Campeonato Brasileiro 1993 Cruzeiro Corinthians

First Stage Group A Day One
7 September 1993
Estadio Mineirão Belo Horizonte

 Loin des fastes lumineux de Copacabana, loin du sable fin d'Ipanema, Bento Ribeiro et ses favelas s'accrochent à la colline, au nord de Rio. Même 1e Christ rédempteur, posé là-haut sur le Corcovado, tourne dédaigneusement le dos à ce cloaque de misère où les enfants, souvent, n'ont pas le temps de devenir des hommes, abandonnés au coin d'une sordide venelle, le corps criblé de balles ou de morsures de seringue. C'est la loi des bidonvilles. La «Baixada Fluminense» poursuit à jamais ceux qui s'en sont tirés, les rattrape, implacable. Ou bien, comme dans un conte pour enfant blanc et riche, propulse parfois un anonyme vers le Paradis des gens heureux. Et le bébé qui voit le jour le 22 septembre 1976. au 114 de la rue du général-Obino, ne sait pas que la divine providence fera de lui un élu. L'acte de naissance est inscrit au registre de l'état civil de Madureira. sous le numéro 7730. Le grand livre de la vie s'ouvre devant les petits yeux de Ronaldo Nazario Luiz da Lima...

Botafogo de Futebol e Regatas Campeao 1957 1973

 Vingt-trois Etats, quatre territoires, un district fédéral, plus de huit millions et demi de kilomètres carrés en superficie, plus de cent douze millions d'habitants : qui dira l'immensité du Brésil, qui appréhendera sa richesse inexploitée, sa misère évidente, sa diversité incroyable, sa complexité qui défie toute volonté de compréhension? Le football brésilien est à l'image de ce pays grand comme dix-sept fois le nôtre, où la population se masse sur le littoral, où les déplacements se conçoivent difficilement autrement qu'en avion, du moins pour des footballeurs professionnels. Imagineriez-vous Saint-Etienne se rendant en car à Oslo pour un vulgaire match de championnat, Nantes pérégrinant dans une ville obscure du sud de l'Espagne pour une rencontre de Coupe ? 

World Cup 1994 Brasil Italia

Finale
17 Juillet 1994
Rose Bowl, Pasadena


Ils sont entrés sur le terrain main dans la main, en une longue et émouvante procession. «Pour qu'un même sang coule dans nos veines»: la belle image est de Bebeto. Onze hommes drapés d'or et de lumière, s'avançant d'un pas lent vers leur glorieux destin. Vers un nouveau titre de champion du monde, attendu depuis près d'un quart de siècle. Il ne peut pas nous échapper, disait Romario. Car nous sommes habriés d'une totale confiance.» Et Carlos Alberto Parreirad'ajouter après coup, un rien frondeur: «Je n'ai jamais douté de notre victoire». Non, le Brésil ne doute plus, puisque le Brésil n'est plus le même. Stoique, ignorant les sifflets qui accompagnaient l'annonce de son nom, le sélectionneur brésilien est allé s'asseoir sur son banc et son regard a croisé celui d'Arrigo Sacchi. Il y a lu quelque crainte, un voile ténu d'incertitude et d'appréhension...

Tournoi de France 1997 Italia Brasil

8 Juin 1997 DAY 2
Stade de Gerland Lyon


The most memorable match of the Tournoi de France was the 3-3 draw between Italy and Brazil, which included two goals from then 22-year-old Alessandro Del Piero and one goal apiece from Romário and Ronaldo as well as one own goal from each of the teams. Del Piero was the top goalscorer of the tournament with three goals scored while Romário scored twice.

Friendly 1979 USA France

2 May 1979
East Rutherford 
Giants Stadium 
New York

 Le football des États-Unis, bien qu'il ait connu son premier match international en 1885 (0-1 contre le Canada) en est à ses premiers balbutiements. Certes, un jour de Coupe du monde 1950, il a battu la glorieuse Angleterre par un but à zéro, mais cette facétie appartient au mystère de la création du monde. On l'évoque surtout, au Royaume-Uni, quand on veut s'offrir une pinte de bon sang. Ou bien on parodie le poète : « J'ai voulu n'être trompé que par moi-même ». D'ailleurs, cette équipe des États-Unis 1950 comptait plus d'Italiens, d'Irlandais, de Belges et d'Haïtiens que de vrais Yankees. Voyez vous-même : Borghi -Keough, Maca - Mcllvenny, Colombo, Bahr  Wallace, Pariani, Gaetjens, J. Souza, E. Souza.

U-17 World Cup 2011 France Argentina

Match 3 Group B
18 June 2011
Monterrey Estadio Universitario


 Il y a dix ans, du côté de Trinité-et-Tobago, la bande à Berthod, Sinama-Pongolle et Jacques Faty surfait sur la vague bleue et rapportait un nouveau trophée, une Coupe du monde des moins de 17 ans. Ce samedi, les Bleuets U17, entraînés par Patrick Gonfalone. tenteront de les imiter puisqu'ils entament la Coupe du monde au Mexique, contre l'Argentine. La troupe, qui est sur place depuis le 7 juin, a effectué un séjour de cinq jours à Veracruz, avant de joindre Monterrey lundi dernier (lever à 3 h 30 du maîin !). Si elle a, entre-temps, affronté le Mexique en match amical (2-2), l'essentiel de son temps a été consacré à la préparation foncière de cette compétition. 

Friendly 1976 Denmark France


1st Septembre 1976
Copenhagen



 Huit jours après ce match merveilleux contre les champions d'Allemagne, l'équipe de France rend visite au Danemark, à titre amical et dans le cadre d'un accord de réciprocité. Le 21 novembre 1973 en effet, pour le troisième match de l'ère Kovacs, les Danois nous avaient honoré de leur présence et avaient été battus '3-0, buts de Bereta, Patrick et Hervé Revelli. Il y avait d'ailleurs six Stéphanois dans cette équipe de France victorieuse : Repellini, Merchadier, Bereta, P. Revelli, H. Revelli et Sarramagna. Cette fois-ci, malgré sa volonté de s'appuyer sur l'ossature des Verts, Michel Hidalgo' a dû mettre de l'eau dans son absinthe. Le « vieux » Farison, tout en regrettant que sa chance internationale ne soit pas venue plus tôt, a avoué au sélectionneur qu'à 32 ans, il avait certains problèmes de récupération et qu'il ne pouvait se battre sur tous les fronts du championnat, de la Coupe d'Europe et de la sélection. Michel Hidalgo a donc fait appel au jeune Nantais Bossis, lequel était entré en défense centrale contre M'Gladbach quand Lopez avait été touché à la cheville dans un choc avec Bonhof. Le numéro 5 Stéphanois, la mort dans l'âme, a dû renoncer également à Copenhague, lui qui entrait en équipe de France comme on entre en religion : « Je connais le dicton. Qui va à la chasse perd sa place, dit-il tristement. Quand la retrouverai-je?» Christian Lopez a d'autant plus raison de se poser la question que sa titularisation au côté de Trésor ne faisait déjà pas l'unanimité. Contre M'Gladbach, il avait eu des difficultés à s'adapter au poste de stoppeur alors qu'il joue libero dans son club. Et Michel Hildago l'avait remarqué : « Christian est excellent sur tout ce qui vient de face, que ce soit pour le tacle ou pour le jaillissement, mais il est moins à l'aise quand il doit s'excentrer. »

Primera División 1969 1970 "El Clasico" Real Madrid Barcelona

14 September 1969 Day 1 
Santiago Bernabeu

Real. : Betancort (Junquera, min. 8); Calpe, De Felipe, Sanchís; Pirri Grande, (min. 82), Zoco; José Luis, Fleitas, Grosso, Velázquez, Gento. (Coach : Miguel Muñoz)
Barcelona : Sadurní; Torres García, Gallego F., Eladio, Castro S., Zabalza, Rexach, Marcial, Bustillo M. (Pellicer, min. 50), Zaldúa, Pujol. (Coach : Salvador Artigas)


World Cup 1990 Germany Argentina

Finale
Stadio Olimpico Rome
8 July 1990


 Quatre ans après Mexico, l'Argentine et la RFA se retrouvent en finale de la Coupe du monde. Le même ultime combat, deux fois consécutivement, cela ne s'était jamais produit dans l'histoire de la plus prestigieuse épreuve de football.