Wednesday, May 13, 2026

Fleury Di Nallo 1943 2026


Une légende tire sa révérence. Fleury Di Nallo, surnommé par tous les amoureux de l'Olympique Lyonnais "le petite prince de Gerland", du nom du stade qui l'a fait roi et du quartier qui l'a vu grandir, est décédé ce mercredi à l'âge de 83 ans. Joueur rusé, habile sur les déviations et bon dribbleur avec son N.10, il aura été, dans les années 60, le premier joueur emblématique de l'OL. 80 ans plus tard il demeure le meilleur buteur du club rhodanien avec 222 buts, dont un seul marqué de l'extérieur de la surface de réparation et aucun sur penalty, en 489 matches disputés entre 1960 et 1974.


Le « Petit Prince de Gerland », surnom que lui donnera le journaliste Jean-Philippe Rethacker, n’en démord pas : il sera footballeur. Rayé par son professeur, Di Nallo ne tarde pas à contredire les esprits les plus discordants. À 15 ans et demi, l’OL vient d’ailleurs frapper au domicile du jeune athlète. À la clé, un contrat de non sollicitation, proposé en l’échange de 200 000 anciens francs. « Ma mère m’a dit « Qu’est-ce que tu attends, signe ! », se rappelle-t-il. Une première étape dans sa riche carrière de buteur. Bien que doué, Fleury Di Nallo n’est pourtant qu’un footballeur lambda, tourneur à ses heures perdues. Jusqu’à cette année 1960 gravée à jamais dans sa mémoire. « On fait une opposition contre les pros. Camille Ninel me marquait et je l’avais tué. L’entraîneur Gaby Robert m’a dit : tu joueras samedi avec nous ».


Le 21 avril 1690, Di Nallo s’en va défier le grand Stade de Reims. L’OL s’incline 2-0 mais découvre un jeune prodige. L’attaquant inscrira finalement 222 buts en 495 matchs. « Sans tirer les penaltys », regrette le buteur le plus prolifique du club. « Je ne serai jamais battu. Les joueurs ne restent pas ». Une fierté pour cet amoureux de Gerland, dont les contrariétés de 1967 ont failli l’envoyer à… Saint-Étienne. « On avait gagné la Coupe de France, se souvient-il. J’avais demandé une petite augmentation (500F) et la direction m’avait envoyé promener. Un ami a appelé le président Roger Rocher. Il m’a dit : « Je te prends tout de suite, je te donne 3 fois ce que te donne l’OL. Les Verts ont fait une proposition de 50MF plus trois joueurs. L’OL a refusé et m’a donné ce que je souhaitais ».


Sept ans plus tard, Di Nallo finira par partir au Red Star, avant de succomber aux avances de Montpellier, à l’issue d’un dernier match joué… à Gerland, le jour de son anniversaire (le 20 avril 1975). Mais pris de cafard, il revient à Lyon en novembre 1977. Un poste de recruteur l’attend (il attirera un certain Jean Tigana, ndlr). Les prémices d’une carrière d’agent qui l’occupe encore aujourd’hui, assisté d’Hervé Cros. Sans oublier ses fidèles rendez-vous matinaux, avec Bernard Lacombe, dans l’intimité du restaurant Le Bureau. Preuve que les grands joueurs sont faits pour s’entendre. « Nous avons fait un match amical en Espagne en début de saison. D’habitude, je dormais avec (Jean) Baeza. Mais il était absent. Du coup, je lui ai dit, viens, tu vas dormir avec moi. Et on est resté ami ».

lien mort pas retrouvé
DiNallo.OL.FR.twb22.mp4

 

3 comments:

  1. Merci pour rendre hommage à Fleury di Nallo. C'est Loulou Nicollin qui va l'accueillir là-haut. Fleury avait joué quasiment toute sa fin de carrière au MHSC peu après la fondation du club et leur avait permis d'accéder à la division 3. Ensuite, malgré les divisions d'écart, ils battaient l'OM en coupe de France.

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  2. Fleury di Nallo est avant tout une légende de l'OL mais comme Loulou Nicollin est lyonnais, il réalisait son rêve de le voir jouer pour le MHSC et aider Montpellier à gravir les échelons du foot français.

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  3. Je précise que bien que Bordelais et supporter des Girondins, je suis d'abord supporter de coeur du MHSC et également du Stade Malherbe de Caen (ville où j'ai également vécu et où j'ai mes meilleurs souvenirs).

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