Friday, June 10, 2011

European Cup 2005 2006 Barcelona Arsenal

Final
17 May 2006
Stade de France, 
Paris
Referee Terje Hauge (Norway)
Attendance 79,500

 Quelque chose a changé. Bien sûr.l'inégalable puissance offensive du Barça reste la marque de fabrique du club catalan. Devant, ça sent la poudre à tout instant! Les arabesques de Ronaldinho. la percussion d'Eto'o.l'intelligence de Déco,la fougue d'Iniesta ou la vitesse de Giuly (sans oublier le possible retour de Messi, longtemps blessé) sont des gages de réussite. Fort d'une telle richesse en attaque, les Blaugrana régnent en maîtres absolus sur la Liga. En attendant de dominer, peut-être le 17 mai prochain.au Stade de France, tout le Vieux Continent. Pourtant,s'il est une évolution notable à relever dans le système mis en place par Frank Rijkaard cette saison, c'est bien dans le domaine défensif qu'il faut aller le dénicher. 

 La vraie trouvaille du technicien néerlandais est d'avoir musclé sa ligne arrière.notamment en plaçant José Edmilson, épanoui au poste de milieu défensif,devant la remarquable charnière Marquez-Puyol.Résultat: Barcelone n'a encaissé, en quart comme en demi-finale, aucun but! Même le grand Milan AC n'aura donc pu faire plier une défense si souvent montrée du doigt par le passé. Au terme de la double confrontation contre les rossoneri (qui, depuis 1993, n'avaient jamais été éliminés en demi-finale de cette Champions League),le Camp Nou pouvait danser. Vamos a Paris !  Dans les travées de l'impressionnante enceinte catalane.où 100 000 personnes avaient pris place, chaque supporter pouvait remercier le ciel et brandir fièrement les écharpes d'un Barça vainqueur... à l'italienne!

 On va à Paris ! Quatorze ans après le sacre de Wembley (1-0 après prolongation, contre la Sampdoria),ce groupe-là tient à tout prix à accrocher une seconde Cl à son palmarès. Détenteur record du nombre de victoires (quatre au total) dans la bien modeste C2 au cours de son histoire, le FC Barcelone ne pèse rien, comparé aux neuf trophées conquis par l'hégémonique Real Madrid dans la plus prèstigieuse des compétitions européennes.Vaincre au Stade de France n'en aurait que plus de saveur.-Oi va à Paris!- Ronaldinho savoure. Pour le champion brésilien, ce retour aux sources le ravit. Un clin d'œil complice de Rijkaard. la bise à son compatriote Belletti. Puis les rires fusent chez ce funambule de la balle.«On va à Paris!" Dans la tribune d'honneur, les proches du président Joan Laporta ne cachent pas non plus leur émotion. Ça doit bouillira l'intérieur. Pourtant, lui intériorise. Une telle apothéose est aussi la victoire de cet homme qui prône en permanence la tradition,tout en modernisant patiemment,par petites touches.le monument.Depuis deux saisons,le club récolte les fruits de cette politique ambitieuse mais mesurée.Un joli pied de nez aux dépenses pharaoniques de ['«ennemi» de Castille. Une maison madrilène ridiculisée, dépensière à fonds perdus et sans palmarès depuis trois saisons. Une éternité. Joan Laporta ne s'en réjouit pourtant pas. Grand seigneur, il refuse de polémiquer et ne pense qu'au rêve blaugrana. Une finale européenne vaut tous les trésors du monde.Toutes les réélections à la tête du mythe. Si triomphe il y a, les groupes de supporters catalans,les celèbres penyas lui en seront reconnaissants pour l'éternité.

  Et dire qu'avant cette saison,Arsenal n'avait jamais dépassé le cap des quarts de finale en Champions League! Et dire que le club londonien n'était jamais apparu aussi désarmé face à la concurrence des redoutables armadas européennes. Mais à force de courage et d'abnégation, grâce à leur intelligence tactique mais aussi au talent exceptionnel de leur capitaine et buteur attitré,Thierry Henry, auteur de cinq buts cette saison en Champions League, les jeunes Gunners ont réalisé l'exploit fantastique d'atteindre la finale. Les protégés de Wenger ne seront pas favoris, loin de là, mais ils s'en fichent! La pression sera sur les épaules de leur prestigieux adversaire. Kolo Touré et ses équipiers pourront se jeter à cœur perdu dans la bataille de Saint-Denis avec toute l'inconscience de leur jeunesse. Cette finale.ils la veulent de toutes leurs forces. Une victoire validerait les choix de leur manager, critiqué en dépit de ses trois titres de champion et de ses quatre victoires en coupe. Elle rappellerait les succès de Porto et de Liverpool, vainqueurs surprises des deux dernières éditions.
Dans l'écrin du Stade de France,que Thierry Henry et Robert Pires connaissent si bien, l'équipe anglaise comptera une nouvelle fois sur la solidité exceptionnelle de sa défense et le brio de son gardien allemand Jens Lehmann, invaincu en Champions League depuis 919 minutes,un record absolu! Certes,à deux minutes de la fin du match retouràVillarreal,l'Argentin Juan Roman Riquelme a raté un penalty,mais il faut aussi une bonne dose de chance pour devenir champion.

Au fil d'un parcours impeccable au cours duquel ils ont écarté notamment le Real Madrid et la Juventus, les Baby Gunners (voirpage 70) ont surtout acquis une expérience vitale et une confiance inébranlable. Loin du Arsenal invincible et flamboyant de la saison 2003-2004, l'équipe actuelle cultive un autre sryle.moins technique mais plus féroce. Qui connaissait le Bélarusse Alexander Hleb ou l'Ivoirien Emmanuel Eboué en début de saison? Qui aurait pensé que l'ex-Marseillais Mathieu Flamini pourrait se métamorphoser en excellent arrière gauche? Qui aurait imaginé que le Suisse Philippe Senderos gagnerait ses galons de titulaire dans l'axe de la défense?
En attendant,Arsenal sera le sixième club anglais à connaître l'honneur d'une finale après Manchester United (2 victoires), Leeds, Liverpool (5 victoires), Nottingham Forest (2 victoires) et Aston Villa (1 victoire). «Cette finale sera un moment drôlement important,soulignait Thierry Henry, juste à la fin du match retour àVillarreal. Ce sera une finale à tout jarnais.mais l'important sera de rentrer avec la coupe.» PourTiti, un succès aurait une saveur inégalée.A l'heure où les rumeurs sur son possible transfert se font de plus en plus précises, ce serait sans doute le plus beau des cadeaux d'adieu à un club qui lui a permis de devenir star.
Du côté de Turin, Patrick Vieira, neuf ans passés sous le maillot des Gunners, pourra-t-il s'empêcher de nourrir des regrets? Cet été, il avait rejoint la Juventus pour connaître un tel moment. Décidément,le football est parfois un sport bien cruel...


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