Thursday, August 18, 2011

Psv Eindhoven The Success of 1988

  Stade Olympique de Tokyo, le 11 décembre 1988 : le P.S.V. Eindhoven laisse échapper la Coupe Intercontinentale face au Nacional Montevideo. Deux erreurs de Hans Van Breukelen sont à la base du match nul (2-2) contraignant les deux équipes à la séance supplémentaire des tirs au bul. Cette lois, le gardien d'Eindhoven n'accomplira pas le miracle qu'il avait réalisé au printemps dernier lace au Benlica Lisbonne, en linale de la Coupe d Europe des clubs Champions, en stoppant le tir décisif du Portugais Veloso. Après ce premier trophée, suivi, pour beaucoup d'internationaux du club, du titre de Champion d'Europe des Nations, cette Coupe Intercontinentale aurait pu être le suprême couronnement du football néerlandais pour l'année 1988. Malgré la défaite, Ronald Kœman, la star montante du football européen, n'est pas trop déçu. Il vient de signer le contrat de sa vie avec le F.C. Barcelone de Cruyff. Un contrat qui le lie pour quatre ans au club catalan et qui rapportera 750 millions de pesetas au P.S.V. Koeman encaissant pour sa part 150 millions de pesetas. Son arrivée au "Barça" est prévue le premier juillet prochain. Une clause spéciale prévoit qu'en cas d'élimination par le Real Madrid, Koeman serait libéré immédiatement par le P.S.V. Même si celui-ci est un "grand d'Europe", Ronald avait besoin de ce challenge.
«Dans beaucoup de matches, en Hollande, on sait en principe que l'on va gagner si rien d'exceptionnel ne se produit. Le problème est qu'en jouant à 70 % de nos possibilités, on démontre malgré tout quelque chose au public. On s'embourgeoise. Le danger est là, on s'affaiblit automatiquement. On connaît les limites du championnat néerlandais, c'est pourquoi l'attirance pour l'étranger est si grande. La seule chose à faire, c'est d'essayer de donner le maximum chaque semaine. Mais j'ai eu peur de regretter plus tard de ne pas avoir exploité ma carrière comme il le fallait. L'inconnu est attirant. » Kœman nous entraine alors dans les couloirs du stade, les vestiaires et les salles de réceptions privées et publiques. C'est du très haut de gamme. On a l'impression d'accéder à un magasin ultra-moderne de Paris, avec des boutiques grand luxe tel que Chanel et Davidoff. Kœman aura été à l'aise ici. Plus qu' à l'Ajax, où il devait subir quotidiennement la pression de la direction et de tout l'environnement. Il est satisfait du tour pris par sa carrière jusque-là. Ronald nous présente alors la Coupe des Champions, «la Coupe aux grandes oreilles » comme l'a baptisée Léo Beenhakker, l'entraîneur du Real. Mais avant d'en arriver là, la route a été longue. 
 Le Philips Sport Vereniging a dû lutter contre son image de club de province Ce club du Brabant n'a pas toujours été pris au sérieux. Très longtemps, Eindhoven s'est résigné à rester dans l'ombre des deux grands qu'étaient l'Ajax d'Amsterdam et le Feyenoord de Rotterdam. Pour concurrencer la réputation de l'Ajax, le grand frère inaccessible et populaire, il aura fallu attendre que la société Philips s'investisse d'avantage dans son club et lui donne les structures d'une entreprise internationale. Avec Philips à ses côtés, le P.S.V. se devait de jouer un rôle important dans le football européen. Le premier tournant intervenait dans le milieu des années 70, quand le P.S.V. remportait le titre de champion en 75,76 et 78, avec Kees Rijvers, l'ancien loueur de Saint-Etienne, à la tète de l'équipe et le manager Ben Van Gelder. Le P.S.V., conduit par Wille Van der Kuylen, Ralph Edstroém et les frères Willy et René Van de Kerkhoff, allait remporter la Coupe UEFA aux dépens de Bastia en 78. Rijvers, connu pour sa capacité à former une équipe à long terme, a lait profiter le P.S.V. de ses méthodes. Dans le même temps, Rijvers jetait également les bases de l'équipe nationale actuelle, avec Kœman, Vanenburg. Gullit. Pendant huit ans, longue période transitoire, le P.S.V. devait retomber dans un anonymat relatif. Décidément, son étiquette péjorative de club de province lui collait à la peau, à l'opposé de l'Ajax toujours conquérant. 
 Situation inacceptable pour Philips, qui investissait encore plus d'argent dans le football. Parallèlement, un vent nouveau soufflait au sein du club. Le manager, Kees Plœgsma, et le président, Jacques Ruts, devenus eux aussi ambitieux, obtenaient ce qu'ils désiraient. Hans Kraay était nommé directeur technique, et Gus Hiddink son adjoint. A ce moment-là, Hiddink ne se doutait pas encore des succès qu'il allait connaître en tant que responsable indépendant un an plus tard. Mais c'était Hans Kraay qui conduisait le club au sommet de la hiérarchie européenne, aidé en cela par le talent de Ruud Gullit. Malheureusement pour lui, il entrait en conflit avec la perle noire. Kraay partait avant d'avoir achevé son travail. Gullit, lui, allait tenter l'aventure au Milan A.C. Et le P.S.V. continuait d'investir. Après Kœman, c'est Vanenburg qui passait de l'Ajax à Eindhoven. De son coté, Philips fournissait les moyens financiers nécessaires pour que le club soit en mesure de maintenir son rang. Après avoir un moment songé à Rinus Michels, la succession était finalement confiée à Hiddink et le P.S.V n'allait pas regretter ce choix. Hiddink était prêt. Il connaissait les joueurs et la chance allait être avec lui : c'était en effet le remplaçant Linskens qui décidait du sort du match, face au Real Madrid, en demi-finale de la Coupe des Champions, en inscrivant le but du bonheur. Cette année, le P.S.V. a entamé la compétition dans la peau de favori et sait que ce rôle est difficile à tenir. D'autant que l'adversaire proposé au P.S.V. en quart de finale au mois de mars prochain, n'est autre que... le Real Madrid lui même. Une revanche que Romario, la vedette des derniers Jeux Olympiques, pourrait bien illuminer de son génie. 
   Le P. S. V. ne s'inquiéterait pas d'une élimination éventuelle. A Eindhoven, régnent le réalisme et l'exactitude. L'équipe ne sera pas balayée pour autant, comme Michels l'avait fait, à l'Ajax, après une délaite contre Milan en Coupe d'Europe. Le P.S.V. n'est pas seulement un grand sur le terrain, il sait aussi récompenser ses fidèles serviteurs Tout comme le Real, le P. S V. suit une politique sociale peu répandue dans le milieu du football professionnel. Une politique que le club juge normale et qui a conduit le P.S.V. à renouveler le contrat de Jurrie Koolhol, qui arrivait à terme alors que le joueur, gravement blessé au genou, ne savait pas s'il retrouverait son niveau d'antan. Ce fut aussi le cas de Frankie Arnesen, le sympathique Danois, qui avait peu joué pour le P. S. V., et qui pensait mettre un terme à sa carrière pour problèmes physiques. Mais le club prolongeait son contrat d'un an et demi et il apparaît maintenant au sein de l'effectil en tant qu'accompagnateur d'équipe. Un exemple qui nous montre la maturité du club et qui explique que le P.S.V. soit considéré maintenant comme le meilleur club du pays, même par ses rivaux, l'Ajax et Feyenoord. La visite s'achève, en compagnie de Ronald Kœman qui exercera son énorme talent au F.C. Barcelone de Johann Cruijff. Il échappera ainsi à la monotonie du championnat néerlandais. C'est ce que souhaite également le P.S.V, et c'est pourquoi il désire tant la création d'un championnat européen. Une compétition où il est décidé à jouer un rôle important!


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