Thursday, February 16, 2012

Campionato Io Ti Amo 1980 1981

 Le football italien a mauvaise réputation. Défensif, violent, fanatisé, corrompu. On y jongle plus avec les centaines de millions de lires qu'avec le ballon. Du moins en apparence. Eclaboussé par le scandale du totonero, terni par le déroulement d'un championnat d'Europe décevant, le calcio exporte une image de marque foncièrement négative. Mais, chaque année, tout repart de zéro car, en Italie, le football est une institution. Les secousses sismiques qui ébranlent sa solidité ne parviendront jamais à le mettre à bas. Où pourrait-on concevoir de grands clubs relégués (Milan A.C., Lazio Rome), des stars suspendues (Giordani, Paolo Rossi, dont le retour ne serait plus très éloigné), des équipes disputant le championnat avec un handicap de cinq points (Pérouse, Avellino), où, sinon en Italie ? Le calcio ingurgite ses procès, phagocyte ses propres virus et se porte, bon an mal an, comme un charme. Les dénonciations de la presse, les éclaboussures de toutes sortes font partie de la vie italienne, une des plus agitées d'Europe. Le football n'échappe pas à cette fébrilité, mais il sécrète lui-même son remède et également son mal : les tifosi, les supporters. Contre vents et marées, les Italiens, les hommes surtout, vont au stade chaque dimanche. 

C'est la deuxième messe de la journée, mais celle de l'après-midi est à celle du matin ce que le carnaval est à une procession. Messe païenne en quelque sorte, où l'on vénère le dieu football et ses grands prêtres (les joueurs professionnels) dans une ambiance surchauffée de cris, de chants, de tambours martelés, de bombes fumigènes (à l'entrée des équipes sur le terrain), de pétards, de confetti, dans un déploiement de drapeaux immenses et presque féeriques. C'est la farandole du calcio, un folklore typiquement italien où la joie de vivre atténue le chauvinisme. Parfois, lors des derbys notamment, l'ambiance dégénère et les carabinieri doivent intervenir. Cette époque troublée n'épargne rien, décidément. Regroupés par quartiers, les tijbsi affluent au stade derrière une banderole aux couleurs du club et portant bien haut le nom de leur quartier. Les vedettes étrangères ont favorisé la création de clubs nouveaux et c'est ainsi qu'à Naples, par exemple, Rudi Krol peut compter sur l'appui inconditionnel de quelques centaines d'admirateurs. De telle sorte que la moyenne des spectateurs varie entre vingt et trente mille par match. Une moyenne qui devrait faire rêver les dirigeants du football français et qui en dit long, en tout cas, sur les moyens formidables du calcio. 

Les concours de pronostics ne sauraient, seuls, expliquer une telle affluence. Catenaccio, défenses de fer, marquage strict : trois données fondamentales d'un football italien aux apparences plus sinistres qu'en réalité. Les Italiens en compétition internationale, on le sait, sacrifient volontiers à la défensive. Mais en championnat, le jeu est plus ouvert, même si l'on continue de marquer peu de buts : pas même deux par rencontre en moyenne. Il y eut pourtant des journées exceptionnelles : vingt et un buts (en huit matches) pour la seconde, ou des scores fleuves (Udine-Inter : 0-4, Naples-Rome : 4-0, Inter-Rome : 2-4, ne cherchez pas la logique). Mais le lot habituel du spectateur italien reste cependant une moyenne d'une douzaine de buts par journée. La septième valut d'ailleurs son pesant de courant d'air avec sept raisons seulement de crier « goal ». Ne vous confortez pas pour autant dans l'idée d'un football italien qui ne serait que défensif. Si le 4-4-2 règne en maître dans le calcio, si la pratique de la contre-attaque y est générale, c'est tout de même avec une réussite due principalement à la haute qualité technique du joueur latin. Astucieux, élégants, les Altobelli, Antognoni, Beccalossi, Bettega, Causio, Cabrini, Graziani, Tardelli et consorts ont de quoi faire l'une des meilleures équipes du monde. 

Les matches du championnat italien sont d'ailleurs plaisants à suivre. D'un rythme assez lent, ils contrastent avec l'ambiance frénétique qui fait exploser les gradins. Comme chaque année, les grands clubs du Nord sont favoris. Champion en titre, l'inter se ménage pour la Coupe d'Europe où Nantes n'a pas pu lui barrer le passage. Ses poursuivants traditionnels, la Juve, Torino, Fiorentina, Naples, se disputent, alors qu'à la surprise générale l'A.S. Rome, dirigée avec poigne par le Suédois Liedholm, se comporte en challenger très sérieux. Mais c'est en compétition européenne que les Italiens marquent le pas : deux clubs en course seulement (l'Inter et Torino). Après les échecs de ces deux dernières années, il faut croire qu'on a trouvé la faille dans le système, la clé de ce cadenas qui ferme le calcio. 



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