Tuesday, June 7, 2011

Botafogo de Futebol e Regatas Campeao 1957 1973

 Vingt-trois Etats, quatre territoires, un district fédéral, plus de huit millions et demi de kilomètres carrés en superficie, plus de cent douze millions d'habitants : qui dira l'immensité du Brésil, qui appréhendera sa richesse inexploitée, sa misère évidente, sa diversité incroyable, sa complexité qui défie toute volonté de compréhension? Le football brésilien est à l'image de ce pays grand comme dix-sept fois le nôtre, où la population se masse sur le littoral, où les déplacements se conçoivent difficilement autrement qu'en avion, du moins pour des footballeurs professionnels. Imagineriez-vous Saint-Etienne se rendant en car à Oslo pour un vulgaire match de championnat, Nantes pérégrinant dans une ville obscure du sud de l'Espagne pour une rencontre de Coupe ? 

Pour ces raisons à la fois géographiques, économiques et sportives, le championnat brésilien a connu toutes sortes de variations. Commencé en 1933, le Tournoi Rio-Sâo Paulo (les deux Etats les plus importants) a d'abord désigné, officieusement, le champion du Brésil. En 1954, ce tournoi a pris le nom de Roberto Gomes Pedrosa. A partir de 1967, l'inclusion des meilleures équipes d'autres Etats, le Minas Gérais, le Rio Grande do Sul, le Paranâ notamment, a conduit les dirigeants de la très diplomatique C.B.D. à intituler cette nouvelle formule : Taça de Prata (Coupe d'Argent). En 1971, nouvelle appellation : Campiônato Brasileiro (championnat brésilien). C'est pourtant une autre compétition, la Taça Brasil, qui désignait jusqu'en 1968 le représentant du pays en Copa Liber-tadores, la « Coupe d'Europe » de l'Amsud. Vous suivez? Mais depuis que la C.B.F. (Confédération Brésilienne de Football) a remplacé la C.B.D., depuis que Giulete Coutinho a remplacé l'amiral Nunès, depuis que le football brésilien a en quelque sorte pris ses distances avec le pouvoir politique, on commence à y voir plus clair : des clubs glorieux comme Palmeiras ou Guarani sont rétrogrades comme ils le méritent. Bref, depuis janvier 1980, le football brésilien tente de se hiérarchiser selon les seuls critères sportifs. La Taça de Ouro (Coupe d'Or) mêle la formule coupe à la formule championnat. Quarante clubs, répartis en quatre groupes de dix, prennent le départ et ne disputent que les matches aller (neuf rencontres). Les sept premiers sont qualifiés pour la seconde phase. S'y ajoutent les quatre vainqueurs des poules de la seconde phase de la Taça de Prata (Coupe d'Argent), l'équivalent d'une seconde division. On obtient donc trente-deux équipes réparties en huit groupes de quatre dont les vainqueurs disputent les quarts de finale. A partir de ce stade, c'est la formule coupe qui prévaut, jusqu'à la finale, disputée elle aussi en deux manches. Vous avez compris?
Il ne faut pourtant pas croire qu'au pays même du football-roi, le professionnalisme nourrit toujours bien son joueur et apporte forcément la gloire. Le premier recensement du football brésilien publié par l'hebdomadaire « Placar » permet de s'en faire une juste idée.
Des quelque quatre cent vingt-cinq équipes professionnelles brésiliennes, combien franchissent le fossé de la célébrité et du bénéfice commercial ? Très peu. Quant aux huit mille professionnels qui vivent de leurs jambes, combien ne peuvent que rêver des 160 000 francs (mensuels) d'un Zico? En moyenne, 63 % des joueurs brésiliens gagnent mal leur vie, près de 20 % se situent dans une fourchette normale de salaires. Un peu plus de 17 % font partie du haut de gamme financier. Sans compter que les banquettes des cinq cent quatre-vingt-neuf stades sont loin d'être envahies par les cinq millions six cent mille spectateurs qu'elles peuvent accueillir.
Quand Campogrande reçoit Americano en championnat de Rio, huit cent huit personnes assistent à la rencontre. Quand Maracana s'ouvre à trois mille deux cent cinquante-cinq paires d'yeux pour Vasco-America, le plus grand stade du monde fait l'effet de la plus grande désolation possible. Heureusement tout n'est pas si noir. Le championnat du Brésil nouvelle formule est en place : de janvier à fin avril, en deux phases, la Taça de Ouro (Coupe d'Or) déploie les fastes et les affres d'une compétition nationale. Les mois de mai, juin et juillet sont d'ordinaire consacrés, au Brésil, aux tournois amicaux, tournées à l'étranger et autres trophées de prestige.
 Puis, en juillet-août, reprennent les championnats d'Etat. Vingt-deux Etats organisent leur propre compétition . Le plus grand (foot-ballistiquement parlant) : celui de Sâo Paulo : cent vingt-huit équipes professionnelles, plus de 2 500 joueurs licenciés à la Fédération. Le plus petit, Para (capitale : Belem, au nord du pays) : sept équipes pro où se répartissent les cent trente-six joueurs recensés. On ne compte que dix-huit clubs pro à Rio de Janeiro, mais sans doute les plus connus : Flamengo, Fluminense (il faut avoir assisté à l'un des nombreux et légendaires Fla-Flu qui enflamment le Maracana de bombes fumigènes, de drapeaux immenses, de sambas endiablées), Vasco da Gama, Botafogo. En revanche, l'Etat du Rio Grande do Sul est fier de ses quarante clubs et de ses sept cent soixante-deux professionnels : l'Internacional et le Gremio, tous deux clubs de Porto Alegre, tiennent aujourd'hui le haut du pavé.
Le grand chambardement du football brésilien tient en effet à ce déplacement de ses centres d'intérêt. Autrefois, on disait « Futebol, capitales Rio et Sâo Paulo ». Aujourd'hui, il faut tenir compte des équipes et des joueurs de province, dont le niveau et le nombre a largement rattrapé Cariocas et Paulistes. Cruzeiro et Atletico Mineiro, à Belo Horizonte (Minas Gérais), Vitoria de Bahia (Bahia), Sport Recife et Santa Cruz (Pernambuc) : voilà des noms avec lesquels il faut désormais se familiariser. 1981

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thewildbunch22

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 Caps











4 comments:

  1. Merci! Ma passion est Botafogo.


    Vous avez le jeu: Botafogo 1x0 Flamengo, 1979. Botafogo est resté la plus grande série de victoires du football brésilien. C'est précisément dans ce jeu, Flamengo a voulu le dépasser. Préparation de la fête, des médailles, les incendies, assiettes, etc ... Eh bien le style qui lui est propre melagomaníaco. Mais l'histoire a été Botafogo.

    Patrick

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  2. Botafogo 1x0 Flamengo : non je crois pas que j'aie ce match. Je voies que tu n'aimes pas trop Flamengo...

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  3. I have this film. Great times of my Botafogo!

    Very interesting the picture about the biggest clubs of Brazil. Nowadays, only 12 are consider big clubs: the Rio and SP big four and Rio Grande do Sul and Minas Gerais big two.

    Vamos, Botafogo!

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  4. The text and scans are from 1981 , things have changed yes.

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