Monday, September 12, 2011

Euro 1984 France Belgique

Group Stage
16 june 1984
Stade de la Beaujoire,
Nantes
Attendance : 51 359
Referee : Robert Valentine


  Pour affronter ces redoutables Belges et leur Scifo ciseleur, le 16 juin 1984 à Nantes, Michel Hidalgo a beaucoup cogité, laissant entendre que « selon le dispositif adopté par l'équipe de Thys, l'équipe de France sera peut-être amenée à revoir le sien et à montrer qu'elle aussi sait faire plus d'une chose. » De toute façon, le sélectionneur français se trouve placé face à des choix importants, les défections de Le Roux et Amoros modifiant sensiblement les prévisions. Ce n'est pas tellement cela qui chagrine Hidalgo, les choix. Il avait inventé en Espagne, souvenez-vous en, le « milieu de terrain à quatre n°10. » 

 Cette fois-ci et compte tenu du fait que la Belgique joue avec deux attaquants, le renard tacticien choisit une sorte de 3-5-2 déguisé sous l'habit de 4-4-2. Fernandez, arrière droit théorique au côté du trio Bossis, Battiston, Domergue, est chargé de bloquer Vercauteren sur le flanc droit et de s'intégrer systématiquement au milieu de terrain où l'on retrouve le quatuor Ti-gana, Genghini, Giresse, Platini. Domergue s'occupe de Claesen, et Bossis et Battiston se relaient au centre pour prendre Vandenbergh ou couvrir. Six remplace Bellone en attaque au côté de Lacombe mais sa mission est d'occuper altermativement les deux ailes. Dans cette improvisation totale et risquée, les Tricolores vivent l'un des matches les plus enchanteurs de leur histoire sinon le plus brillant, faisant « voler le ballon comme papillon » et, sous un chaud soleil d'été, s'élevant au-dessus de toutes les contingences habituelles aux footballeurs, l'adresse, la maîtrise collective, le rythme, l'efficacité. 

 Un « football de source » extraordinairement désaltérant après la petite guerre contre le Danemark et un formidable spectacle marqué par quatre records : septième match d'affilée de Bats et des Tricolores sans encaisser un but, 5-0 sur la Belgique, trois buts et premier triplé en bleu pour Platini, trente buts au total pour l'artiste en équipe de France, Fontaine battu. Les Belges commettent sans doute l'erreur de trop croire en leurs propres forces et en leur capacité d'adaptation. Ils devraient savoir qu'on ne laisse pas impunément l'équipe de France et Platini s'envoler dans l'espace et le temps, se griser de leurs rêveries et atteindre la perfection qu'ils recherchent. Mais peut-être leur nette victoire sur la Yougoslavie leur est-elle montée à la tête ! Peut-être pensent-ils pouvoir rivaliser balle pour balle et but pour but avec leurs adversaires sublimés ! Le jeune Scifo, qui a gentiment avoué son admiration pour Platini et son désir de le rejoindre un jour dans la plénitude de son jeu, est aux premières loges pour prendre la leçon. A la 3e minute, un coup franc est donné aux Français, dans l'axe, à vingt mètres, pour une faute sur Platini. Celui-ci fait une petite passe à Battiston dont la balle, frappée avec la force de la sidérurgie lorraine, l'ancienne, explose sur la barre transversale et revient vers l'entrée de la surface de réparation. Déjà lancé vers le point de chute, Platini arrive le premier, la contrôle et d'une frappe violente du pied gauche l'enfile au ras du poteau de Pfaff.

A la 33e minute, Tigana, emmené par ses échasses tricoteuses, effectue un double une-deux avec Giresse lequel voit poindre vers lui un train express nommé Pfaff : balle piquée de « Gigi », 2-0 pour les Français et extinction des feux du côté belge. Car il est des situations irréversibles. « A 2-0, avec cette chaleur, face à une équipe affichant une telle maîtrise technique et collective, il était pratiquement impossible aux Belges d'espérer quoi que ce soit », observera Daniel Jeandupeux, l'entraineur helvétique du Toulouse F.C. Une minute avant la mi-temps, Luis Fernandez déclenche un nouveau mouvement offensif en direction de Didier Six qui a pris la voie de droite. La sortie de Pfaff oblige le Mulhousien, déporté vers la ligne de but, à centrer au deuxième poteau sur la tête de Giresse lequel, aussitôt, renverse la vapeur sur Fernandez accouru à toutes jambes. 

Sans opposition, et pour cause, car la défense belge a attrapé le torticolis sur ce coup-là, le demi parisien ajuste une reprise du chef violente, précise et victorieuse. Ce qui fait 3-0 avant d'aller déguster les citrons et ne laisse vraiment aucun doute sur l'issue de la rencontre. La deuxième mi-temps pourrait être plus ou moins bâclée. Elle ne le sera pas par la volonté des deux équipes, l'une désireuse de montrer qu'elle mériterait mieux, l'autre décidée à parfaire sa démonstration. Mais la solidité, la valeur foncière, l'esprit collectif et la richesse offensive de l'équipe de France sont tels que deux nouveaux buts s'ajoutent à l'addition tricolore. Deux buts de Platini, l'un sur penalty pour faute de Pfaff contre Six , l'autre de la tête sur coup franc . « L'Europe sous le charme... le Français tel qu'on le joue...  Pincez-nous, on rêve...  Une équipe  nommée euphorie...  » sont  les  titres d'une presse sportive elle aussi sous le charme.





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