Tuesday, April 19, 2011

Nasl 1980 Washington Diplomats New York Cosmos

Regular season
National Conference
Eastern Division
1 June 1980
Robert F. Kennedy Stadium, 
Washington

La NASL értait composée de huit équipes en 1972, quinze en 1974, vingt l'année suivante. En 1978, la situation était stabilisée : vingt-quatre clubs, comme aujourd'hui. Lorsqu'on regarde la répartition géographique de ces équipes : on trouve trois équipes canadiennes (Toronto, Vancouver, Edmonton), six équipes de la Côte Ouest (Seattle, Portland, San José, Los Angeles, Anaheim et San Diego), six équipes du « Centre » (Minnesota, Chicago, Tulsa, Dallas, Memphis, Houston), et enfin neuf équipes de « l'Est » (New England Tea Men, New York, Rochester, Détroit, Philadelphie, Washington, Atlanta, Tampa Bay, Fort Lauderdale).

En examinant les chiffres, maintenant, on s'aperçoit que le « soccer » est à la troisième place en moyenne de spectateurs (15000), derrière le football américain et la base-bail, devant le hockey sur glace et le basket-bail. D'autre part, en 1979, quatorze clubs sur vingt-quatre ont réalisé sur l'année une affluence moyenne supérieure à celle du championnat français (environ onze mille spectateurs). Le base-bail est d'ailleurs la seule véritable concurrence du « soccer » qui se joue aussi au printemps et en été. La présence de clubs canadiens dans la NASL est conforme aux traditions du sport américain. Tous les clubs sont des sociétés commerciales dont les « franchises » sont possédées par des gens très divers : des chefs d'entreprises, des grandes sociétés, des groupes de télévision. Ce sont eux qui garantissent, au début de chaque saison, la solvabilité du club. Mais ce qui peut arriver, c'est que la franchise soit vendue pour la saison prochaine. Une équipe qui jouait à Hawaï peut, quelques mois plus tard se retrouver à Tulsa, à plusieurs milliers de kilomètres de ses bases. Encore que dans ce cas, ce fut une bonne initiative. L'équipe végétait à Haiwaï et « explosa » à Tulsa, faisant du « soccer » — grâce à un industriel de la boulangerie — le sport numéro un de cette « petite » ville.
La télévision assure, de son côté, une promotion efficace du « soccer ». La chaîne ABC transmet régulièrement les grandes rencontres du championnat. Un seul vrai problème : le peu de temps morts du « soccer » gêne l'insertion des messages publicitaires. Mais la véritable promotion du « soccer » aux USA, c'est la masse de plus en plus importante de jeunes qui ont découvert ce sport, ces dernières années. 750 000 de ces jeunes jouent sous le patronage de la United States Soccer Fédération. 250 000 ont choisi le YMCA Program. 250 000 autres sont regroupés auprès de l'American Youth Soccer Association. Et le mouvement ne va qu'en s'emplifiant. Et même si la majorité des joueurs de « soccer » des grandes équipes sont étrangers (Anglo-Saxons, Allemands, Hollandais, originaires d'Amérique Centrale ou d'Amérique du Sud), on a assisté, ces derniers mois, à un véritable « boom » des jeunes Américains : Rick Davis et Jeff Durgan (Cosmos), Steve Moyers (California Surf), Greg Villa (Fort Lauderdale), Doc Lawson et Ty Keough (San Diego). Une pépinière, aussi, de bons gardiens est en train de se constituer avec Alan Mayer (California Surf), Jack Brand (Seattle), Winston Dubose (Tampa Bay) ou Dragan Radovitch (Washington). Ce sont eux, en devenant chaque année plus nombreux dans les équipes qui pourront créer, au niveau national, un
véritable enthousiasme sportif. Alors, désolé, Messieurs les censeurs, mais le « soccer » avance à pas de géant aux Etats-Unis, même si l'organisation du championnat est un peu trop compliquée et si quelques règles particulières peuvent surprendre : le système des bonus par but marqué qui peut donner neuf points en cas de victoire si trois buts ont été aussi enregistrés; l'absence de match nul (prolongations de deux fois sept minutes et demie). La première équipe qui marque a gagné. En cas de match nul à l'issue des prolongations, cinq joueurs de chaque équipe sont désignes pour les « shootout ». De la ligne des trente mètres, chaque-joueur dispose de cinq secondes pour faire rentrer la balle au fond des filets. C'est, à notre avis, plus spectaculaire que l'épreuve dite des pénalties. A signaler aussi qu'on ne peut pas être hors-jeu en deçà de la ligne des trente mètres. Chaque année encore, pendant quelque temps, certaines villes n'accueilleront que l'espace d'une ou deux saisons une équipe de « soccer ». C'est ainsi qu'on disait dans les coulisses, le mois dernier, que « Philadelphie Fury » pourrait se déplacer à Montréal et que « Memphis Rogues » pourrait émigrer à Calgary, ajoutant ainsi deux nouvelles équipes canadiennes au clan de la NASL qui créa, il y a cinq ans, la « NASL Marketing Incorporated » qui, comme son nom l'indique, a pour mission d'apporter aux clubs son soutien en ce qui concerne la promotion et la publicité. Pour aider aussi à la stabilité de la NASL. On n'est jamais trop professionnel.
Surtout en ce qui concerne les relations avec les spectateurs. Régulièrement, des cadeaux sont donnés aux supporters des clubs, un speaker les informe des « événements » de la rencontre. Dans beaucoup de stades, des écrans de télévision géants repassent les moments les plus chauds de la partie. Des réductions importantes sont consenties aux familles qui viennent avec leurs jeunes enfants. D'ailleurs, si certains dirigeants français allaient faire une petite tournée aux USA aux vacances prochaines, nul doute qu'ils ne recommenceraient jamais d'essayer de vendre des places trois cents francs l'unité pour les riches, tout en demandant aux plus modestes de se tenir debout. Tout le monde assis, c'est le mot d'ordre du « soccer ». A méditer aussi.
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Caps





























  
 
NATIONAL CONFERENCE

Eastern Division              
G    W   L   GF  GA  PTS    %     Att.  
New York Cosmos            32  24   8   87  41   213  .750  42,754
Washington Diplomats       32  17  15   72  61   159  .531  19,205
Toronto Blizzard           32  14  18   49  65   128  .437  15,043
Rochester Lancers          32  12  20   42  67   109  .375   7,757



Link

http://homepages.sover.net/~spectrum/year/1980.html

Ahmet Ertegun a de quoi être satisfait : le Cosmos est champion des États-Unis pour la quatrième fois. Mais surtout, et c'est ce qui l'intéresse le plus, le Cosmos de New York est l'un des clubs les plus connus dans le monde. Et comme le Cosmos signifie Warner, l'opération de relations publiques menée pour cette gigantesque société de divertissement a été une réussite. Le niveau du football du Cosmos? Excellent, à son avis : le match nul contre les Argentins, champions du Monde, est là pour en témoigner. Mieux même, il lui semble que si le Cosmos disputait les championnats des grands pays  européens, il serait classé dans les cinq premiers. Peut-être a-t-il un peu modifié son opinion après la récente tournée européenne du Cosmos, Disons les dix premières... La politique du Cosmos? Ahmet Er-tegun est catégorique. C'est Weisweiler désormais le patron, mais après le départ de Beckenbauer la page devrait être tournée en ce qui concerne la signature de grandes stars en fin de carrière. Des joueurs jeunes que le public peut suivre plusieurs années : voici le mot d'ordre. Romero ou Cabanas peuvent déjà préparer les papiers de changement de nationalité. En attendant que Jeff Durgan ou Rick Davis, Américains de naissance, soient les vrais idoles des jeunes supporters du club en maillot blanc. 

 Avenue of the Americas, au siège de la N.A.S.L. : Chuck Adams, le directeur des relations publiques, passe des journées calmes. Attention amicale, c'est dans un restaurant français, « le Vert Galant », qu'il me fera part des dernières informations sur le « soccer ». Avec, d'abord, cette réaction des joueurs américains, groupés en syndicat, qui s'opposent désormais à l'engagement d'étrangers en dépensant des sommes astronomiques. Leursavocats sont sur l'affaire et ont intenté un procès pour la défense de leurs intérêts. Premier résultat : le blocage du transfert de Schuster au New York Cosmos. Il faut dire que pour cette saison tous les clubs nord-américains sont en déficit, ce qui est normal, le « soccer » étant là-bas en période de lancement.
La grande satisfaction de la saison, c'est l'implantation réussie du « soccer » au cœur des États-Unis qui est devenu le sport roi dans une ville du centre comme Tulsa. La grande tendance c'est l'arrivée en force des Canadiens : la franchise de Memphis a été transférée à Calgary et celle de Philadelphie prend la route de Montréal. Vancouver, Edmonton, Toronto, Calgary et Montréal : cinq équipes canadiennes prendront le départ du championnat 1981. Le cas de Montréal, ville d'expression française, sera suivi avec intérêt. L'équipe bénéficiera des installations du stade olympique et Jacques Allard, le président du nouveau « sponsor » (les bières Molson), a de grandes ambitions pour le club. On murmurait même déjà que des propositions alléchantes allaient bientôt être faites à certains internationaux... français, en fin prochaine de contrat dans leur club. La Coupe du Monde? Chuck Adams me confirme que les États-Unis sont près à l'accueillir mais pas avant... 1994. Cela laisse quatorze ans à l'équipe nationale pour devenir compétitive au plus haut niveau. L'infrastructure (stade, accueil, télécommunications) est déjà prête. Le championnat Indoor? Il débute le 23 novembre. Dix équipes sont engagées (Atlanta, Détroit, Fort Lauderdale, New En-gland, Tampa Bay, Los Angeles Aztecs, California Surf, Memphis, Minnesota et Tulsa). Dans des salles sublimes qui nous laissent rêveur. Toujours cette dimension, supplémentaire qui impressionne les Européens que nous sommes. Aux Etats-Unis, modernisme et gigantisme se retrouvent aussi dans le sport...

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