fiorentina et être passé à Pérpuse. Il arrive aujourd'hui en équipe nationale, avec laquelle il a notamment laissé une excellente impression, dernièrement en Grèce. La ligne d'attaque, cela ne vous surprendra pas, ne compte que deux éléments. L'un étant Elkjaèr, il nous reste à examiner le cas de Giuseppe Galderisi. Quand Vérone, il y a deux ans, le fit venir de la Juve pour compenser le départ de Penzo, cet avant-centre n'avait pas encore vraiment percé. En 1981-82, il avait joué seize matches et inscrit six buts pour les Bianconeri. La saison suivante, on ne le vit que sept fois, et aucun gardien ne s'inclina face à lui. La Juve le laissa partir sans grand regret. Elle pourrait bien s'en mordre les doigts d'ici peu.

Car Galderisi, qui n'a que 22 ans, commence à faire son trou. Sept buts la saison passée. Une dizaine celle-ci. Il monte et à Vérone on espère qu'il ne s'arrêtera pas là. Ce joueur du format de Paolo Rossi est un très bon technicien, rapide, vif, courageux dans les situations chaudes, très ambitieux (ce qui le pousse parfois à un excès d'individualisme), mais aussi très sympa, ouvert et amical.
A ces éléments de base, on peut ajouter notamment, extraits d'un groupe de dix-huit joueurs, le milieu Sachetti (27 ans) titulaire Tan passé mais blessé pendant neuf mois. Pas un grand technicien, mais un joueur qui travaille beaucoup. Ou encore Turchetta, 28 ans, qui remplaça Elkjaèr quand celui-ci fut blessé et qui possède un bon dribble. Ou enfin Bruni (25 ans), ex-joueur de la Fiorentina.
Voilà pour les hommes. Qu'en est-il du jeu ? Comme on Ta laissé entrevoir, il ne révolutionne pas les sacro-saintes données conformistes du football « moderne». Un 4-4-2 classique, où Ton cherche les possibilités de contre, une circulation de balle relativement propre dans les phases de domination, mais tout de même un manque évident de possibilités créatrices. On compte sur la hargne, la volonté, la détermination des Briegel, Elkjaèr, Galderisi, et sur les travaux d'approche des Di Gennaro, Fanna ou Marangon, qui sont assez bien ordonnés même s'ils manquent souvent d'imagination ou de finesse. Au crédit de Bagnoli, on notera que Vérone ne ferme pas systématiquement le jeu à l'extérieur (il semblerait d'ailleurs que l'apport des joueurs étrangers soit bénéfique sur ce plan à pas mal d'équipes, comme Torino, par exemple, avec Junior). En résumé, un football qui n'enthousiasme pas les puristes (et d'ailleurs y en a-t-il en Italie?), mais qui ne condamne pas non plus à l'ennui. Suffisant, en tout cas, faute d'un adversaire manifestant plus d'originalité dans les conceptions, pour devenir champion.
Un premier titre qui a ravit un public fidèle (17 500 abonnés, 39000 spectateurs de moyenne dans un stade qui en contient 43 000) et récompensé un club aux moyens qui ne seront jamais ceux de L'Inter, de la Juve ou de la Roma. <<A long terme, on ne pourra jamais rivaliser avec eux, affirme aujourd'hui encore Mascetti. Nous sommes le club d'une ville de 300 000 habitants. Notre ambition sera toujours limitée par ce problème économique. Nous envisageons d'agrandir notre stade jusqu'à 50 000. De conserver nos joueurs. De retoucher l'équipe si possible, mais nous savons très bien que les grands joueurs italiens seront toujours plus attirés par les grands clubs qui peuvent les payer royalement... » La réussite de Vérone n'en est que plus méritoire.

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3 comments:

  1. Thanks for this Happy Eastern gift!

    Grande epoca!

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  2. can you re-up????????????????????'pleaseeeeeeeeeeeee

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