Thursday, September 15, 2011

European Cup 2011 2012 Lille Cska Moscow


Day one
Group Stage
14 September 2011
Stadium Nord Lille Métropole,
Villeneuve d'Ascq
Referee: Olegario Benquerenca
Attendance: 15274

Excepté Lyon et, à un degré moindre, Marseille, les clubs français ne savent jamais quand ils retrouveront la Ligue des champions au moment où elle prend congé d'eux sans ménagement. Pour Lille, t'attente, qui s'étire depuis quatre ans et demi, va expirer ce mercredi, avec la réception du CSKA Moscou. Son histoire dans cette compétition, qui s'est arrêtée le 7 mars 2007, à Old Trafford, sur une élimination en huitièmes de finale (0-1,1-0), va donc de nouveau s'écrire à pleines pages. Depuis le temps, l'encre est un peu sèche, mais quelques émotions pourraient l'humidifier cette semaine, puisque le match face à l'équipe russe équivaut pour le LOSC à un soir de première. En effet, le club nordiste n'avait jamais participé en tant que champion de France à cette épreuve, que vont découvrir Eden Hazard, Rudi Garcia ou bien le Stadium Nord, écarté des réjouissances lors de la dernière décennie.

C'est la première fois que Lille accède à cette école supérieure du football qu'est la Ligue des champions après avoir fini premier de la classe. Troisième de Ligue 1 en 2001, deuxième en 2005 et de nouveau troisième en 2006, le LOSC se présente cette fois-ci avec des habits de lumière qui éclairent sa présence de façon plus crue. Son titre hexagonal lui confère-t-il une responsabilité plus forte, une obligation de résultats accrue? « Je ne ressens pas de pression particulière par rapport à notre club, répond le président Michel Seydoux. Mais on a quand même un devoir par rapport au foot français : on veut montrer qu'on n'est pas champion par erreur. Mais ce n'est pas une pression, là non plus.» Rudi Garcia ne tient pas non plus, à donner un poids superflu à la couronne qui ceint le club nordiste depuis le printemps. «Disputer cette épreuve en tant que champion de France ne change rien, répond le coach de Lille. Mais avoir fini à la première place du Championnat est important, dans le sens où ça donne davantage de confiance aux joueurs que si l'on avait terminé deuxièmes ou troisièmes. » Il n'y a rien de mieux que le succès, en effet, pour faire grandir un groupe, lui apporter les centimètres les plus précieux, ceux qui font une différence de taille à l'instant de défier les géants du continent. 


Mais si l'inter Milan s'inscrit dans cette élite, le CSKA Moscou et Trabzonspor n'apparaissent pas au premier rang des cadors européens. « Tout le monde nous répète que c'est jouable, ce qui n'est pas faux, note Frédéric Bompard, l'adjoint de Rudi Garcia. Mais le CSKA Moscou et Trabzonspor doivent se dire exactement la même chose que nous. » Alors, entre confiance et suffisance, il va falloir régler la balance avec justesse. «On a toutes nos chances, mais le danger, justement, c'est d'avoir à jouer des équipes comme celles-ci, qui sont un peu moins prestigieuses et médiatiques, abonde Rudi Garcia. On a l'impression que c'est ouvert pour la deuxième place, mais j'espère que ça va être la vérité, pas seulement une impression. Ça peut être un groupe très dangereux, car il ne faudra pas que les joueurs s'imaginent que ça va être plus facile. Heureusement, en Ligue des champions, il n'y a pas besoin de les motiver. Il faudra jouer notre jeu.» Celui qui a conquis la France, en attendant, peut-être, de séduire l'Europe.

Jusqu'au bout, on a pu craindre que le génie belge de Lille n'aille distiller ses éclairs sous un autre maillot. Mais aucun cador européen n'a craqué pour lui au point de croquer ses économies. Alors, la « proposition indécente » tant redoutée par les décideurs nordistes n'a jamais été formulée. « On a tout fait pour qu'elle ne vienne pas, explique Michel Seydoux. Si on avait laissé un peu d'espace, elle serait arrivée. Mais nous comptions sur Eden. » « Depuis le 1er septembre, il est intransférable et c'est une bonne chose, se réjouit Rudi Garcia. S'il avait quitté le LOSC cet été, on serait allé au-devant de grosses désillusions sportives. » Heureusement, pour le bonheur de Lille et celui de la Ligue 1, Eden Hazard n'a donc pas changé d'air. Cela lui laisse l'opportunité de montrer directement son savoir-faire à ceux qui l'épient. Et il n'a même pas attendu la Ligue des champions pour le faire. À Saint-Etienne, le week-end dernier, Lille a signé sa deuxième victoire à l'extérieur (1-3) et le jeune Belge son premier doublé en Ligue 1, près de quatre ans après ses débuts en Championnat (contre Nancy, le 25 novembre 2007). Après une première période terne, il a remis le LOSC en ordre de marche en se démultipliant soudain : il a permuté côté droit, a glissé dans l'axe, dans un rôle de faux avant-centre, il a reculé en numéro dix, voire encore plus bas. Il est allé chercher les ballons, s'est emparé des clés du jeu lillois. 

C'est un signe de la maturité et du rôle qu'il a acquis dans cette équipe. Sur deux actions individuelles - un slalom ponctué d'un extérieur du droit et une frappe du gauche dans un angle impossible - le meilleur joueur de 2010-11 (élu par ses pairs) a relancé le club nordiste dans le match. Résultat : une troisième victoire d'affilée en Championnat pour les Dogues et un réveil statistique pour Hazard, au meilleur moment, à trois jours de sa découverte de la Ligue des champions. Rudi Garcia remarque : « Eden était déjà capable de faire des actions comme celles-là. Là, il s'est montré une nouvelle fois décisif, ça tombe bien, c'est ce qu'on lui demande. » L'intéressé n'a pas vraiment d'explication sur sa bonne entame, à peine perturbée par les polémiques qui brouillent son avenir en sélection belge : « Je me sens bien en ce moment, j'essaye des choses et ça marche. » Qui a dit que le football était un sport compliqué ? « II prend de plus en plus de responsabilités, se réjouit Rudi Garcia. Je lui en ai donné davantage sur les coups de pied arrêtés, par exemple. Tout ce qu'on attend de lui, c'est qu'il soit décisif. » Et qu'il fasse de la Ligue des champions un terrain de jeu à la dimension du talent qu'on lui prête.

L'hymne de la Ligue des champions, sorte de petite musique du bonheur, va très bientôt caresser ses oreilles. « J'étais sur le plateau de Canal pour le tour préliminaire de Lyon, raconte l'entraîneur de Lille. C'est vrai que l'entendre, ça donne hâte d'y être ! » Son attente est désormais révolue, car le LOSC va faire son entrée en scène sur le théâtre européen ce mercredi, grâce au premier rôle joué en Ligue 1 la saison dernière. Champion de France pour la première fois de sa carrière, Rudi Garcia s'apprête, désormais, à ouvrir la porte qui donne sur un jardin extraordinaire, peuplé de matches et de joueurs de haut niveau. Au-delà des considérations d'usage, qui rapportent le plaisir de disputer une telle compétition, l'ancien technicien du Mans avoue des regrets, liés à la mutation de son effectif. Gervinho, Rami et Cabaye, trois de ses hommes de base, ont en effet répondu à l'appel du large et suivi le courant, souvent irrésistible, des transferts. « Depuis le mois de mai, l'équipe a changé à 30%, et le groupe à 50%, constate Rudi Garcia. C'est énorme ! Quand tu finis champion, tu as envie de garder tout ton effectif et de prendre un joueur par ligne. Du coup, il faut rebâtir et les nouveaux doivent intégrer la philosophie de jeu de l'équipe. Il faudra du temps pour trouver la complémentarité et l'équilibre. J'aurais aimé voir le comportement de l'équipe de la saison dernière en Ligue des champions, voir ce qu'elle valait face à de grosses cylindrées. Tu fais toute la saison avec un groupe, et puis.. Nos deux dernières recrues connaissent heureusement cette épreuve. Il y en a même un (Cole, en 2008, avec Chelsea) qui est allé en finale ! C'est très important en termes d'expérience. » La sienne se circonscrit jusque-là à l'Europa Ligue, une compétition qui fut placée au plus bas sur l'échelle des priorités nordistes en 2010-11. Quelques mois après une élimination face au PSV Eindhoven (2-2,1-3) avec une équipe bis, en seizièmes de finale, il s'agit cette fois-ci pour Rudi Garcia de jouer à fond la carte de l'Europe.

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