Monday, April 18, 2011

European Cup 1976 1977 Liverpool As St Etienne Both Legs


Quarter Final, First and Second Leg, March 1977

Ce dernier mois de mars a été très éprouvant pour tous les supporters des Verts et du onze de France. Le 16 mars, Saint-Etienne a été éliminé par Liverpool, au stade des quarts de finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Sur les deux rencontres, les Verts ont été éliminés sur le score de trois buts à deux. Nous ne voulons pas épiloguer sur les circonstances du match d'Anfield Road que vous avez tous présent dans vos mémoires. Ce n'est pas avec des « si Lopez » ou « si Curkovic » que l'on peut écrire l'histoire, même sportive. Mais regardons plutôt les archives de la Coupe d'Europe de ces trois dernières années. Deux clubs seulement ont toujours répondu présent au grand rendez-vous des quarts de finale en 1975,1976 et 1977. D'une part, le grand Bayern de Munich, vainqueur en 1975/1976. D'autre part, Saint-Etienne, demi-finaliste en 1975, finaliste en 1976. Cette année, ces deux clubs ont vu leur destin converger, les uns vaincus par le Dynamo de Kiev, les autres s'inclinant devant les troupes de Keegan. Tous les deux, pour les joies sportives qu'ils nous ont données, méritent bien toute notre admiration.



First Leg
2 march 1977, 
Stade Geoffroy-Guichard
Attendance 40000
Referee : Palotai

Encore 1-0. Encore Bathenay. Et toujours Saint-Etienne... La Coupe d'Europe est vraiment le domaine privilégié des Verts. C'est là qu'ils prennent leur véritable dimension. C'est là qu'ils se réalisent le mieux et qu'ils restent fidèles à leur toute jeune légende. Oh ! bien sûr, on avait déjà vu du meilleur Saint-Etienne. Ce Saint-Etienne de la conquête et de l'épopée. Celui de Split, de Kiev ou d'Eindhoven. 


Non, contre Liverpool, ce ne fut pas ce Saint-Etienne-là. Mais, encore une fois, onze garçons habillés de vert ont su prouver qu'ils avaient du cœur, qu'ils avaient des tripes. Qu'ils étaient des hommes. Selon les normes de ce drôle de « football du coup du cœur » qu'ils ont inventé et qu'ils perpétuent sur tous les terrains d'Europe. Ce n'est plus un secret, ni un mauvais procès, que d'affirmer que le Saint-Etienne 1977 n'est plus tout à fait celui des premières aventures européennes. On a disserté sans fin sur la panne offensive des Verts, au point que la carence s'est répercutée sur l'ensemble de l'équipe et qu'elle l'a déséquilibrée. L'implacable routine du championnat l'a montré et le parcours cahoteux des Verts depuis le début de la saison est à chaque étape un douloureux rappel. 
En pareilles circonstances, quelle autre équipe n'aurait pas sombré ou n'aurait été désagrégée au contact de la terrible réalité européenne qui ne pardonne rien aux faibles ? Quelle autre équipe aurait été capable de rassembler ses dernières forces et même d'en inventer de nouvelles pour être là, encore ponctuelle, au rendez-vous fixé ? 1-0 contre Liverpool. En tenant compte des dernières prestations de Saint-Etienne et de l'atmosphère de désenchantement, de suspicion et parfois même de calomnie qu'on a entretenue depuis des mois autour de cette équipe, on mesure mieux la portée de l'exploit. Alors, cette victoire prend toute sa valeur. Alors, l'espoir qu'elle fait lever a, au moins, la même qualité que celui qui précédait les deux qualifications obtenues au dépens de P.S.V. Eindhoven en avril et octobre 1976.

A la sortie des vestiaires, Toshack tient un discours qui en dit long : ''Pauvre Saint-Etienne, je ne vois pas comment ces verts pourront nous empêcher de nous qualifier à Anfield Road dans 15 jours... c'est In the pocket...".




Asse : Curkovic - Janvion, Piazza, Lopez, Farison -
Larqué, Santini, Bathenay, Synaeghel -
Rocheteau, P.Revelli.

 Liverpool : Clemence - Jones,Hughes, Thompson, Neale - Mc Dermott, Callaghan, Case, Kennedy -  Heighway, Toshack (Smith 80e).

French Comments
Codec xvid, Avi


Ce mercredi soir, la fièvre verte avait encore gagné la France des téléspectateurs. A l'épicentre du phénomène, dans cette ville de Saint-Etienne autour du stade Geoffroy-Guichard, on avait retrouvé cette ferveur à nulle autre pareille. Une sorte de foi sauvage... Et tout de suite une surprise d'importance capitale : Keegan est forfait ! Ce fut d'abord une rumeur diffuse puis un bruit insistant. Kevin devait nous le confirmer lui-même : « Non, je ne joue pas. Ce n'est pas possible. Je ne veux pas prendre de risque, car mon élongation à la cuisse n'est pas guérie. J'ai effectué un dernier test ce matin : négatif. Cela dit, je serai sur le terrain d'Anfield road pour le match retour. » C'est Terry Mac Dermott qui enfilait donc le maillot n° 7 du meneur de jeu de Liverpool...






 
Second Leg
16 march 1977, 
Anfield, Liverpool
Attendance: 55,043

 Referee Mr Corver

 Liverpool gagne le toss et choisit son camp. Les Reds s'appuient sur leur Kop. Curkovic traverse le terrain et s'installe de l'autre côté, là où se trouvent tous les supporters Verts. 8.000, ils sont 8.000 à avoir fait le déplacement, tout simplement impressionnant ! Curkovic a encore toutes les raisons de se sentir rassuré. Mais soudain, l'incroyable, pour ce gardien qui a si souvent tenu et préservé le destin de son équipe, survient.
Des la 2ème minute, Keegan s'empare du ballon sur l'aile gauche et il le frappe très loin, très haut, vers le deuxième poteau. Un tir ou un centre ? On ne le saura jamais. Curkovic, craignant sans doute la tête de Toshack, se détend à la verticale, les doigts tendus. Mais il a mal calculé la trajectoire de la balle. Il retombe à la renverse quand il est sur le point de se saisir du ballon. Lobé. La balle meurt dans son but, sur le petit côté des filets. C'est un but qui ressemble, dans le fond, à celui inscrit deux ans plus tôt par Beckenbauer, en 1/2 finale, à Munich. Le compteur est remis à 0 entre Liverpool et Saint-Etienne.
Et c'est comme si les Verts désiraient venger Curkovic. Ils partent vers un grand match, peut-être dans l'esprit et dans la forme, le plus grand match de leur histoire. Rocheteau marque un but (15ème) refusé pour hors-jeu. Synaeghel oblige Clemence à une parade désespérée (19ème).
Le Kop stupéfait par tant d'audace, de culot et d'invention, remise provisoirement ses slogans martiaux. Les Reds tentent de faire barrage à la marée verte. Puis, ils cèdent à la 50e minute. Du milieu de terrain, Bathenay s'avance, irrésistible, tous les muscles dehors et il finit par délivrer un ballon qui, au bout d'une trajectoire insensée, va se ficher sous la barre de Clemence. Qui n'a pas en tête cette photo où Babatte lève les bras au ciel, tranquille, serein, fier du travail accompli, sans même se mettre à courir ? On dirait un gladiateur romain en train de saluer la foule.
A partir de cet instant, un autre match commence. Les Verts pensent avoir accompli l'essentiel, comme s'ils touchaient du doigt leur qualification. C'est une erreur. Ils rapetissent leur jeu et gomment l'impression souveraine qu'ils avaient laissée jusque-là. D'autant plus que la pelouse d'Anfield Road est couverte de mottes de terre retournée. Ce n'est plus un match, c'est un combat. Une lutte acharnée entre 22 hommes prêts à aller jusqu'au bout de leurs forces. Personne ne veut lâcher. 9 minutes plus tard, une attaque menée de la droite par Callaghan, renversée sur Kennedy qui reprend et marque. Liverpool a réagi dans les 10 minutes. Rien pourtant n'est encore compromis.
L'ASSE ne désarme pas, et, sur une balle aérienne, la défense de Liverpool hésite, tergiverse, se met à flotter. Rocheteau en profite. Il se faufile entre Clemence et l'un de ses défenseurs. Il récupère la balle à la limite de la surface. Il va filer vers le but dans un face-à-face en solitaire avec Ray Clemence qui l'empêche carrément de passer en faisant écran entre la balle et l'Ange Vert. M. Corver ne réagit pas.Rocheteau, ne comprenant pas qu'il ne siffle rien, se tourne vers lui en levant les bras. Devant l'indifférence de l'arbitre, Dominique n'insiste pas.
 A la 74ème minute, le combat de poids-lourds, Merchadier-Toshack s'achève. Les 2 hommes quittent le terrain ivres de coups. Alors, Bob Paisley, l'entraîneur des Reds, fait rentrer son joker, David Fairclough, flamme rousse dans la nuit d'Anfield Road. Et c'est lui, Super Sub ( le ''super remplaçant'' parce qu'il a la réputation de marquer un but chaque fois qu'il entre en cours de jeu ), qui va porter l'incendie chez les Verts.
Il reste 6 minutes à jouer. 6 minutes de trop... Sur une passe de Kennedy au milieu de terrain, Fairclough s'enfonce à coups d'enjambées conquérantes dans l'axe du but. Il est au coude à coude avec Lopez sur quinze mètres et finit par le semer. Il ajuste une frappe à ras de terre qui termine au fond du but de Curko.
Lopez l'a poursuivi tout au long de sa course folle, mais il n'a rien pu faire. Le rouquin était trop rapide. Il aurait pu le faucher, ou tout du moins le déséquilibrer. Mais il ne l'a pas fait. Certains journalistes le lui reprocheront, après coup. Pas les joueurs... Dans les vestiaires, il ne viendra à l'idée de personne de demander à Lopez pourquoi il ne l'a pas balancé. Question de mentalité !!!
En tout cas, les Verts sont éliminés, alors qu'ils ont sans doute fourni l'un de leurs meilleurs matches de Coupe d'Europe... ( poteaux-carres.com )

Goals : Keegan (2e), Kennedy (59e) et Fairclough (84e) Bathenay (50e)
Liverpool : Clemence - Neal, Smith, Hughes, Jones - Callaghan, Case,
Kennedy - Keegan, Toshack ( puis Fairclough, 74e), Heighway
St Etienne : Curkovic - Janvion, Merchadier ( puis Hervé Revelli, 74e), Lopez,
Farison - Larqué, Bathenay, Synaeghel, Santini - Rocheteau, Patrick
Revelli.

Codec H264 
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Sound 128kbps
Chapters
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twb22.blogspot.com
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thewildbunch22
 "David Fairclough Best Games"
Doc and Interview
English Com, Mkv



Caps First Leg



Caps Second Leg
















Caps Fairclough






5 comments:

  1. please upload matches of real madrid 94/95 or 96/97 of spanish league please

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  2. Je me rappelle de ce but, de Bathenay, comme si c'était hire !

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