Monday, November 22, 2010

Cup Winners Cup 1975 1976 Anderlecht West Ham

Final
5 mai 1975
Heysel Stadium, 
Brussels
Attendance 51,296
Referee Robert Wurtz 

 Mercredi 5 mai 1976 : le stade du Heysel à Bruxelles est le théâtre d'un moment historique pour le football belge. Ce soir-là, le R.S.C. Anderlecht rencontre les Anglais de West Ham en finale de la Coupe des Coupes 1976. En vingt ans de compétitions européennes, aucune équipe belge n'a remporté la moindre coupe officielle. L'équipe bruxelloise, bien que jouant devant son public, n'est pas favorite avant la rencontre, même si les Anglais ont terminé à la dix-huitième place en championnat. Dans bien des cas, nos amis belges font un complexe face aux Britanniques et les résultats sont bien souvent à leur désavantage.

Mais quatre-vingt-dix minutes après le début du match, les joueurs d'Anderlecht avaient fait oublier ce manque de résultats positifs. Pourtant les choses avaient bien mal débuté pour eux. Trop contractés, ils laissèrent l'initiative du jeu à West Ham ce qui permit aux Anglais de mener par un but à zéro au bout d'une demi-heure de jeu grâce à Pat Holland qui reprit une passe de la tête de son capitaine Billy Bonds. A ce moment, les cinq mille supporters de West Ham donnèrent de la voix comme s'ils étaient dix fois plus. Le match qui semblait bien mièvre au début, commença à s'animer. Anderlecht petit à petit s'enhardissait et plus particulièrement ce diable de Robbie Rensen-brink. le génial ailier gauche hollandais du Sporting qui avait tant fait souffrir ses camarades de club au cours du match de Coupe des Nations, Hollande-Belgique, allait cette fois s'en prendre aux Anglais. C'est tout d'abord lui qui, trois minutes avant la fin de la première mi-temps, permit à Anderlecht d'égaliser. Sur une passe de l'avant centre Ressel qui avait intercepté un ballon donné en retrait à son gardien de l'Anglais Lampard, Rensen-brink tranquillement plaçait le ballon au fond des filets de Mervin Day. Déjà, les dix dernières minutes de cette première période avaient montré ce que cet ailier gauche, sosie de Johan Cruijff, était capable de faire subir à des défenseurs. Et la deuxième mi-temps allait confirmer cette impression bien aidée en cela par une équipe belge revigorée par l'égalisation de la quarante-deuxième minute.

Les cinquante mille supporters des « mauve et blanc » (les couleurs d'An-derlecht) avaient l'occasion, dès la quarante-neuvième minute, de déployer les banderoles et d'improviser des chants d'encouragement à leurs idoles. A cette minute, l'ailier droit Van-derelst marquait un magnifique second but, après une passe de l'omniprésent Rensenbrink. Mais ce but ne démoralisait pas les Anglais pour autant. Ceux-ci attaquèrent de plus belle suivant leur ardeur habituelle. Alan Taylor, entré sur le terrain à la place de Lampard, décochait une terrible reprise de volée contrée et détournée en corner. Sur celui-ci, c'était au tour de Tommy Taylor d'obliger le gardien d'Anderlecht Ruiter à sauver son but au prix d'une belle détente. Puis, Mac Dowell était balancé dans la surface de réparation par un défenseur belge sans que l'arbitre français, M. Wurtz, ne s'en souciât. Mais deux minutes plus tard, Robson, d'une splendide tête plongeante, remettait les deux équipes à égalité. Deux buts partout, le match recommençait. Mais M. Wurtz allait faire des siennes à la soixante-dix-neuvième minute en accordant aux Belges le penalty qu'il avait refusé précédemment aux Anglais : un tacle de Holland sur Rensen-brink qui s'écroule et c'était le point blanc qui était désigné. Le Hollandais d'Anderlecht se faisait justice lui-même. Cette fois les carottes semblaient être cuites pour les Anglais, d'autant plus qu'ils étaient obligés de se découvrir pour espérer égaliser et obtenir ainsi le droit de jouer les prolongations. Ce qui arrive souvent dans ce genre de match-poursuite se produisit à la dernière minute de la rencontre à savoir un quatrième but pour An-derlecht. C'est encore Vanderelst qui marquait, après, avoir été servi remarquablement par Rensenbrink. Un but, merveilleux d'ailleurs, d'un jeune ailier droit qui, d'une seule feinte de corps, éliminait Coleman et Day avant de pousser le ballon dans le but vide. Le match était terminé, le Royal Sporting Club Anderlechtois la tenait enfin cette Coupe après laquelle il courait depuis vingt ans.

Les joueurs, fous de joie, entamaient un tour d'honneur, la Coupe volant de mains en mains. Les supporters libéraient leur joie : les « mauve et blanc » avaient gagné. L'ovation allait être accompagnée de coups de sifflets à rencontre des supporters anglais qui avaient atteint le gardien remplaçant Munaron en lançant une bouteille du haut des tribunes. Le succès était un peu terni mais les joueurs tinrent néanmoins à terminer ce tour d'honneur. Pour parvenir à ce succès final, An-derlecht avait eu là chance d'éviter de rencontrer, dans les phases éliminatoires, des ténors comme l'Atletico de Madrid ou Francfort, par exemple. Au premier tour, les Belges éliminaient les Roumains du Rapid Bucarest (O-1 et 2-0) avant de sortir les Yougoslaves du Borac (3-0 et 0-1). En quarts de finale c'était au tour des Gallois de Wrexham de connaître la défaite mais par un écart des plus minimes (1-0 et 1-1). Enfin, en demi-finale, Anderlecht battait le club est-allemand Sachsenring Zwickau (3-0 et 2-0) et s'ouvrait les portes de la finale. Les Bruxellois se sont donc racheté à l'occasion de cette Coupe des Coupes 1976 de leur modeste saison. Nettement dominé en championnat par le Football Club de Bruges, Anderlecht jouait toute une année sur un seul match. Pour cela, il comptait sur son excellent ailier gauche Rensenbrink qui a montré, en une heure trente de jeu, que le club possède en lui un des meilleurs joueurs européens à ce poste. Les spectateurs présents, les téléspectateurs qui auront suivi le match chez eux et surtout les joueurs de West Ham peuvent en témoigner. Et pendant une bonne partie de la nuit, les rues de Bruxelles ont résonné des chants de victoire des supporters an-derlechtois. Un succès savouré par toute la Belgique et... par la France.




 French (Begium) Comments

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4 comments:

  1. Bonsoir twb22.
    C'était effectivement une belle finale, jouée à domicile par anderlecht (même si ce n'était pas leur stade habituel).
    En fait ce n'est pas un commentaire belge mais suisse. Lorsque la tv belge a voulu rediffuser ce match il y a quelques années, ils se sont rendu compte que l'archive n'existait plus à la RTBF...alors ils l'ont trouvée.... à la TV suisse.
    Je me souviens qu'on l'avait vue en France et en entier (l'année d'avant, comme ça arrivait quelques fois on n'avait eu que la 2° MT de kiev Ferencvaros).
    ....c'était juste un petit commentaire souvenir.
    Merci.
    Jarobegusi.

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  2. je me disais que je ne reconnaissait pas la voix....

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  3. Bonjour, je n'arrive pas à télécharger la partie 7 de cette belle finale. J'ai déjà essayé quatre ou cinq fois.
    Si vous pouviez m'aider.
    Merci d'avance,
    Laurent

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  4. Ca y est! J'y suis arrivé....et à la vitesse de l'éclair en plus. Désolé pour l'alerte inutile.
    Et bien sur un grand merci.
    Laurent

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